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vendredi 30 novembre 2007

Vendredi 30 novembre 2007

La pyramide de la connaissance...

Lorsqu’en novembre 1922, l’archéologue Howard Carter découvrit la tombe de Toutânkhamon, il obtenait la récompense d’une vingtaine d’années d’activité en Egypte.

Lorsqu’en novembre 2007, une psychologue que je connais bien présentait le premier exemplaire de son Edupack, je pense, je sais, que sa satisfaction devait trouver ses racines dans les mêmes doutes que ceux qui avaient pu assaillir Howard Carter pendant ses années de disette.

Avoir une conviction et avancer, coûte que coûte, procure des joies fantastiques quand son engagement est couronné de succès mais que le chemin est ardu lorsque l’on a décidé d’innover !

A propos de la création de mon épouse, j’extrais ci-après quelques éléments d’information qui permettront de mieux cerner ce qu’est son ambition avec cette méthode ludoéducative totalement innovante :

« CyberDodo et les Droits de l’Enfant »

Apprendre en s’amusant, s’amuser en apprenant parce que de la connaissance naît la liberté !

Une méthode innovante pour informer et sensibiliser de manière ludique sur les Droits de l’Enfant (et l’Environnement), tirée du concept de communication global « CyberDodo »

Une Trilogie :

Pour atteindre son objectif d’instruire en s’amusant, l’Edupack CyberDodo se compose de trois volets complémentaires, plébiscités par les enfants :

1. Les dessins animés

2. Les bandes dessinées

3. Les jeux

Comment ?

Fondé sur un développement initié en 1997, associant éducateurs, psychologues et spécialistes aux auteurs, l’Edupack intègre les différents modes d’apprentissage et propose de nombreux points d’entrée pédagogiques afin que les enfants puissent trouver un aspect entrant en résonance positive avec leur personnalité :

Notamment, la lecture, le dessin, la logique, le calcul, la créativité, la projection, l’attention, la compréhension des consignes…

Ainsi, chaque enfant peut librement s’approprier le thème, sans crainte de sanction, avec l’idée que la construction de l’estime de soi est facilitée lorsque la personnalité est respectée et ses capacités propres stimulées



J’aime bien cette image de notre ami « CyberDodo » parce qu’il admire cette pyramide de la connaissance qui semble être magique, magique ?

Elle l’est assurément pour nous parce qu’après plus de 10 années passées à la développer, la voir exister est une belle récompense mais, le plus important, est qu’elle soit magique pour tous les enfants en leur permettant de mieux connaître les Droits que leur reconnaît la Convention Internationale des Droits de l’Enfant des Nations Unies…

Parce que :

« De la connaissance naît la liberté ! »

Bravo encore à Alice pour sa ténacité et son enthousiasme et bonne journée à tous, nous reparlerons bientôt de « CyberDodo, le Défenseur de la Vie »

mercredi 28 novembre 2007

Jeudi 29 novembre 2007

Qui peut m’expliquer ?

Si j’ai bien lu la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789 (Dont s’enorgueillit la France à juste titre... quoique, fallait-il l’imprimer avec tant de sang ? Autre débat…), le premier article me semble parfaitement intelligible :

« Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune. »

Or, je ne peux m’empêcher de relier 2 drames récents survenus en banlieue parisienne, d’un côté la mort à Villiers-le-Bel de Mohsin Sehhouli, 15 ans, et Lakamy Samoura, 16 ans, dans un accident avec une voiture de police, de l’autre, l’assassinat à coups de couteau d’une étudiante de 23 ans dans le RER D par un récidiviste qui voulait la violer.

Quel lien peut-il y avoir entre ces 2 faits divers terribles ?

Dans l’opinion publique et dans les médias, il semble bien qu’il n’y en ait aucun et c’est bien ce qui m’interpelle…

(Ci-après, le site de la ville où le drame des adolescents s'est produit, cliquez sur l'image pour le visiter)



Car, si le décès tragique de 2 adolescents roulant à moto, sans casque, justifie dans l’esprit de certains de violents affrontements avec les forces de l’ordre, plus de 130 policiers blessés (Certains par balles), la destruction d’écoles, de bibliothèques et de dizaines de véhicules, comment comprendre qu’une tentative de viol, accompagnée de nombreux coups de couteau ayant entraîné la mort d’une étudiante, n’ait provoqué aucune réaction ?

Quels droits avaient-ils qu’elle n’avait pas ?

Quel profil présentaient-ils qu’elle ne présentait pas ?

Faudrait-il en conclure que la ségrégation à l’œuvre depuis bien trop longtemps dans les banlieues françaises est arrivée au point de non retour où les vies n’ont plus la même valeur ?

Où le martyre de l’une n’égalerait pas dans l’indignation la souffrance des autres ?

Le déchaînement de violence qui a suivi la mort de Mohsin et Lakamy n’est pas acceptable, il n’honore ni la peine absolue des familles, ni la mémoire des enfants disparus mais le silence plus ou moins général qui est si vite revenu après le meurtre de l’étudiante dont on ne connaît même pas le nom (!) n’est pas plus légitime car il catégorise l’horreur, attribuant à chaque vie une valeur médiatique différente.

