Continuum 2

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lundi 31 juillet 2006

Lundi 1er août 2006

Le rideau s’est baissé sur le Festival d’Avignon !

En ce jour de fête nationale suisse (Mes amis de « là-bas » m’en auraient voulu de ne pas le mentionner) ainsi que d’anniversaire de mon père (76 ans !), j’ai souhaité tirer un grand coup de chapeau au Festival d’Avignon dont l’édition 2006 vient de s’achever.

Nous avons enfin pu cette année le visiter régulièrement, sans doute pas autant que nous l’aurions souhaité dans l’absolu mais ne vaut-il pas mieux quitter la table avec une légère sensation de faim ?

Notre appétit n’en sera que plus aiguisé l’an prochain…

Dimanche soir, il était tard, très tard, lorsque nous nous sommes décidés à nous envoler de la ville natale de ma belle. La magie était perceptible partout, la folie créatrice de ces centaines de spectacles imprégnant encore pour longtemps les murs de cette superbe cité.

Alors en dernier hommage, 2 images, la première illustrant l’un des arts majeurs qui réjouit les festivaliers :



La seconde est un engagement concret, la roue tourne, l’imagination brille de mille feux, rendez-vous est déjà pris pour l’édition 2007 !



A demain

P.S : Désolé pour la panne qui a affecté mon site (www.manuelmartin.com) dans la journée de dimanche et qui a empêché un certain nombre d’entre vous d’accéder à « Continuum II ».

Pour info, le « Journal quotidien du Monde et d’Ailleurs » étant sur un autre serveur que le site principal, il restait accessible à son adresse directe : http://blog4.manuelmartin.com/

Je ne sais toujours pas ce qui s’est passé, n’ayant reçu aucune explication de la société qui héberge mes sites !? W serait-il responsable ?

dimanche 30 juillet 2006

Lundi 31 juillet 2006

37 enfants immolés sur l’autel des horreurs israéliennes !

Où cela va-t-il s’arrêter ?

Après 18 jours de massacres en tous genres, Tsahal a donc décidé de marquer le 19ème par un bain de sang innommable dans le village libanais de Cana :

54 morts dont 37 enfants - Voir N.B

37 enfants, imaginez-vous ? 37 enfants…

Quel conflit entre nations, quelle revendication territoriale peut justifier de délibérément tuer des enfants ? Quel général, quel ministre, quelle ordure peut donner l’ordre d’un tel bombardement ?

Si la question est terrible, la réponse potentielle l’est encore plus…

Peu importe le nom de cette créature diabolique, l’important est le but qu’il poursuit : celui de rallier à la cause des Palestiniens et du Hezbollah l’ensemble du monde arabe afin de justifier 1) une guerre totale dans la région 2) un appel à l’aide à l’ami américain 3) l’extension de son intervention irakienne à l’Iran, la Syrie, etc…

37 enfants sont donc morts hier pour d’aussi ignobles desseins, quelle époque, mon Dieu, quelle époque !

Quand nos démocraties triomphalement autoproclamées vont-elles se réveiller et enfin arrêter cela ? L’urgence est déjà dépassée car l’unité qu’Israël nous force à utiliser pour mesurer cette barbarie est celle de la vie humaine et de la plus précieuse entre toutes :

Un enfant, deux enfants, trois enfants, etc… etc…

Ouvrons les yeux, OUVRONS LES YEUX, ce qui se passe si près de chez nous est un authentique crime contre l’humanité. Il sera inutile de se lamenter et de condamner après coup, c’est maintenant que ces enfants meurent, maintenant !



A demain

N.B : Selon le bilan publié à l’heure où je rédige ces lignes et qui pourrait donc encore s’aggraver…

Dimanche 30 juillet 2006

La plupart des adultes ne sont-ils que des enfants mal grandis ?

Une longue analyse personnelle débutée à l’âge de 28 ans et achevée ( ?) à 35 m’a convaincu de l’importance fondamentale de l’enfance dans notre vie.

A peine cette première phrase écrite, j’entends déjà les échos ça et là des rires de ceux qui trouvent que j’ai beaucoup de talent pour enfoncer les portes ouvertes :

« Quoi, l’enfance serait une période cruciale dans le développement des être humains ? Quelle découverte ! »

Quel plaisir j’aurais de n’être qu’un doux illuminé qui n’a pas remarqué que l’ensemble de ses contemporains traite bien ses rejetons… Les écoute, permet à leur personnalité de s’exprimer, essaie de comprendre leur essence d'êtres incomparables, merveilleux mais souvent déroutants.

Que l’école est bien conçue pour détecter et encourager ce qui fait qu’ils sont uniques.

Qu’ils ont pu parler et dépasser leurs premières peurs et autres drames enfantins…

Malheureusement non, je ne suis pas un doux illuminé ; il n’y a qu’à regarder autour de soi pour voir une majorité d’adultes mal dans leur peau, traînant depuis des années – comme j’ai pu le faire moi-même – des questions d’enfance irrésolues, devenues au mieux des complexes mais si souvent de terribles psychoses ou névroses de « grands ».



En regardant l’autre jour, nos cadets rire aux larmes en tournoyant sur un manège d’Avignon, j’espérais de toutes mes forces être à la hauteur de cet extraordinaire défi :

Les aimer et les accompagner sur le chemin de leur vie jusqu’au moment où ils seront des hommes libres et heureux…

Je suis confiant, avoir épousé une psy qui a su apaiser mon âme et me montrer que le bonheur existait est une seconde naissance, consciente cette fois !

A demain

vendredi 28 juillet 2006

Samedi 29 juillet 2006

Très Cher Wolfgang…

Ca y est !

A 2 jours de la fin du Festival d’Avignon, nous avons eu notre coup de cœur. Il s’est produit hier pour le spectacle « Très Cher Wolfgang » conçu et interprété par Estelle Boin et Jérôme Clauzel.

Articulé autour de la correspondance de Mozart, il retrace sa vie en scénettes consécutives, parcourant tout le registre des émotions grâce à une performance magnifique des 2 artistes.

Estelle Boin chante aussi merveilleusement qu’elle joue de la flûte et Jérôme Clauzel fait mieux que l’accompagner au piano, il rajoute une touche d’humour qui réjouit les spectateurs.

Nous les avions découverts dans le spectacle « Graines d’opéra » et « Très Cher Wolfgang » leur première création personnelle est une vraie réussite, bravo !



A notre modeste niveau, nous faisons face à un énorme problème, plus que 2 jours de Festival et encore tant de spectacles que nous avions décidé d’aller voir, il va nous falloir faire des coupes drastiques dans notre appétit culturel…

Qu’il est difficile d’être raisonnable à Avignon cette année !

A demain

jeudi 27 juillet 2006

Vendredi 28 juillet 2006

Un peu de légèreté nous fera du bien…

Au cœur d’une actualité dont la principale caractéristique n’est assurément pas la gaieté, je vous propose ce jour une évasion dans les hauteurs afin de mieux respirer.

Tout d’abord en passant par Avignon dont le Festival tire ses dernières cartouches (Clôture ce dimanche), je souhaite faire oublier la déconvenue de « Double Face » (Voir la chronique du 21 juillet dernier) en vous faisant le coup de la panne !