Je comprends mieux l’expression : « La France est malade de ses banlieues »…

Il y a déjà quelques années, j’avais beaucoup parlé avec quelqu’un qui connaissait ces « zones de non droit » (Selon l’appellation quasi officielle actuelle) pour y œuvrer journellement, ses explications sur l’économie parallèle, les trafics, sur le modèle social explosé (Pardon atomisé), sur la spirale de l’échec – scolaire ou professionnel - qui était promis à une fraction non négligeable de la population se révèlent plus qu’exactes.

Il n’empêche, à la fin de cette courte réflexion, je n’ai toujours pas compris pourquoi la vie n’a pas la même valeur, là ou là ?

Je pense à ceux qui sont partis…

Bonne journée et à demain

mardi 27 novembre 2007

Mercredi 28 novembre 2007

Lecteur, possèdes-tu la richesse du cœur ?

Si tu lis ce qui suit, tu réaliseras que millionnaire chaque jour tu es déjà et qu’en y mettant un peu de toi, milliardaire tu deviendras…

Car, dans ta poitrine se cache une incroyable machine qui plus de 100'000 fois quotidiennement pompe, pompe, pompe… Plus de 5'000 litres de sang chaque jour, plus de 170'000 chaque mois, ce qui représente plus de 2 millions de litres transportés chaque année…



Une telle quantité requiert un réseau en rapport, 100'000 kilomètres de veines, artères et capillaires, plus de 2 fois le tour de la planète…

Mais, telle une mécanique de précision très sophistiquée, ces capacités impressionnantes sont dépendantes d’un parfait état général et, si nous parlons de notre cœur, les causes de disfonctionnement sont très nombreuses depuis l’infarctus, en passant par les affections valvulaires jusqu’aux anévrismes et autres embolies voire hypertensions.

La liste est si longue qu’une arythmie pourrait vous guetter avant qu’elle ne soit conclue, je vous propose donc de passer à l’action et d’accorder à votre muscle cardiaque l’attention qu’il mérite, et entre nous réclame.

Alors, utilisez tout ce que vous avez sous la main, des boîtes de conserve dans votre cuisine, temporairement recyclées en haltères, une bouteille d’eau dans votre salon pour le même exercice ou une serviette de bain dans la salle éponyme pour des mouvements d’assouplissement qui, au-delà de vos articulations, sauront avoir la même vertu pour votre cœur.

Réconciliez-vous avec les escaliers et les déplacements urbains pédestres car on peut aller loin en un quart d’heure, croyez-en un marcheur récidiviste…

Souvenez-vous aussi que le sucre, le sel, les graisses et autres viandes devraient être consommés avec modération et que l’Organisation Mondiale de la Santé a recommandé après des décennies d’études de manger plus de poisson, légumes, fruits et céréales et moins de produits carnés.

Il serait bon d'y ajouter quelques vitamines et autres compléments pour tordre le cou aux éventuelles carences, vous y êtes presque...

Avec tout cela et une bonne dose d’amour et d’humour, vous devriez remplir votre part du contrat, de son côté, votre cœur devrait vaillamment assurer ses 2,5 milliards ( !) de battements avant qu’il n’ait besoin d’une sérieuse révision.



2,5 milliards de battements, cela mérite d’être encouragé, non ?

Bonne journée… de tout cœur !

lundi 26 novembre 2007

Mardi 27 novembre 2007

A qui ressemblez-vous ?

Il semble que la chronique de jeudi dernier, sous-titrée « What else ? », ait provoqué quelques remous auprès de certaines lectrices débordantes d’humour, la preuve ?

J’ai reçu un message me suggérant d’aller visiter un site qui me dirait, non qui je suis, mais à qui je ressemble !?

Vous me connaissez, je n’ai pas su résister…

Voilà la page sur laquelle je suis arrivé :



Selon les instructions reçues, j’ai cliqué sur « Reconnaissance visage » puis sur « Collage de célébrités » pour charger ma photo, quelques instants d’attente :



Pour qu’apparaissent ceux qui, paraît-il, vous ressemblent le plus, dans mon cas :



Frank Sinatra à 70% ! The Voice…

Une fois la surprise digérée, je me suis intéressé aux autres: Ralph Nader (Candidat écologiste aux élections présidentielles américaines de 96, 00 et 04), Hugh Jackmann, Kareem Abdul-Jabbar, Hal Sparks, Michael Keaton, Richard Nixon et l'inévitable, l'incontournable, l'innénarable Georges Clooney, pas mal ! Mais revenons au « Chairman of the Board » (Autre surnom de Frankie) et utilisons une autre fonctionnalité de ce site décidemment innovant : le morphing !



A droite Monsieur Sinatra, à gauche, votre serviteur. Voyons ensemble, s’il y a vraiment ressemblance ?



Chacun jugera mais j’avoue mon étonnement…

A présent, à vous de vous amuser, cet endroit très accueillant se nomme My Heritage et recèle d’autres « perles » notamment la comparaison des visages maternel et paternel avec celui de leur bambin, démonstration avec mon homonyme de fils en guise de conclusion :



Heureusement, mon aîné penche un minimum du côté de la Papa et pas tout du côté du Maman ! (Et oui, le site est américain et les traducteurs sont ce qu'ils sont, j'en sais quelque chose avec CyberDodo...)



Bonne journée et bon amusement…

Lundi 26 novembre 2007

11 juillet 1995, certains souriaient pendant que d’autres mourraient…

Ce jour-là, notre aîné fêtait ses 7 ans en Suisse, autour de lui sa famille se réjouissait, une belle journée s’annonçait.