D’ascenseur…

Sur un texte de Jean-Christophe Barc, une mise en scène de Sylvain Tempier qui joue également un des personnages en compagnie de Zoé Bruneau, Marie le Cam et Yannik Mazzilli, c’est un excellent divertissement que je vous conseille là :



Dans un registre encore plus aérien, tant il est vrai que l’ascenseur précédemment cité souffre pour notre bonheur de ratés au décollage, une vision de cette canicule qui parvient même à enflammer le ciel…



A demain

mercredi 26 juillet 2006

Jeudi 27 juillet 2006

Quoi ? Comment ? Parlez plus fort, je ne vous entends pas ! Bouuuuuuum…

Mardi à Rome, Kofi Annan a déclaré ceci :

« Je suis choqué et profondément troublé que les forces israéliennes aient apparemment délibérément frappé un poste des observateurs de l'ONU dans le Sud-Liban »

Ces mots très durs dans la bouche d'un Secrétaire Général des Nations Unies faisaient suite à la mort de 4 observateurs de la FINUL postés dans la région de Khiam, leur bâtiment ayant été touché par un bombardement israélien direct !

Kofi Annan a également précisé que « le poste était en place depuis longtemps et était clairement indiqué », rappelant que « le Premier ministre israélien Ehoud Olmert avait pourtant assuré que les positions de l'ONU ne seraient pas visées »

Erreur de tir ?

Kofi Annan a coupé court à toute polémique potentielle sur une erreur de tir en indiquant que « le général français Alain Pelligrini, l'actuel chef de la FINUL, avait été plusieurs fois en contact (Voir post-scriptum) avec les officiers israéliens mardi, insistant sur la nécessité de protéger en particulier cette position des Nations unies de toute attaque »

Ce dramatique épisode propose une lecture plus claire, plus transparente du « Grand Livre d’Intentions » américano-israélien pour le Moyen Orient. Plus claire, plus transparente parce qu’écrit en lettres de sang.

Sang d’ailleurs très majoritairement ni américain, ni israélien, comme quoi en juillet 2006 comme toujours, il vaut mieux être du bon côté du canon…

A rapprocher de la conférence internationale sur le Liban qui s’est tenue hier à Rome et qui a décidé… de ne rien décider. Il est vrai que déployer une force d’interposition au cœur d’un conflit dans lequel même les observateurs sont bombardés est un exercice difficile !

Le black-out auquel je faisais référence le 23 juillet dernier en ces termes :

Avant de terminer, signalons que la tranquillité de tuer en rond s’installe dans un Liban à feu et à sang avec le bombardement de plusieurs antennes de télévision et de téléphonie mobile, on étripe tellement mieux avec un « bon » black-out de l’information.

est donc bien en train de s’installer…

A demain

P.S : Un rapport préliminaire de l’ONU indique que la FINUL aurait appelé dix fois en six heures l’armée israélienne pour demander la suspension des bombardements autour de leur poste d’observation. Un responsable israélien aurait d’ailleurs promis leur cessation avant que les quatre observateurs soient tués.

Selon ce même rapport, 17 bombes et 12 obus d’artillerie auraient été envoyés dans un rayon d’un kilomètre autour du poste onusien, quatre le touchant directement…

mardi 25 juillet 2006

Mercredi 26 juillet 2006


« Il est temps de construire un nouveau Moyen-Orient »

Belle entrée en matière !

Ce n’est pas moi qui l’affirme mais Condoleezza Rice et là cela se gâte rapidement car la secrétaire d’Etat américaine a aussi déclaré que :

« La solution durable sera celle qui consolide les forces de la paix et de la démocratie dans la région »

Mais avec un agenda et une feuille de route américaine car :

« Il est temps de dire à tous ceux qui ne veulent pas d'un nouveau Moyen-Orient que nous allons l'emporter… »

Comment mieux construire la Paix, n’est-il pas ?





Un demi million de personnes déplacées dans des conditions inacceptables, 2 semaines de bombardements et de massacres de civils, des centaines de morts… Tout ceci pour que les USA parviennent à obtenir de leur grand allié dans la région, non l’arrêt des hostilités, non la mise en place de discussions diplomatiques, encore moins le déploiement d’une force internationale d’interposition, rien de tout cela mais :

la création d’un couloir humanitaire pour venir à l’aide des populations libanaises !

Le premier ministre israélien précisant bien que son pays « exerçait son droit fondamental à l’autodéfense »

Sommes-nous vraiment obligés d’entendre et/ou de lire de telles inepties ?

Tuer des civils innocents, toujours appliquer l’atroce règle qui semble être celle de Tsahal du 1 pour 10, soit 10 morts – femmes et enfants compris – pour chaque victime israélienne, détruire systématiquement les infrastructures de l’adversaire, quand bien même elles servent prioritairement à sa population civile, toutes ces exactions et bien d’autres sont des crimes contre l’humanité pas de l’autodéfense.

Qui se lève pour le dire ?

Les responsables politiques internationaux se taisant, les lendemains risquent d’être terribles pour ceux qui ont pris la responsabilité d’assassiner les enfants palestiniens et libanais, lorsque l’on n’a plus d’espoir, la vie n’a plus de valeur.

Encore moins celle du salaud d’en face…

A demain

lundi 24 juillet 2006

Mardi 25 juillet 2006

Test conso : La canicule !

Pour le lion qui vous accueille dans cette chronique, le mot « Canicule » a une saveur particulière puisque c’est lorsque l’étoile Sirius (Aussi appelée « Canicula ») se lève et se couche en même temps que le Soleil, soit du 24 juillet au 24 août (Le signe du Lion régnant lui du 23 juillet au 22 août), que les anciens avaient remarqué que se produisaient, sous nos latitudes, les plus fortes chaleurs.

De là, le signe de feu, solaire, ambitieux, ardent et tutti quanti…

Maintenant, il me faut bien vous l’avouer : au quotidien cela n’aide pas vraiment à supporter les températures démentes actuelles ! On a beau avoir un feu (Le feu ?) à l’intérieur (Les âmes sensibles me permettront d’échapper à une localisation plus précise), cela ne donne que peu d’avantages quand celui qui est dans le ciel se déchaîne !

Si, cette année, je résiste mieux que la moyenne, c’est uniquement dû à « l’entraînement » subi indirectement en allant à Rome ; les plus fidèles d’entre vous se souviendront de nos étapes de plus de 40 kilomètres, avec des températures de 35 à 38°.

Je m’interroge pour la suite et pour mes contemporains, nous faudra-t-il tous consacrer notre mois de juin à marcher un millier de kilomètres ou préférerons-nous « calmer le jeu » en matière de gaz à effet de serre et autres joyeusetés « détraqueuses » de climat ?

Parce que cela devient urgent…

Pour preuve, cette pharmacie dont la façade était à l’ombre et qui à

affichait encore

La brave mamie qui marmonnait souvent :

« Y nous ont saccagé le temps, mon bon Monsieur… »

ne se plaindra plus, elle est morte de chaleur hier !

A demain

dimanche 23 juillet 2006

Lundi 24 juillet 2006

Poésie…

Le mot « Poésie » vient du grec « Poiêsis » qui signifie « créer » mais aussi « faire » dans le sens du travail sans la contrainte qu’il rapporte de l’argent. Quel plus bel hommage à la recherche de la beauté de cette civilisation que cette double signification ?

Jean Marais disait que pour Cocteau tout était poésie, que chacun de ses gestes en était inspiré et que toutes ses œuvres en témoignaient.

Sur le moment, cela a curieusement résonné en moi, comme si la substance était évidente au contraire de sa compréhension immédiate ; puis les années ont passé…

Et la lumière s’est progressivement faite, les paroles de Jean se sont incarnées de mille manières, dans mille endroits, en harmonie avec les mots inoubliables avec lesquels il signait toujours ses lettres :

Mille amitiés…

Alors, lorsque écoutant de la musique, j’ai levé les yeux et ai vu cela :





Je n’ai pu m’empêcher de sourire, c’était bien vrai, la poésie est partout…

A demain

samedi 22 juillet 2006

Dimanche 23 juillet 2006

L’exode…

Aujourd’hui, dimanche 23 juillet 2006 la situation là-bas au bout de la Méditerranée mais si près de nous est la suivante :

Israël est de retour avec son armée sur le sol libanais, ceci pour la première fois depuis 2000, Tsahal étant bien décidée à éradiquer le Hezbollah. En conséquence directe, plus d’un demi million de personnes ont été déplacées dans des conditions sanitaires déplorables et au mépris de tous les traités internationaux.