Le même jour, au même moment, à seulement quelques centaines de kilomètres de là, un génocide débutait…



Srebrenica

Grâce au réalisateur Morad Aït-Habbouche, auteur d’un documentaire récemment diffusé par France 5, la genèse et le déroulement de cette abomination nous apparaissent dans leur inacceptable et inconcevable cruauté.

Ce retour sur les lieux de la tragédie, met ses pas dans ceux du policier français Jean-René Ruez qui a enquêté sur place pendant 6 ans pour le compte du TPI (Tribunal Pénal International) afin de reconstituer le fil du drame.

Initiateurs de celui-ci, 2 hommes, le politique et le militaire, le mal est multiforme. Dans l’ordre d’apparition Radovan Karadzic :



Puis, Rtako Mladic, ici dans l’avis de recherche du TPI :



Ces 4 jours ont coûté la vie à plusieurs milliers de personnes pour des raisons de « purification ethnique », le documentaire est implacable dans sa démonstration, pour Karadzic et Mladic les Musulmans devaient mourir…

Tant d’années après, l’identification des dépouilles se poursuit lentement car à chaque découverte d’un charnier une recherche ADN est indispensable. Le documentaire nous entraîne d’ailleurs à une récente cérémonie organisée pour l’inhumation de plusieurs centaines de victimes.

Ce qui donne une des séquences les plus insupportables quand ce père retrouvait enfin son fils de 16 ans perdu de vue lors de leur fuite de Srebrenica :



La morale de cette histoire est qu’il n’y a pas de morale puisque ni Radovan Karadzic ni Ratko Mladic n’ont été arrêtés, à fortiori jugés, les victimes sont mortes et pas toutes encore « dignement » enterrées alors que leurs bourreaux sont toujours libres…

Le 11 juillet 1995, je fêtais mon fils pendant que des milliers de femmes perdaient les leurs ainsi que leurs maris. Cela s’est passé à quelques heures de voiture de chez nous et à notre époque, Morad Aït-Habbouche nous permet de ne pas oublier…

A demain


Le reportage peut être visionné ici, mais uniquement si vous êtes domiciliés en France car France 5 bloque l’accès depuis l’étranger.

dimanche 25 novembre 2007

Dimanche 25 novembre 2007

« Liberté, Egalité, Fraternité »

La mise en examen de l’ex-Président de la République Française, Jacques Chirac, pour « DETOURNEMENT DE FONDS PUBLICS » est un événement majeur si on le considère à l’aune de la démocratie mais qui pourrait bien ne faire que quelques vagues dans les médias avant de retomber dans l’oubli d’un hypothétique procès programmé dans de nombreuses années.

Ne parlons-nous pas du premier Français pendant 12 ans, d’un Premier Ministre à deux reprises, de l’ex-Maire de Paris pendant 18 ans, d’un actuel membre du Conseil Constitutionnel, en résumé d’un des plus hauts représentants de la République Française depuis plus de 40 ans.

« Curieusement », l’ex-Président « tombe » pour l’affaire pour laquelle son dossier est le plus favorable, exprimé autrement, la Justice ne passe-t-elle pas en choisissant un dossier sans autre risque que celui d’un acquittement ou d’une peine symbolique puisque dans le cas d’espèce d’enrichissement personnel, il n’y a point eu ?

On m’opposera, avec raison, le principe inaliénable de la présomption d’innocence, je me permettrai toutefois de suggérer la relecture de bien des dossiers du « Canard Enchaîné » et/ou cette simple page de l’Institut national de l’Audiovisuel, organisme officiel, qui ne craint pas de résumer une partie des archives « Chirac » par ce texte :



« Etonnant, non ? » comme le dirait le si regretté Pierre Desproges, stupéfiant même lorsque l’on parcourt l’anti CV visuel du plus célèbre Corrézien de l’histoire récente…



Il faut dire qu’avec son appétit légendaire (Rappelons-nous des millions de francs de frais de bouche privés durant son règne à l’Hôtel de Paris…), il y a une certaine logique à ce qu’il soit parvenu à dévorer tous ceux qui avaient une autre vision que la sienne du service public.

A ce sujet, vous trouverez aussi sur la page de l’INA des extraits relatifs à la « cassette Méry », prestement enterrée avec son auteur…

4 jours avant son 75ème anniversaire, cette chronique est une forme d’hommage à un « expert politique » dont on peut espérer qu’il n’ait pas trop inspiré ses successeurs !

Bon dimanche et à demain


P.S : Désolé pour les retards de mise en ligne hier et aujourd’hui, ils étaient dus à des contraintes techniques désormais maîtrisées…

samedi 24 novembre 2007

Samedi 24 novembre 2007

Leçon d’humanité !

Très intéressante émission de radio que « Nous autres » préparée par Zoé Varier sur « les maux du corps des adolescents » diffusée vendredi 23 novembre sur France Inter.



Axée sur le travail de la doctoresse Dinah Vernant qui exerce à l’Hôtel Dieu à Paris, engagement qu’elle a résumé comme suit :

« La demande des adolescents, c’est ce qui se passe dans ma tête, je suis pas fou ! J’ai peur pour ma santé, qu’est-ce que c’est ma santé, qu’est-ce que c’est que mon corps, est-ce qu’il est normal ? Est-ce que j’ai grandi, est-ce que je vais encore grandir ? Est-ce que je suis normal ? »

Dinah Vernant se bat pour que des consultations comme la sienne soient créées au sein de l’hôpital public dans toute la France, demande infondée ?