Ces mêmes traités dont le non respect, notamment pendant la seconde guerre mondiale, avait tant fait souffrir le peuple aujourd’hui envahisseur...

Malgré ce terrible exode, Georges W. Bush ne demande pas un cesser le feu immédiat car, selon lui, « l’élimination du Hezbollah est un élément positif pour la paix au Moyen-Orient ».

De son côté, la Russie exige l’arrêt des hostilités et la reprise des échanges diplomatiques pendant que la première puissance économique du Monde, « l’Union » Européenne, ne sait pas encore quelle est sa position…

Comment comprendre un tel déchaînement de violence et un si évident désintérêt par rapport à la destruction potentielle du Liban et la mort de nombre de ses habitants ?

C’est encore W qui, avec son rayonnement intellectuel habituel, va nous donner les clés de ce massacre, n’a-t-il pas déclaré hier :

« La Syrie et l’Iran menacent le Moyen-Orient, les actions de ces 2 pays gênent à résoudre la crise actuelle et à apporter une paix durable dans cette région durable… ».

Sic !

On croit rêver, cauchemarder plutôt…

C’est donc le tourmenteur de l’Irak (Nous parlerons de ses autres « exploits » un autre jour), également connu comme le « Kaiser » autoproclamé du Monde, qui a cette fois décidé d’utiliser le Liban comme « terrain de jeu » dans sa partie acharnée contre tous les empêcheurs de librement « pomper » ce pétrole qui coule dans ses veines et celles de ses amis (Notamment Dick Cheney et Donald Rumsfeld…)

Une superbe partie de « menteur triomphant » puisque si la Syrie et l’Iran ne réagissent pas, il prendra le Monde à témoin de la justesse de l’action israélienne ; si par contre ils viennent au secours du Liban, W se drapera dans sa dignité sanguinolente pour y voir la preuve tangible de leur engagement auprès du Hezbollah.

L’attaque de Tsahal se trouvant ainsi « miraculeusement » justifiée…

Avant de terminer, signalons que la tranquillité de tuer en rond s’installe dans un Liban à feu et à sang avec le bombardement de plusieurs antennes de télévision et de téléphonie mobile, on étripe tellement mieux avec un « bon » black-out de l’information.

Ne croyez-vous pas qu’il y a lieu de se mobiliser contre ses graves nuages qui s’accumulent sur le vert Liban ?

J’ai honte de cet attentisme international et de ces crimes qui font tourner les têtes des dirigeants politiques ; tourner les têtes, oui, mais pourquoi toujours du mauvais côté ?

Bon dimanche et à demain

vendredi 21 juillet 2006

Samedi 22 juillet 2006

Symphonie…

Vendredi soir, la réalité a pris son apparence de fête au son de la Symphonie Alpestre de Richard Strauss (Merci à Radio Classique pour la retransmission de ce superbe concert…).

En écho, une symphonie de lumières, aussi diverses que la musique, aussi magiques que l’été, aussi étranges que le destin…

Solaire :



Artificielle :



Numérique :



Liquide :



Mythique :



5 images, reflets de la même réalité, les commentaires auraient été superflus… Chacun comprendra ce qu’il souhaitera et aura raison car comme l’a si bien dit André Breton :

« ''C’est vivre et cesser de vivre qui sont des solutions imaginaires. L’existence est ailleurs !'' »

A demain

jeudi 20 juillet 2006

Vendredi 21 juillet 2006

Peut-on critiquer une création lorsque l’on revendique le statut de créateur ?

C’est résumé, mon dilemme du jour…

La confrontation avec la page blanche, et autres poncifs liés à l’acte de traduire une émotion intime en « quelque chose » que l’on puisse partager avec le reste du Monde, est une telle rencontre avec soi-même qu’il m’est difficile de soudainement changer de siège et de me poser en « juge » qui a la compétence définitive de déterminer ce qui est réussi et ce qui ne l’est pas.

Combien de fois me suis-je trouvé dans le passé dans cette situation d’attente si désagréable entre la phase de création et celle de présentation au public ?

Un simple mot pouvait avoir des conséquences très douloureuses, si douloureuses d’ailleurs qu’immanquablement je me suis endurci au cours des années en réduisant chaque fois davantage le cercle de ceux à qui je laissais cette capacité à me « faire mal ».

Je confesse malgré tout que mon rythme cardiaque sera sans doute chaotique lorsque je présenterai « CyberDodo et les Droits de l’Enfant », fruit de tant d’années non seulement de travail avec Alice mais d’investissement personnel total…

Ces longues années d’engagement et de don de soi me permettent de trouver le biais qui introduira ma critique du jour !

Car le sujet de mon courroux est un « spectacle » subi hier à Avignon qui n’a visiblement pas eu le bonheur d’être peaufiné, voire même simplement travaillé, pendant assez longtemps. Ceci à l’exact contraire de ce que ressentent les spectateurs qui, après 10 minutes, se demandent déjà pourquoi le temps s’est arrêté.

Sous le titre de « Double Face », c’est à une bien triste « Double Farce » (En référence à ce que subissent les dindes…) à laquelle nous avons été conviés.

Pourtant, c’était bien parti…

Non le spectacle, de ce côté-là pas d’espoir, mais dans les rues d’Avignon où nous avions été abordés par les 2 « responsables » Yan et Manuel Corneau (Auteurs serait exagéré…) de cette heure de souffrance. Nous présentant leur « œuvre » sous-titrée « Trop politique pour être honnête » comme un moment drôle, impertinent, cinglant, décalé, absurde et émouvant (Rien de moins !), leur bouille sympathique nous avait fait noter d’aller les voir, que n’avons-nous perdu le papier…

De tous les spectacles vus, que ce soit à Avignon ou ailleurs, jamais je n’avais ressenti une telle gêne et un tel ennui devant une prestation attendue, je le rappelle, comme drôle, impertinente, cinglante, etc…

Nous n’étions pas les seuls puisque nous échangions régulièrement des coups d’œil désespérés avec la dizaine d’autres spectateurs présents, nous interrogeant de façon muette :

« Est-ce possible ? Vous ne comprenez pas non plus ? Comment cela peut-il être aussi nul ? »

J’arrête cet assassinat critique en ligne en le résumant d’une saillie détournée de l’affiche du spectacle :

« Le ton s’est voulu si corrosif qu’il a dissout le texte, le spectacle et tout intérêt. Dix sous ? Non désolé, c’est encore trop ! »

A demain…

Jeudi 20 juillet 2006

Les perles du Luberon !

La majorité d’entre vous connaît certainement de nom cette région française dont le cœur est une vallée nichée entre les monts de Vaucluse au Nord et les grand et petit Luberon au Sud mais combien d’entre vous y sont venus ?

Parmi ceux qui s’y sont rendus, combien l’ont vraiment appréciée car ses routes et ses marchés étant envahis de touristes, elle ne se laisse pas comprendre aussi aisément.

J’en ai entendu parler pendant des années, ma belle et toute sa famille étant dûment estampillés « Made in Luberon », cela m’a poussé un jour à tenter une visite… dont le résultat fut très contrasté car les rivières étant sorties de leurs lits, l’endroit avait plus un air de marécage que de conte de Pagnol !

La seconde tentative fut la bonne, la famille ci-dessus mentionnée ayant ouvert les portes secrètes la magie opéra et je fus hypnotisé. Effet durable puisque la décennie sera fêtée l’an prochain avec un bonheur chaque saison plus grand.

Bonheur et attraction partagés par tous les miens, les garçons n’étant pas les moins décidés à y revenir.

Alors parce que partager est un vrai plaisir, voilà 2 perles du Luberon, la première est ma belle au soleil couchant, avec la merveilleuse promesse toujours accomplie d’un nouveau sourire au prochain lever du soleil.

La seconde est un nouveau test vidéo qui vous donnera un bref, très bref, aperçu de « l’invasion » de papillons dont bénéficie cet été le Luberon, imaginez des milliers de papillons multicolores sur la lavande odorante, le Paradis doit sans doute s’en être inspiré…

Je vous souhaite un excellent 20 juillet, entre autres, date anniversaire de l’alunissage de Neil Armstrong et Buzz Aldrin !

A demain

mardi 18 juillet 2006

Mercredi 19 juillet 2006

Liberté d’expression, cela s’écrit avec combien d’abus ?

Une décision de justice rendue lundi par une cour hollandaise questionne profondément la vision que chacun de nous a de notre société et de ses devoirs.

Résumé du contexte, Ad van den Berg, 62 ans, Norbert de Jonge, 28 ans, et Marthijn Uittenbogaard, 34 ans, ont récemment créé le parti politique NVD, également connu sous le nom de « Amour du prochain, liberté et diversité ».

A la lecture du programme de cette nouvelle formation, des associations ont immédiatement demandé son interdiction et on les comprend puisque ces « personnes » du NVD militent notamment pour la légalisation des relations sexuelles entre adultes et enfants, pour l’abaissement de l’âge de la majorité sexuelle de 16 à 12 ans ainsi que pour l’autorisation de la pornographie enfantine…

Vous l’avez compris, le NVD est un parti ouvertement pédophile et la justice (J minuscule bien sûr) néerlandaise a débouté les associations pour cause d’intouchable liberté d’expression…

Avant d’aller plus loin, il est nécessaire de signaler que Ad van den Berg a déjà été condamné en 1987 pour agression sur un garçon de 11 ans et que Marthijn Uittenbogaard revendique ouvertement sa pédophilie ; malgré cela le Juge Hofhuis a refusé de suivre les protecteurs des enfants qui souhaitaient que le NVD soit interdit pour trouble à l’ordre public.

Quelle est la bonne attitude ? Ecorner le sacro-saint droit à la liberté d’expression pour protéger les enfants ou compter sur la maturité des électeurs pour étouffer dans l’œuf cette barbarie naissante ?

Un des plus grands dangers de ce type de situation ne réside-t-il pas dans le déplacement continu des limites acceptées et/ou acceptables par la société ?

Reportons-nous quelques années en arrière et demandons-nous si la création d’un tel parti aurait été envisageable ? Si des idées aussi malsaines auraient pu être aussi librement exposées ? Si leurs auteurs aujourd’hui confortés par la Justice (L’inverse lui aurait permis de garder sa majuscule…) auraient pu à ce point plastronner dans les médias ?

Que ces « personnes » replongent au plus vite dans l’enfer duquel elles n’auraient jamais dû pouvoir sortir…

A demain

lundi 17 juillet 2006

Mardi 18 juillet 2006

De l’analyse géopolitique de haut niveau…

En référence à la chronique du 14 juillet dernier (Que je vous invite à relire…) et aux terribles derniers développements de la crise du Proche-Orient, un évènement très important s’est produit aujourd’hui lors du Sommet du G8 qui s’est tenu à Saint-Pétersbourg en Russie.

En effet, à cette occasion une analyse du plus haut niveau a été conduite par un des 8 principaux dirigeants de notre Monde.

Une réflexion à la hauteur stratosphérique, de nature à éclairer les ténèbres du conflit en cours…

Cet homme, c’est Georges W. Bush, le « roi » autoproclamé de l’Univers et le tourmenteur de l’Irak ; invité involontaire fréquent de ce « Journal quotidien du Monde et d’Ailleurs ».

Mais qu’a pu dire W cette fois-ci ?

Tout simplement ceci et à son grand ami Tony Blair :

« Si l'ONU arrivait à convaincre la Syrie d'empêcher le Hezbollah "de mettre la merde", ce serait fini… »

Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, il a ajouté qu’il avait « envie de dire au secrétaire général des Nations unies Kofi Annan de téléphoner au président syrien Bachar el-Assad pour qu'il se passe quelque chose »

Oyez, oyez braves gens, vous qui faites une confiance aveugle à nos grands dirigeants, imaginant leurs supers pouvoirs, notamment intellectuels, avec respect et reconnaissance, ne pensez-vous pas qu’il est grand temps de réviser votre position ?

Et de simplement les considérer comme des pantins dont les fils sont actionnés par les vrais maîtres de ce jeu pervers, ceux dont les veines sont irriguées par du pétrole et des dollars, deux synonymes pour le même mal…

Mais c’est une autre histoire, pour aujourd’hui remercions W d’avoir donné sa pleine mesure !

A demain

dimanche 16 juillet 2006

Lundi 17 juillet 2006

Si l’enfer est pavé de bonnes intentions, qu’en est-il du Paradis ?

Avant de répondre à cette importante question, j’aimerais vous entretenir quelques instants des difficultés inhérentes à la mise en place et à la gestion quotidienne d’un espace comme « Continuum II ».

J’avais émis le souhait de pouvoir présenter en plus des textes et photos, qui composent mes chroniques depuis février 2004, des musiques et des vidéos afin d’élargir l’horizon de ce « Journal du Monde et d’Ailleurs ».

Cette ambition a motivé la création de ce second « Continuum » avec un « moteur » plus performant, enfin théoriquement plus performant puisque je ne parviens toujours pas à mettre mes vidéos en ligne !

David Torondel, qui est le web designer courageux qui met ses blanches mains dans ce cambouis numérique, étant officiellement décidé à régler le problème, nous (Vous et moi) pouvons espérer une prochaine évolution majeure…

D’ici là, revenons à la question de départ :

Si l’enfer est pavé de bonnes intentions, qu’en est-il du Paradis ?

Je propose comme réponse : des musiques cristallines jouées par des angelots rayonnants ; pourquoi une suggestion aussi bébête ?

Parce qu’à l’occasion des 18 ans de mon fils Michael, j’ai récemment assisté à une performance remarquable dont le côté hésitant était seulement dû à l’impossibilité fondamentale de rencontrer la perfection en ce bas monde.

Avant de vous en faire également profiter, imaginez la même scène au Paradis. L’angelot joueur serait un pianiste étincelant, la mélodie entraînerait l’âme et l’harmonie régnerait…

Voilà, grâce à « Continuum II » vous avez enfin pu concrètement mesurer ce qui nous sépare de l’absolu…

C’est un abîme !

A demain

P.S : Merci à David Torondel d’avoir mis le film en ligne à ma place (J’espère récupérer mon autonomie le plus vite possible !) et surtout à l’ami Serge pour son divin talent (C'est pourquoi, il est tout de travers, son génie n'est pas de notre monde).

Un jour, lorsque tu auras des ailes dans le dos, tu seras reconnu à ta juste valeur… D’ici là, accroche-toi !

samedi 15 juillet 2006

Dimanche 16 juillet 2006

Un pèlerinage, c’est une renaissance…

J’ai souvent été questionné sur les « effets » ressentis pendant et surtout après nos marches à destination de Compostelle puis récemment de Rome.

Que répondre ?

Ce type de démarche est si personnelle que toute tentative de généralisation serait une grossière erreur, alors comment partager l’avant et l’après ?