4'000 adolescents ont été soignés dans l’espace « Santé Jeunes » de l’hôtel Dieu depuis le mois d’octobre 2'000, qu’en ressort-il ? Quelques chiffres pour répondre (Source « nous autres ») :

68% d’entre eux se plaignent de troubles du sommeil

65% ont des carences en vitamine D

64% ont des carences en fer

63% n’ont pas leurs vaccinations à jour

40% ont besoin des soins dentaires

32% ont des problèmes de vision non corrigés

20% ont des soucis dermatologiques

59% des filles ont des problèmes gynécologiques

23% sont suivis par des psys

Mais le véritable apport de la Doctoresse Vernant est l’échange qu’elle a avec ces ados issus de milieux défavorisés, sa qualité d’écoute et la pertinence de ses réponses. Je ne peux que vous encourager à « podcaster » cette émission afin de prendre une belle « leçon d’humanité » !

La radio est irremplaçable, d’autant plus depuis Internet qui nous permet de nous affranchir des horaires de diffusion.

Merci à Zoé Varier pour cette « perle »…



Bonne journée et à demain


N.B: Cliquez ici pour écouter cette émission

vendredi 23 novembre 2007

Vendredi 23 novembre 2007

Bis repetita…

La vie réserve quelquefois des surprises étonnantes car je n’avais jamais été à Carcassonne avant notre visite du 1er novembre dernier et voilà que j’y reviens déjà !

Toujours aussi magique :



Définitivement à recommander à tous ceux qui ne connaissent pas… encore !

Bonne journée et à demain


P.S : Alors que Maurice Béjart est allé « faire danser les étoiles » selon le joli mot de Patrick Dupont, je voulais témoigner ici de la profonde et inattendue émotion ressentie lors d’un spectacle du BBL (Béjart Ballet Lausanne).



Totalement béotien en danse, perclus d’idées reçues, j’avais été bouleversé par cette performance totale qui associant la gestuelle et le mouvement des corps à la musique faisait vibrer toutes les cordes de l’âme.

Bravo et merci Monsieur…

jeudi 22 novembre 2007

Jeudi 22 novembre 2007

Rions un peu…

Je vous avoue avoir très mal dormi parce que…. parce que je pensais à un homme !

Non, pas de ça entre nous, la quarantaine n’est pas venue bouleverser ma libido et créer ce que ma psy d’épouse qualifie doctement de « trouble de choix de l’objet » ; mes objets sont bien en place et s’ils se troublent, leur émoi est toujours provoqué par la courbe d’un sein soyeux et pas par celle d’une chute de reins poilue.

Pourtant le phénomène existe, pas plus tard qu’hier en écoutant Brigitte Lahaie sur RMC Info quelques millions de personnes, au nombre desquelles votre serviteur a émargé, ont entendu une femme dans la soixantaine confier son désarroi que son compagnon de vie et mari depuis plus de 30 ans soit tombé amoureux d’une des chutes de rein dont je parlais plus haut.

Avant de refermer la parenthèse, je crois pouvoir suggérer que les dites pulsions ont certainement parcouru l’époux de la dame bien avant l’âge de la retraite mais que l’amour étant souvent aveugle, il l’a certainement empêchée de remarquer les poux qu’il brûlait d’aller chercher dans la tête de son semblable…

Revenons à présent à cet homme auquel j’ai pensé, enfin… pour être plus clair, j’ai surtout pensé aux femmes qui pensaient à cet homme, à cet homme-ci :



Mon cerveau tenait absolument à me faire réaliser à quel point la trame de cette gigantesque opération marketing était basique, avec à la clé, peut-être celle que le beau Georges tient à la main, un succès commercial pharamineux.

Quelle trame ?

Transformer l’archétype du séducteur en larbin de ces dames, il semble d’ailleurs prouvé – toute vulgarité mise de côté – que l’hygrométrie des séances Tupperware® augmente sensiblement quand l’ex-docteur dont j’ai oublié le nom (Les séries n’ont jamais été un motif d’urgence pour moi) apparaît dans la boutique désormais mythique pour boire un café.

Et quand je pense que les femmes se moquent de notre côté bestial :

« Moi, Tarzan, toi Jane… »

C’était au moins gratuit et bon pour la santé car Johnny Weismuller était champion olympique de natation, lui…

Dorénavant, elles se pâment pour :

« What else ? »

Non que le jeune homme en question ne soit pas fréquentable, il est d’un cru exceptionnel pour les Bordeaux (1961), la terre originelle ne saurait mentir, et fait preuve d’une ouverture intellectuelle assez impressionnante pour un gars du Kentucky, le film « Syriana » qu’il a récemment coproduit le démontre à l’envi.

Ce n’est donc pas mon aîné d’un trimestre que je moque mais bien les femmes de 2007 qui, après un siècle de lutte de leurs aînées à elles pour affirmer leur statut et leurs légitimes aspirations égalitaires, régressent totalement en acceptant de se comporter comme des midinettes écervelées hyperconsommatrices.

Nestlé s’en frotte les mains, Georges Clooney doit en rire en pensant que la laisse avec laquelle il promenait son défunt cochon Max est devenue l’accessoire que des troupeaux de femelles rêveraient de se voir passer autour du cou !

L’époque n’est décidemment pas romantique et la bague au doigt est définitivement ringarde… Q’importe, elles consomment donc elles sont !