Et si je me contentais de vous montrer ?

Tout d’abord la tête qui a accompagné votre serviteur ces 10 dernières années :

Puis, comme une allégorie de ce que le pèlerin laisse sur son chemin, une grande partie de mes cheveux abandonnés sur le sol…

Enfin, hier 15 juillet 2006, la concrétisation de cette première étape (Compostelle & Rome) a été fêtée par cette visite chez le coiffeur. Visite surprise pour tous les miens qui imaginaient sans doute que je souhaitais conserver ma tête de « prophète » pour le restant de mes jours…

Non, j’attendais simplement que le moment soit venu, celui où je serai certain d’avoir compris cette extraordinaire maxime :

« Aujourd’hui est le premier jour du reste de ma vie ! »

Bon dimanche et à demain…


vendredi 14 juillet 2006

Samedi 15 juillet 2006

Pourquoi le Festival d’Avignon est-il magique ?

Parce que :

Et aussi…

Sans oublier :

Après avoir abondamment goûté au festival les années passées, nous avons décidé d’en profiter jusqu’à plus soif cet été. Ce qui explique que nous ayons fait l’ouverture le 6 juillet dernier et que nous ayons déjà assisté à 6 spectacles jusqu’à aujourd’hui !

Cette édition se terminant le 30 juillet prochain, nul doute que nous ne manquerons pas d’améliorer nos statistiques…

Ainsi que faire quelques comptes-rendus de nos découvertes, bonnes ou moins bonnes !

A demain

Vendredi 14 juillet 2006

Israël n’a toujours pas compris que l’usage abusif de la force ne règle rien ou alors…

En parcourant les dépêches qui s’accumulent depuis que le Proche-Orient s’embrase à nouveau, on ne peut que s’interroger sur les buts réellement poursuivis par l’état hébreu.

La disproportion existant entre les forces armées palestiniennes et israéliennes est si énorme que la menace trop souvent proférée par les Premiers Ministres Ariel Sharon puis Ehud Olmert contre les Présidents Arafat puis Abbas d’une action militaire d’envergure en devient plus que suspecte.

Les motivations d’une telle opération étaient en effet si variées et si « flexibles » que nombre d’observateurs en avaient conclu depuis longtemps qu’elle aurait de toute façon lieu prochainement, le seul suspense portant sur la date.

L’enlèvement du soldat Gilad Shalit fournissant l’excuse parfaite pour aller détruire le peu d’infrastructures restant encore debout en Palestine, nourrissant ainsi la rancœur d’une population réduite chaque jour un peu plus à une misère que nous n’imaginons même pas.

Rancœur remplissant les rangs du Hamas et de ses alliés, tant au niveau politique en Palestine qu’au niveau armé à la « périphérie » et là-bas la périphérie se nomme Liban, Syrie, Egypte, Iran

Or, après le déploiement des troupes israéliennes et son lot – dramatiquement habituel de morts palestiniens – il a suffi que 2 soldats de tsahal (La majuscule est-elle acceptable pour un corps qui fait tant de victimes chez les civils ?) soient enlevés à la frontière libanaise pour que le Liban soit à son tour attaqué et la Syrie menacée.

Menaces entraînant cette mise en garde de l’Iran : « Une attaque contre la Syrie provoquerait une réponse sévère… ».

A mettre en parallèle avec ce sondage nous apprenant qu’une majorité d’iraniens est pour le développement de leur programme nucléaire national ! On se demande bien où ils vont chercher leur motivation ?

Pour résumer la situation actuelle : après avoir tellement dégradé les conditions de vie du peuple palestinien qu’il a voté pour ceux qui lui promettaient de s’opposer à leur terrible voisin (Election du Hamas = premier but atteint ?) Israël a bombardé pour la énième fois les territoires palestiniens provoquant une réaction désespérée (Enlèvement des 2 soldats = deuxième but atteint ?).

Expliquant qu’ils considéraient ces enlèvements comme « un acte de guerre », les israéliens ont bombardé le Liban (Pour information, une cinquantaine de civils, dont des enfants, ont été tués lors des bombardements de jeudi sur le seul Liban) avec cette fois comme conséquence une mobilisation du monde musulman dont la Syrie (Implication de la Syrie dans des opérations contre Israël = troisième but atteint ?).

J’ose à peine signaler que des rumeurs font état du possible transfert en Iran des 2 soldats israéliens enlevés par le Hezbollah, bien que l’Iran ait tout de suite jugé « absurde » cette idée, ce serait à coup sûr le jackpot pour les faucons de tsahal d’avoir ainsi l’opportunité de pouvoir justifier la survenue d’un conflit majeur au Proche-Orient.

Conflit auquel Israël se prépare depuis toujours en développant une armée surpuissante qui détient, entre autres, la bombe atomique

Quatrième et vrai but atteint ?

Conflagration globale avec tous ses voisins = « Obligation » d’avoir recours à l’aide de l’ami américain de toujours dont les troupes se trouvent opportunément juste à côté ; il n’y aurait que la Syrie à traverser…

A demain

N.B : Il y aurait tant d’autres choses à dire, notamment sur l’efficacité de la propagande israélienne qui est presque parvenue à nous faire admettre que la mort d’un israélien doit être « logiquement » vengée par celles de plusieurs adversaires, femmes et enfants y compris.

Permettez-moi d’être catégorique mais l’assassinat d’enfants et de leurs mères au prétexte que des soldats ont été enlevés est un « crime contre l’humanité » qui devrait être autrement sanctionné que par l’exhortation récente de Condoleeza Rice, secrétaire d’état américaine, à Israël de faire preuve de retenue dans ses opérations au Liban.

Décidemment, selon que vous serez riche et puissant…

jeudi 13 juillet 2006

Jeudi 13 juillet 2006

Je m’excuse mais je le referais ou tout peut-il se monnayer ?

J’ai tout d’abord entendu nombre de personnes ironiser sur le silence de Zinedine Zidane pour conclure que sa version de l’incident serait certainement prochainement disponible en téléphonant au numéro 36 quelque chose à € 3,50 la minute !

Or, la blague s’est pratiquement transformée en réalité puisque c’est sur Canal +, avec lequel Zizou est sous contrat, que le meilleur joueur du la Coupe du Monde s’est expliqué hier soir juste avant 20h00.

Les commentateurs allant disséquer chacun de ses mots, je ne vois pas l’utilité de détailler son intervention, si ce n’est pour signaler cette ambiguïté consistant à présenter ses excuses « aux enfants pour ce geste inacceptable » tout en répétant qu’il le referait « parce qu’il y a des choses que l’on ne peut pas accepter ».

Si Materazzi l’a vraiment traité de « fils d’une pute terroriste »*, il était parfaitement compréhensible que Zidane réagisse mais la seule réaction légitime n’aurait-elle pas dû être une plainte auprès de l’arbitre ?

Lorsqu’un sport vous a comblé, tant au niveau de la notoriété que de la fortune, n’aurait-il pas été légitime au moment de le quitter que de démontrer un parfait respect de ses règles ?

Ma crainte aujourd’hui est qu’une banale histoire de tirage de maillots faisant intervenir une « racaille » aux idées malsaines et un génie au tempérament trop chaud dérape en conflit de religion…

J’exagère ?

Observez d’un côté la réaction de nombre de pays musulmans qui prennent fait et cause pour Zizou et de l’autre celle de Roberto Calderoli, ex-ministre de Berlusconi, ayant cru opportun de déclarer que « l'équipe de France était composée de noirs, d'islamistes et de communistes ».

Nous sommes très très loin du sport, n’est-il pas ?