What else ?

Bonne journée et à demain !


P.S : Aujourd’hui, c’est l’anniversaire d’un ami avec lequel, adolescent, j’ai partagé tant de choses, il arrivait d’Allemagne moi de mon monde si malheureux et pourtant nous nous sommes tout de suite trouvés. Devenus inséparables, nous avons cheminé côte à côte pendant quelques années jusqu’à ce que la vie, nos vies nous séparent.

Nous nous sommes revus avec beaucoup de joie, il y a une dizaine d’années, puis à nouveau le silence…

Très bon anniversaire Bernd (Falk) Jansen !

mercredi 21 novembre 2007

Mercredi 21 novembre 2007

Nostramartinus a dit…

Vous avez sans doute été surpris par les images de l’orage de grêle qui s’est abattu sur Bogota le 4 novembre dernier. Après une heure de déluge (!), la ville avait été transformée en paysage du grand nord avec des voitures littéralement ensevelies sous une épaisse couche de glace.

Le phénomène – spectaculaire – avait fait le bonheur des chaînes de télévision mais heureusement sans aucune victime à déplorer ; rappelons malgré tout que l’exceptionnelle saison des pluies 2007 qui a débuté en mars en Colombie a déjà fait plus de 800'000 sinistrés et détruit plus de 2'000 maisons.

L’information qui nous parvient est sans doute celle qui parvient à surnager…

Changeons de continent, de température et de bilan avec le Bangladesh ravagé par le cyclone Sidr. Des milliers de morts, des millions de sinistrés, les chiffres donnent le tournis tant ils sont monstrueux, comment intégrer, gérer, comprendre autant de douleur, de malheur ?

Les chaînes télévisées occidentales ont trouvé la parade en stratifiant leurs journaux, exemple récent en France :

La grève dans les transports continue, les fonctionnaires ont réussi la leur

Les Belges s’inquiètent de leur unité nationale et s’interrogent sur leur avenir

Le Président Hugo Chavez n’a pas pu fournir de preuve de vie d’Ingrid Bétancourt

La fermeture de 63 tribunaux de Prud’hommes sur 271 n’est peut-être pas définitive

Et…

Au Bangladesh le bilan du passage du cyclone Sidr s’est alourdi avec des milliers de morts, des millions de sinistrés et l’apparition des premiers cas de diarrhée

Politique intérieure, la succession de Jean-Marie Le Pen n’est plus un tabou….

__

La cohésion globale craque, à l’image de la Belgique ou du Kosovo, les gens, nous, ne veulent plus penser, agir, en fonction d’un ensemble, la solidarité se meurt accompagnée dans la tombe par des millions de vie perdues quotidiennement dans une indifférence glacée.

Noël approche, il nous faut trouver des cadeaux, des nouveautés, des écrans plasma, de la HD, un iPhone... pas le temps de s’intéresser à des « étrangers » qui « n’ont pas de chance ».

Quelque chose craque, plus qu’avant…

Le climat ? L’économie ? La société humaine ? Le modèle commun ? Dieu ? Les Dieux ?

La terre elle-même craque (Cliquez sur l'image pour avoir plus d'informations) :



Alors, Nostramartinus se laisse aller à exprimer ses craintes d’autres catastrophes prochaines parce que quelque chose dans l’air, dans l’indicible, nous prévient, nous alerte…

Que j’espère me tromper !

A demain

lundi 19 novembre 2007

Mardi 20 novembre 2007

Jour J

Chers Amis,

La Journée Internationale des Droits de l’Enfant 2007 (World Children’s Rights Day) restera un souvenir inoubliable pour « CyberDodo, le Défenseur de la Vie » et toute son équipe car c’est à cette date qu’aura eu lieu le lancement de l’album n° 1 de son « Edupack » !

En effet, après une décennie ( !) d’études et de développement avec des enseignants, des psychologues, des parents et bien entendu des enfants, nous avons le plaisir de vous annoncer que l’Education Nationale Monégasque est la première institution à avoir choisi notre programme pour informer et sensibiliser les enfants sur la Convention Internationale des Droits de l’Enfant des Nations Unies.

L’annonce faite à Monaco ce jour a été précédée, le 14 novembre à Genève, par la remise du premier exemplaire à Madame Louise Arbour, Haut Commissaire aux Droits de l’Homme de l’ONU, par Alice Martin, psychologue clinicienne et auteur de l’Edupack.

Légende : Louise Arbour (A droite), Alice Martin (Auteur Edupack)

Cette remise symbolique du premier exemplaire à Madame Arbour venait souligner et remercier le soutien dont

« CyberDodo et les Droits de l’Enfant »

a bénéficié pendant les longues années nécessaires à sa création puis, dès aujourd'hui, pour prendre son envol ; partenariat avec le Haut Commissariat aux Droits de l'Homme de l'ONU qui s'est développé durant les mandats des Hauts Commissaires :

Madame Mary Robinson

Monsieur Sergio Viera de Mello

(Tragiquement disparu à Bagdad le 19 août 2003 et auquel « CyberDodo » rend hommage dans l’album n°01)

Monsieur Bertrand Ramcharan

Enfin Madame Louise Arbour qui a notamment écrit en préface de l’album n° 01 :

« L’Edupack CyberDodo, tout en faisant participer activement les enfants, leur permet de comprendre intimement que c’est à eux qu’appartient la Convention. Le Haut Commissariat a été enchanté de contribuer au développement de ce projet, auquel je souhaite tout le succès qu’il mérite »

C’est une belle histoire qui commence, le premier album d’une série de sept, que tous ceux qui partagent la vision de « CyberDodo » :

« De la connaissance naît la liberté ! »

se rassemblent et s’engagent…



A l’exemple de la Principauté de Monaco qui, en plus d’en faire une matière enseignée dans ses écoles, va présenter l’Edupack sur le plan international, notamment aux autres pays membres du Conseil de l’Europe, afin que la mise en œuvre concrète de la Convention des Droits de l’Enfant des Nations Unies (Traité international qui a été signé par le plus de pays) se répande et déploie le plus largement et le plus rapidement ses effets protecteurs.

Parce qu’il est inacceptable que des millions d’enfants souffrent encore alors qu’un texte juridiquement contraignant, qui s’il était appliqué améliorerait sensiblement leur vie quotidienne, a été adopté depuis près de 20 ans…

« Croire en quelque chose et ne pas le vivre, c’est malhonnête… »

Gandhi



P.S : Au texte « officiel » ci-dessus, j’aimerais profiter de cet espace personnel pour remarquer que je ne serai pas à Monaco ce mardi pour assister à cet événement auquel je crois, modestement, avoir beaucoup travaillé (Mon absence est due à d'impérieuses raisons de production).

Mais, au-delà de la déception immédiate, j’ai l’impression qu’une page se tourne et qu’elle se tourne bien puisque c’est ma femme qui va « œuvrer » aujourd’hui :

Aussi bien pour la conférence de presse que pour la présentation aux écoles dont je vous reparlerai sûrement…

Cela fait plus de 10 ans que nous imaginons et accompagnons ce « bébé », n’est-il pas juste que ce soit une femme, la mienne, qui le mette en lumière ?

Alors, en hommage à ces milliers d’heures passées ensemble à ramener un Dodo à la vie… Cette photo prise en studio, il y a presque une année…



Lundi 19 novembre 2007

Vous reprendrez bien un peu d’inutile ?

Les plus assidus d’entre vous se souviendront peut-être de ce livre offert par mes aînés et reçu au début du mois d’août dernier :



J’y avais fait une brève référence dans cette chronique

Trop brève, c’est pourquoi je prends le temps d’y revenir aujourd’hui…

Il débute ainsi :

« Que le lecteur soit prévenu, il ne s’agit pas ici de compter les étoiles – ni, à plus forte raison, les comètes ou tout autre corps céleste échappant aux lois de la gravité – pour se faire une idée du luxe et des extraordinaires moyens mis à la disposition des estivants voyageurs en quête de confort et d’une bonne nuit de sommeil réparateur.

Ces considérations ne sont pas de mise et n’entrent aucunement en compte pour l’établissement de notre sélection. Parler des établissements sélectionnés, c’est évoquer une philosophie de l’existence qui, sous l’impulsion du hasard ou d’un directeur particulièrement bien disposé, pour utiliser un terme générique aurait pris corps sous la forme d’un « chez soi ».

Rassurons les sceptiques qui demandent à voir cette fameuse science de vie : nous avons rencontré dans plusieurs de ces hôtels des résidents permanents qui, quoique possédant une maison, préfèrent pour d’évidentes raisons vivre là où il fait sinon meilleur du moins bon.

Oscar-Cloud de la Ferrite-Beussière

Président de la Société philanthropique du luxe »

Vous serez alors entraîné dans un voyage onirique d’un phare construit à l’envers à un dirigeable équipé pour la pêche à la ligne en passant par un palace où l’on peut réserver mais jamais séjourner, un objet littéraire totalement inutile et dès lors indispensable !

Livré avec 12 étiquettes de bagage afin d’être sûr que nos précieuses affaires trouvent le chemin de ces établissements uniques…

En voici quelques unes :









Voilà, lorsque la réalité est trop pesante, 69 pages d’un improbable ouvrage et l’horizon s’éclaircit, merci à l’imagination !

Bonne journée et à demain…

Hôtels d’exception – Vincent Puente – Editions des Cendres – N° ISBN 2-86742-145-4

P.S : J - 1

dimanche 18 novembre 2007

Dimanche 18 novembre 2007

Y a-t-il plus précieux que le temps ?

Cette question renvoie votre serviteur à une très ancienne discussion avec un monsieur très riche. Je devais avoir une vingtaine d’années et je rêvais à haute voix que ma vie évolue favorablement sur le plan matériel parce que si je parvenais aisément à faire le compte de mes dettes, aucune longue-vue ne m’aurait permis d’apercevoir ne serait-ce que le début d’un bas de laine…

Il m’écouta en silence, l’air amusé, puis entrepris de « m’expliquer » :

« Vous êtes beaucoup plus riche que moi »

J’étais interloqué, il reprit :

« Rappelez-vous toujours cet adage qui n’est pas de moi, avec du temps on peut faire de l’argent mais avec de l’argent, on ne fera jamais du temps… »

J’ai acquiescé par politesse, pensant qu’il était facile de philosopher assis sur un tas d’or pendant que d’autres – moi par exemple – cumulaient plusieurs activités pour joindre difficilement les 2 bouts et encore très modestement.

Je l’ai encore revu de temps à autre, au gré du travail qu’il me donnait. Il était aussi sympathique qu’âgé et il était très sympathique… manifestant un intérêt gentil pour ce grand escogriffe à l’ambition aussi dévorante que brouillonne que j’étais alors.