Materazzi & Calderoli, même combat, j’ai honte pour eux et je suis inquiet pour nos enfants, quels exemples…

A demain

P.S: * Il n’y a pas souvent – voir jamais - de grossièretés dans ce journal, son auteur pensant modestement que l’on peut parfaitement s’exprimer sans ce recours trop aisé à des effets « faciles » ; cependant dans le cas de « l’affaire Materazzi », il me semble important d’appeler un chat un chat et un fasciste… un fasciste ou inversement !!

mercredi 12 juillet 2006

Mercredi 12 juillet 2006

L’air des cimes de Provence…

Lorsque la canicule s’installe, rien de mieux que d’aller flirter avec les 2'000 mètres d’altitude.

Quelques virages, une moto taillée pour l’aventure et…

Là-haut, on respire !

Et au retour, quoi de plus beau apaisant que de se promener dans une carte postale ?

Escapade indispensable car hier soir, au sortir du spectacle de Gilles Détroit et de la pizza qui a suivi, le thermomètre affichait 30° à Avignon…

Il était 23h45 !

A demain…

mardi 11 juillet 2006

Mardi 11 juillet 2006

Michael a 18 ans !

Que dire ?

Bon anniversaire bien sûr mais surtout c’était hier… C’était hier que je te tenais dans mes bras incrédules et émerveillés, toi, mon premier fils, toi qui m’a fait père, toi qui a donné son sens à ma vie…

Les racines en bas, ma mère… et l’avenir, les pousses, toi et tes frères, en haut…

Cette première rencontre avec mon destin, celui de recevoir et de transmettre, je t’en saurais gré pour toujours.

Tu franchis une étape aujourd’hui, une de plus, mais tu y es habitué après les 1'500 kilomètres de Compostelle !

Toute la famille te souhaite une excellente journée et t’embrasse, j’y ajoute mes compliments sincères pour ton parcours jusqu’à aujourd’hui et mes vœux confiants pour la suite ; ta vie est un vaste champ des possibles, fais au fur et à mesure le choix, les choix qui te rendront heureux…

C’est la plus belle ambition et, aucun doute, tu es ambitieux.

Et également joyeux !

Encore bon anniversaire et à demain…

lundi 10 juillet 2006

Lundi 10 juillet 2006

C’était bien une légende, celle d’Icare…

La finale de la Coupe du Monde de Football qui s’est déroulée dans le stade de Berlin qui avait accueilli les Jeux Olympiques de si triste mémoire a donc livré son verdict, non sans nous avoir réservé un déroulement et surtout un épilogue digne de l’audience planétaire de l’évènement.

Nous saurons sûrement dans les jours à venir ce qui s’est passé entre Zinedine Zidane et Marco Materazzi mais l’essentiel n’est pas là, vous me permettrez de partager avec vous ma lecture de ce suspense ; moderne en apparence mais qui ne fut malheureusement rien d’autre qu’une resucée d’un devenir humain immémorial.

Dans ma chronique précédente, j’ai fait l’éloge mérité d’un petit garçon qui parvenait à s’élever et à atteindre le pinacle de son sport et par là même une notoriété universelle, que n’avais-je pas été au bout de la réflexion qui, pourtant déjà, me tendait la main ?

Après la rencontre, j’ai compris…

Ce stade, à jamais souillé du fantôme de Hitler, s’est transformé pour le capitaine des bleus en un labyrinthe dans lequel il s’est perdu. Ce labyrinthe dont les circonvolutions étaient faites de pression médiatique, de revenus personnels faramineux et de mission quasi divine de « Sauveur de la Nation » s’est refermé sur le petit Yazid.

Tournant et tournant encore dans cette arène, les semelles lestées de toute l’ambition qu’un peuple avait mise en lui, il leva les yeux au ciel et s’envola…

Ce vol libératoire fut tout d’abord sublime, son penalty improbable contre le meilleur gardien du tournoi, l’emprise que les siens prirent sur la rencontre, tout s’annonçait pour le mieux.

Mais trop près des spots qui éclairaient pour le Monde ce lieu résonnant encore de l’écho du pas cadencé de 1936, il vit ses ailes, imprudemment fixées à la glu de la célébrité, se détacher et il s’écrasa ; laissant au sol la trace d’un définitif carton rouge…

L’avantage de la neutralité, les petits suisses ne seront sans doute jamais « Champions du Monde », c’est l’œil détaché que l’on peut poser sur ce genre de capharnaüm : les français ont injustement perdu, les italiens ont scandaleusement provoqué et la FIFA peut tranquillement encaisser.

La roue du commerce continue à tourner, l’étoile de Zidane s’est (Provisoirement ?) éteinte au milieu des flashs des photographes sacralisant la victoire du pays de la « combinazione » et je vais me coucher la tête pleine de vilaines images…

Tout ça pour ça ?!

A demain…

dimanche 9 juillet 2006

Dimanche 9 juillet 2006

La légende aura son apothéose…

C’est l’histoire d’un petit garçon des quartiers nord de Marseille qui n’a jamais eu beaucoup de mots dans la bouche mais qui a inventé une forme de langage universelle !

Un petit garçon timide qui est pourtant devenu l’un des hommes les plus célèbres du Monde.

Un petit garçon pauvre qui gagne aujourd’hui des millions…

Un petit Yazid qui n’a pas le même passeport que moi mais qui illumine tellement un terrain de sport lorsqu’il s’y trouve qu’il rassemble au-delà de ces questions de « détail ».

Zinedine Zidane a obtenu de son destin exceptionnel qu’il lui offre la plus belle scène pour dire au revoir et merci, qui oserait douter qu’il n’y produise le meilleur jeu de toute sa flamboyante carrière ?

Certainement pas moi…

C’est pourquoi cette chronique sera brève, le reste sera écrit ce soir par le petit Yazid devenu grand, parce que les légendes sont ainsi faites et que nous sommes très chanceux d’avoir pu assister à une telle apothéose.

Chapeau bas…

Bon dimanche et à demain

vendredi 7 juillet 2006

Samedi 8 juillet 2006

8 juillet 2006

Journée spéciale « Alice »

Sans aucune autre raison que la meilleure, celle du cœur, voici une sélection de photos de ma belle pour me faire plaisir…

Cupidon se serait-il trompé de cible ? (Demandez-le à Maxence, l'archer du blog d'à-côté...)

Photo volée…

Celle de droite me fait peur mais celle de gauche…

Sur la plage !

En authentique provençale qu'elle est…

Ces photos sont un simple témoignage de mon amour ; tant de gens vivent ensemble en oubliant de dire à leur conjoint à quel point il est important pour eux, ma femme n’est pas importante pour moi, elle est essentielle.

Il n’y a pas de raison particulière pour le dire plus aujourd’hui qu’hier ou demain, c’est pourquoi j’essaye de le faire tous les jours, parce qu’un jour ce sera le dernier et que pour être sûr qu’il soit aussi le premier d’une autre histoire qui défiera le temps des hommes, il faut beaucoup d’amour, cela tombe bien, j’en ai chaque jour davantage…

Je t’aime ma femme !

A demain

Vendredi 7 juillet 2006

Festival d’Avignon, c’est parti !

Depuis des années, ma belle et moi rêvions de pouvoir faire l’ouverture du Festival ; un voyage en Inde qui est retardé et voilà que le rêve s’est réalisé.

Décrire l’ambiance qui y règne est une gageure tant elle est multiple d’une rue à l’autre, d’un trottoir à l’autre, d’un artiste à l’autre…

Cette combinaison unique d’un lieu magnifique

et de ces visiteurs étranges dont les projets créatifs explorent tout l’univers de l’homme

représente une opportunité unique d’approcher l’extraordinaire potentiel de l’homme.

Une des facettes de cette complexité est notre capacité à nous disputer, médiocrement démontrée par la guéguerre qui fait encore une fois rage entre 2 associations pour l’organisation du Festival Off.

2 associations = 2 programmes, 2 cartes d’adhérents mais 1 seul ridicule !

Voilà bien une « spécificité » française, « on » se dispute, « on » est pas d'accord et « on » prend toujours le bon peuple en otage…

Terminons cette première chronique du Festival 2006 par un coup de cœur pour une comédienne pétrie de talents et qui les démontre dans un one woman show sensationnel !

Cette actrice chanteuse (Et plus encore…) s’appelle Lorette Goosse et son spectacle porte le nom évocateur de « Oups », au théâtre du Cabestan à 20h30, c’est l’assurance de passer un très très bon moment.

Je vous souhaite une excellente journée aussi agréable que notre soirée !

A demain

mercredi 5 juillet 2006

Jeudi 6 juillet 2006

La nouvelle religion globale, c’est le… football !

Sous ce titre aux relents blasphématoires se cache un phénomène qui prend chaque année plus d’ampleur.

La révélation est survenue à la fin de la rencontre Allemagne – Italie, après quelques instants de flottement le public de Dortmund s’est levé comme un seul homme et a chanté pendant que les joueurs allemands faisaient lentement le tour du stade.

Le seul terme qui m’est alors venu à l’esprit était celui de « communion » !

Les interviews quotidiennes dont nous sommes abreuvés, jusqu’à plus soif, sont à chaque fois remplies de propos incroyables lorsque l’on fait l’effort de se rappeler qu’il ne s’agit « que » de 22 types courant après une enveloppe de cuir gonflée avec de l’air :

« On est là parce qu’on croit tous en la même chose »

« J’ai fait une prière pour ce soir, je sais que je vais être entendu… »

« Zidane, c’est le Messie, c’est le fils de Dieu ! »

Les images de supporters au tréfonds du désespoir ou au contraire les yeux habités d’une lumière céleste, selon les résultats de leur équipe, démontrent plus que bien des mots leur niveau d’implication et d’émotion.

Preuve également donnée depuis 2 jours par les journaux télévisés qui ont consacré leurs principaux reportages à la Coupe du Monde et pas au drame du métro de Valence qui a pourtant fait plus de 40 morts…

Mais à mes yeux la démonstration ultime, celle écrite avec du sang, est venue de Somalie.

Mardi soir, une milice islamique est intervenue dans le centre du pays pour dissiper un groupe de jeunes qui s’étaient rassemblés autour d’un poste de télévision qui, grâce à une parabole, diffusait la rencontre Allemagne – Italie ; ces derniers ayant refusé, les miliciens ont ouvert le feu et ont tué 2 personnes.

Le football reconnu par des extrémistes religieux comme un concurrent justifiant de massacrer ses semblables, tout est malheureusement et horriblement dit, non ?

A demain...

mardi 4 juillet 2006

Mercredi 5 juillet 2006

Chacun ses jouets, chacun ses plaisirs…

Nous connaissons tous des amateurs de voitures qui se doivent de posséder la dernière X ou la nouvelle Y, de même que les fous de téléphone portable qui ne survivraient pas sans le 3465ZqI de chez machin ou le SuperMegaFlat de chez truc, sans parler des habits dont la plus récente évolution – les pantalons taille basse – me laisse la plupart du temps bouche bée.

Je confesse ne pas me reconnaître dans aucune des catégories ci-dessus, je roule en SsangYong, mon téléphone a 5 ans et mes jeans couvrent mes hanches, mes folies sont d’un autre ordre…

Exemple concret, j’ai régulièrement besoin d’être entouré de nombreuses amies, très nombreuses amies, très très nombreuses, en ce moment dans les 300'000 et pourtant ma belle n’y voit aucun inconvénient, bien au contraire !

Car un de nos grands plaisirs est de produire et manger notre propre miel ; j’insiste sur le « propre miel ». M’occuper toute l’année de nos ruches, observer l’évolution des colonies, les aider à passer l’hiver, constater avec bonheur leur développement au printemps et enfin réaliser la première récolte, ce que je viens de faire avec l’aide de Mallory, notre cadet, est une vraie joie pour moi.

Familiale de surcroît !

Préparer la récolte en allant installer la veille les planches chasse-abeilles qui sont un système qui permet aux abeilles de quitter les hausses en descendant dans le corps de la ruche mais pas de remonter, ce qui facilite le travail puisque les cadres à manipuler sont moins « envahis ».

Aller chercher les hausses, ployer avec gourmandise sous leur poids, désoperculer les cadres,

les passer à la centrifugeuse

Voir le miel couler pour la première fois, laisser traîner un doigt dans cette cascade magique afin de savoir si son goût est comparable à celui de l’année dernière

Avant de le placer dans le maturateur et de le conditionner en pots ; quel bonheur !

Celui que nous venons de vivre en récoltant notre miel de garrigue et que nous anticipons pour le miel de lavande dans quelques semaines…

A demain

P.S : Merci à Mallory pour son aide précieuse et à nos abeilles pour leur délicieuse production !

lundi 3 juillet 2006

Mardi 4 juillet 2006

Maxence Martin a 9 ans aujourd’hui !

Je m’en souviens comme si c’était hier, le ciel était lourd, très lourd ce 4 juillet 1997.

De bon matin, nous avons laissé nos 2 aînés à la garde d’une amie pour nous rendre à la maternité, ne sachant pas si l’orage qui se préparait était un bon signe ou si cela annonçait une journée mouvementée.

La deuxième proposition était correcte mais nous ne le savions pas encore, heureusement…

Tout au long de la matinée, le rythme des contractions s’est amplifié à tel point que nous avons espéré la délivrance pour le début de l’après-midi, 4 ou 5 heures de travail devraient suffire mais le début de l’après-midi s’annonça… à l’exact contraire de cette arlésienne de délivrance.

Le futur petit frère de 2 aînés, très fâchés de ne pas attendre en notre compagnie sa naissance, était-il à ce point attaché à sa Maman qu’il ne veuille pas la quitter ? Impossible d’avoir une réponse mais l’heure qui tournait, tournait, semblait plaider pour cette idée.

La fin de l’après-midi était là accompagnée d’un orage d’anthologie qui avait transformé la route d’accès à la maternité en un magnifique torrent, mais de naissance toujours pas.

Devant les interminables douleurs, devenues insupportables à force de se répéter sans cesse, l’infirmière qui nous accompagnait dans cette merveilleuse mais exigeante aventure décida de faire prendre un bain à Alice. A peine installée dans une eau tiède aux vertus théoriquement relaxantes, les contractions montèrent encore d’un cran.

Que faire ?

L’infirmière empoigna d’autorité les oreillers qui attendaient sur le lit et les plongea dans l’eau pour en faire un matelas sous-marin des plus originaux. Si leur effet sustentateur reste à prouver, l’impact comique nous fit tous rire et parvint à détendre Alice quelques instants, comme quoi une bonne intention peut quelquefois prendre des chemins détournés pour atteindre son but…

20h30, le médecin décide que la dilatation est enfin suffisante pour passer en salle d’accouchement, ce changement de lieu nous fait du bien, je regarde Alice qui me sourit, son calvaire semble approcher de sa conclusion.

Le travail se poursuit pendant encore presque une heure, l’équipe est détendue, je tâche d’être le moins inutile possible en parlant à ma femme, en lui humectant le visage, en essayant de partager – sans aucun succès – sa peine.

Quand je pense que certains hommes se sentent supérieurs à leurs compagnes, qu’ils assistent à un seul accouchement et ils seront renvoyés dans les cordes de leur arrogance stérile.