Puis, ma vie prenant lentement son essor, je n’ai plus eu de nouvelles de lui jusqu’au jour où au milieu d’autres informations, j’ai appris qu’il était mort ; sans que je ne ressente plus qu’une émotion passagère en me souvenant de sa gentillesse à mon égard.

Puis, hier, le ciel était comme cela :



Alors, je suis parti faire une promenade de 3 heures avec mon chien et le vieux monsieur est revenu à ma mémoire avec sa gentillesse et son tas d’or supposé, le temps avait passé…

Ce temps que son argent n’avait pas pu acheter, ce temps qui filait doucement mais inexorablement, ce temps qui dans cet air vif et lumineux de Provence avait une autre consistance que lorsqu’il était utilisé, gâché, à courir après les chimères du monde « moderne ».

J’ai plusieurs fois totalement vidé puis empli mes poumons de cet air différent en pensant au tas d’or qu’à l’époque j’aurais tant aimé moi aussi posséder, je sais à présent que sa richesse il l’avait partagée avec moi, que le bonheur est le seul bien qui vaille la peine et que le temps pour l’effleurer et tenter de le séduire de faire un bout de chemin avec nous est compté…

Raison de plus pour nous y consacrer le plus tôt et le plus ardemment possible.

Ah oui, lorsque je suis rentré, le ciel était comme ça :



Bon dimanche à tous !


P.S : Voilà des années que j’attends ce jour et je n’y assisterai pas… Qu’importe, ce qui compte c’est qu’il ait lieu et nous soyons à J - 2

samedi 17 novembre 2007

Samedi 17 novembre 2007

La triste géométrie variable du mensonge !

Je parlais récemment avec un excellent ami lorsque tout à coup ses yeux ont changé d’éclat, il m’a alors demandé :

« Penses-tu que l’on puisse mentir à quelqu’un pour son bien ? »

L’émotion visible qui accompagnait sa question m’a incité à bien réfléchir avant de lui répondre, les Jésuites m’ont donc octroyé un répit grâce à :

« Tu sembles y avoir déjà beaucoup pensé, peux-tu m’en dire plus ? »

L’éclat particulier n’avait pas varié, comme une flamme vacillante derrière un voile d’eau, l’émotion allait participer à sa réponse :

« C’est …….. (Prénom de sa femme), elle… elle ne cesse de me cacher des broutilles, des détails, depuis toujours elle se comporte comme sa mère qui n’a pas vécu avec son père mais à côté… »

« Je ne comprends pas… »

« C’est que…je ne sais plus ce qui est normal et ce qui ne l’est pas. De tout temps, j’ai toujours été allergique au mensonge, d’autant plus entre proches, je ne comprends pas que l’on puisse mentir à ceux que l’on aime ou qu’ils nous mentent, comment aimer sincèrement l’autre et ne pas avoir la même sincérité dans tous nos échanges ? »

« Aurais-tu un exemple ? »

« Bien sûr mais tu vas certainement trouver cela ridicule…. »

« Essaie toujours ! »

« L’autre jour, j’étais en voyage, elle m’appelle pour me dire qu’elle a perdu son porte-monnaie voire qu’il lui a été volé. Problème, au-delà des 100 euros qu’il contenait, il y avait surtout ses papiers d’identité et ceux des enfants, ses cartes de crédit, en résumé tout… Elle a fait opposition aux cartes bancaires et est retournée dans les endroits où cela aurait pu se passer : restaurant où elle avait mangé avec une amie puis le trajet jusqu’à la maison, mais rien… »

« Cela arrive, tu sais, où est le mensonge ? »

« Patience… A mon retour, je lui demande si le porte-monnaie a été retrouvé, malheureusement pas. Je refais avec elle mentalement le trajet, restaurant où elle avait payé et où pour la dernière fois elle a eu son porte-monnaie en main, l’ascenseur puis le chemin jusqu’à la maison ; a-t-elle été abordée ? Bousculée ? Rien, rien, rien…. Ne reste plus qu’à attendre…. »

« Cela devient passionnant ! »

« Ne te moque pas… Le téléphone a fini par sonner, c’était le salon de coiffure où elle s’était rendue après le restaurant qui la prévenait qu’elle y avait oublié son porte-monnaie ! Après le ouf de soulagement, l’incompréhension m’a envahi, pourquoi ne m’en avait-elle pas parlé alors que nous avions plusieurs fois tenté d’imaginer ensemble ce qui aurait pu se passer ? Et pourquoi me cache-t-elle sans arrêt certaines activités ? Je ne crois pas qu’elle me trompe, vraiment pas, mais pourquoi a-t-elle besoin de me mentir comme cela ? »

« Tu devrais le demander à ma femme, c’est elle la psy… Franchement, je n’en sais rien, c’est… curieux, as-tu essayé de lui en parler ? »

« Sans arrêt, à chaque fois, elle me ressort l’exemple de sa mère qui avait 2 vies… mais pas celles que ton esprit tordu imagine ! Une vie triste et éteinte lorsque son mari était là et une vie joyeuse avec des activités sympas avec ses filles lorsqu’il était absent ; le pire est que cela ne la dérangeait absolument pas de lui mentir effrontément et de lui cacher son « autre vie » qui impliquait pourtant celles qui étaient ses filles à lui aussi. Expliqué comme cela, c’est simple, elle reproduit le schéma maternel mais à vivre cela devient de plus en plus insupportable parce qu’avec les années de mariage la confiance devrait grandir, l’échange aussi et non, il y a toujours ce clivage qui me rend malheureux, chaque jour plus malheureux… J’ai envie de tout partager avec ma femme, les bons moments comme les plus tristes, c’est ma compagne de vie, je n’imagine pas de mensonges entre nous, il n’y a aucune raison pour cela ! »

« Que puis-je faire ? »

« Toi qui écris si bien, tu ne veux pas raconter cette histoire, je sais qu’elle va sur ton site, elle la lira et se reconnaîtra sûrement. N’oublie pas de préciser que je l’aime, que je l’aime vraiment hein ?! Tu ferais ça pour moi ? »


Bonne journée à eux et à vous…

A demain !