Retour au 4 juillet 1997, le rapide tracé des battements du cœur de mon fils est imperturbable, Alice s’épuise mais ce sera bientôt terminé…

Lorsque tout à coup, je ressens qu’un sentiment bizarre se répand dans la salle. Je jette un coup d’œil au moniteur, le chiffre passe en moins d’une minute de plus de 140 à 100, puis 80, 50, 20, 0…..

Le médecin ordonne d’une voix que je rappelle comme remplissant tout l’espace :

« On le perd, je le sors, forceps… »

Il agrippe les jambes de ma femme, les tire pour les fixer d’autorité aux étriers, pratique une épisiotomie à la volée et plonge les forceps, une fraction d’éternité plus tard, je vois apparaître la tête congestionnée d’un beau bébé. Le temps que je tente de trier les images et les émotions, il est posé sur le ventre de sa Maman.

Le médecin se tourne vers moi :

« Tout va bien, il respire ! »

Nous apprendrons plus tard que le cordon ombilical était trop court et que le passage du col a provoqué une tension qui a interrompu la circulation et donc l’alimentation en oxygène, de là le ralentissement des battements du cœur.

3 minutes après sa naissance, Maxence prend son premier bain dans les bras émus de ses grands frères et sous le regard aussi émerveillé de ses parents qu’épuisé de sa Maman.

C’était le début d’une merveilleuse histoire…

Maxence a aujourd’hui 9 ans, toute la famille lui souhaite un anniversaire à son image : rempli de joie, d’imagination et de gentillesse.

Avec tout notre amour !

On voit ici Maxence à la remise des prix, le 30 juin dernier :

A demain...

dimanche 2 juillet 2006

Lundi 3 juillet 2006

La presse écrite payante a-t-elle encore un avenir ?

Prenons l’exemple du quotidien français Libération, journal de gauche fondé il y a 33 ans par Jean-Paul Sartre et Serge July et qui, comme ses concurrents, ne parvient pas être bénéficiaire depuis des années.

Il est aujourd’hui confronté à une érosion permanente de ses ventes, moins de 140'000 exemplaires/jour en 2005 alors qu’un simple gratuit comme « 20 minutes » dépasse en France 800'000 copies quotidiennes !

Vous me direz que ce n’est pas difficile puisque c’est gratuit, si c’était aussi aisé…

Connaissez-vous la vraie motivation qui a poussé à la création des journaux gratuits ?

C’est un marchand de papier suédois qui s’est offert une séance de « brainstorming » de laquelle a germé l’IDÉE de donner un journal, assurant ainsi un tirage très élevé, des recettes publicitaires conséquentes et une vente importante de papier, CQFD.

Il est évident que dans ce modèle, ni la qualité rédactionnelle, ni l’intérêt du lecteur n’ont été les moteurs de la réflexion, que voulez-vous on a les ambitions que l’époque reconnaît !

Face à cette nouvelle donne (Appréciez à sa juste valeur, cette entame), les quotidiens français, habitués des subventions, des grèves cycliques et des monopoles de distribution étaient pour le moins mal armés pour résister et… ils ne résistent pas vraiment.

Alors quel avenir ?

Bien malin celui qui détiendrait la boule de cristal ultime permettant de répondre avec pertinence à ce genre de questions, cependant… il est une certitude, après le flux vient le reflux et je ne désespère pas que selon le conseil donné, voici quelques années, par le Baron Edmond de Rothschild lui-même à votre serviteur :

« Le bon marché est toujours trop cher et, même moi, je n’en ai pas les moyens ! »

Selon donc ce conseil, je ne désespère pas que nous réalisions que nous vendons notre âme au diable en renonçant à tout sens critique, du moment que nous estimons réaliser une bonne affaire.

C’est d’ailleurs peut-être ce qui a poussé un autre Rothschild, Edouard cette fois-ci, à devenir le principal actionnaire de « Libération ». Un communicateur hors pair puisque Serge July déclarait en décembre 2004 que son arrivée était « une chance pour le journal » tout en précisant qu’il avait obtenu l’assurance « de poursuivre à la tête de Libération, en cumulant les fonctions de président et de directeur général, jusqu’en 2012 »...

Monsieur July qui a été viré la semaine dernière a sans doute compris, mais un peu tard, que les promesses n’engagent définitivement que ceux qui y croient !

Pour la presse quotidienne, ce remue-ménage « libératoire » sera interprété de diverses manières, certains y voyant sûrement la preuve de son potentiel, les Rothschild n’étant pas connus pour dilapider les économies familiales…

Quittons-nous sur cette note d’espoir, à demain !

samedi 1 juillet 2006

Dimanche 2 juillet 2006

Chronique d’un Brésil France !

Le football étant devenu plus important que la politique… (Mais si Madame, son impact sur l’économie a été démontré comme plus déterminant que l’action de nombre de gouvernements !), j’ai décidé de suivre en direct une rencontre qui va faire basculer l’avenir prochain d’un grand pays, qu’il s’agisse du Brésil ou de la France.

21h34, le match est vieux de 34 minutes, la France domine clairement, les brésiliens semblent plus qu’empruntés ; sont-ils hantés par un certain 12 juillet 1998 ou ne comprennent-ils tout simplement pas comment une équipe de « vieux » peut les promener comme cela ?

21h38, action française, encore et toujours…

21h39, Zidane est tout simplement en position d’avant-centre !

21h48, mi-temps. Les français éclaboussent la rencontre de leur classe et de leur technique. Qui aurait cru que 0-0 au moment de rentrer dans les vestiaires serait un score très flatteur pour les brésiliens ?

22h03, reprise et immédiate action dangereuse des français, le deuxième période sera-t-elle à l’image de la première

22h06, non cette fois, c’est devant les buts de Barthez que cela chauffe, fort !

22h13, magnifique geste technique de Zidane au détriment de Ronaldo.

22h14, Buuuuuuuuuuut de Thierry Henry, mérité ! 1-0 pour la France… 98 nous ferait-il le coup du retour ?

22h21, la rencontre s’équilibre quelque peu, les français digèrent, les brésiliens tentent de se ressaisir.

22h26, possession de la balle, 52% pour la France, 48% pour le Brésil.

22h30, Zidane se fait plaisir !

22h34, 1 changement de joueur par équipe, les hommes frais vont-ils changer le destin du match ?

22h36, Kaka sort (Pardon, c’était trop tentant…), Robinho entre. Les brésiliens jettent toutes leurs forces dans la bataille, plus que 13 minutes de jeu et toujours 1-0 pour la France…

22h39, Malouda sort, Wiltord entre, les français sont clairement décidés à conserver le score, ce score.

22h43, il reste moins de 5 minutes, le buteur français Thierry Henry quitte à son tour le terrain et laisse sa place à Louis Saha, joueur de Manchester United. Les supporters français chantent à tue tête.

22h47, moins de 2 minutes de jeu, Ronaldo simule une faute, l’arbitre se laisse prendre, Ronaldinho rate la cible de quelques centimètres, l’honneur est sauf.

22h49, première des 3 minutes d’arrêts de jeu, les brésiliens avancent, avancent, avancent, les français reculent, reculent, reculent…

22h52, il reste 30 secondes…

22h53, je reprends in extenso les propos du journaliste qui commentait sur la chaîne allemande sur laquelle nous avions décidé de suivre la rencontre afin de ne pas être influencés par des remarques trop « franchouillardes » :

« Non, encore une fois, ce ne sera pas le dernier match de Zizou ! »

La France va basculer dans l’euphorie, le Brésil dans la déprime, nous, nous allons aller nous coucher…

Voilà, c’était un simple match de football, soit 22 types qui courent après un ballon et pourtant, quelque chose me dit que le monde va beaucoup en parler !

Bon dimanche et à demain…