P.S : J - 3

vendredi 16 novembre 2007

Vendredi 16 novembre 2007

Du sens de la quête…

Au retour d’un voyage en Suisse lors duquel des sentiments contrastés se sont succédés : à la joie de l’enveloppe et de ses « conséquences » avec ma belle, une rencontre avec quelqu’un qui hante ma vie depuis toujours m’a provisoirement plongé, replongé si je pense à mon enfance, dans des abîmes de réflexion.

Mais la présence de l’ami Serge, la beauté du lieu (Voir ci-dessous) et les projets dans lesquels ma famille et moi sommes engagés, depuis les études des aînés jusqu’aux proches échéances de notre volatile préféré, sans oublier la joie communicative des cadets, ont eu vite raison de cette grisaille intérieure passagère.



D’autant plus, lorsque de retour (Tard !) en Principauté, j’ai pu me joindre à la soirée de gala des associations monégasques (En ne manquant que l’entrée…. du repas) qui s’est déroulée en présence du Prince Albert et de la Princesse Stéphanie.

Après ce moment très sympathique, marqué du sceau des multiples actions engagées ici pour aider les autres (Il faudra que je tente un jour d’en élaborer une liste qui nécessitera plus d’une chronique tant elles sont nombreuses et diverses), je suis enfin rentré chez moi, j’y ai trouvé le message de l’ami Pierre qui souhaitait me faire partager son plaisir de la découverte de l’œuvre de l’académicien François Cheng.

Je résumerai – de manière inappropriée mais le cadre forcément réduit d’une chronique quotidienne m’y contraint – son émotion avec ces 3 citations de ce poète né en Chine en 1929 :

« Sur terre, seule l'écriture permet de tendre vers le tout de son vivant »

« La passion charnelle reste la plus haute forme de quête spirituelle. Elle est un aperçu d'éternité »

« La vraie passion c'est une quête, pas une impulsion, un emportement, un instinct de chasseur »

Que je suis chanceux d’avoir de tels amis, merci…

Bonne journée à eux, à vous et à… François Cheng !


P.S : J - 4

mercredi 14 novembre 2007

Jeudi 15 novembre 2007

Une simple enveloppe…

…reçue hier par ma femme, ici :



Cette enveloppe est la concrétisation de son travail d’auteur, dont nous allons reparler prochainement, mené de front avec ses multiples activités et responsabilités journalières de Maman pour nos 4 bambins, sans oublier son mémoire universitaire lié à l’année qu’elle vient de passer dans un service psychiatrique hospitalier, mémoire qu’elle a défendu avec succès récemment…

Pour illustrer le bonheur d’avoir ouvert cette enveloppe, d’avoir découvert ensemble son contenu et surtout d’être l’heureux époux de cette « super woman », je me permets cette allégorie en 3 tableaux des couleurs qu’elle sait mettre dans ma vie !







Cela a vraiment été une belle journée, première récompense de milliers d’heures de travail…

Mais j’anticipe, j’anticipe !

Bonne journée et à demain


P.S : J - 5

mardi 13 novembre 2007

Mercredi 14 novembre 2007

Une excellente idée !

En cette journée de « manifestations sociales » qui bloque la France, je souhaite faire ici écho à une idée qui a été régulièrement émise ces derniers temps.

Elle me semble particulièrement intéressante car elle a un double effet :

1) Le premier, défendre efficacement les revendications (Sur lesquelles, je ne me prononce pas…) des grévistes

2) Le second, ne pas prendre le bon peuple pour de la chair à perdre son temps, son argent et son calme

De quoi s’agit-il ?

Tout simplement de s’inspirer des employés d’autoroute qui lorsqu’ils font grève, font la grève de l’encaissement et rendent la circulation fluide et gratuite !

A l’exact contraire des « sagouins » qui transforment, en un coup de baguette même pas magique, les français les plus humbles en otages. Nous parlons bien de ceux qui n’ont d’autre choix que d’aller à tout prix travailler ou de perdre des jours de vacances, quel exemple de démocratie et de défense des intérêts des plus nécessiteux ; qui peut encore y croire ?

Alors que la solution de faire grève « utile » sans appauvrir leurs concitoyens, soit en pénalisant économiquement uniquement ceux qui sont leurs cibles : patronat et gouvernement, serait une démonstration de respect des autres, à défaut de l’être du dialogue social que tant de pays sont parvenus à mettre en place.

Utopie ?



Tout dépend du nombre de convaincus…

Je suis par principe contre les mouvements qui ont pour levier les autres, c’est tellement simple, tellement injuste, tellement dogmatique que de prétendre que les gens qui s’approprient leur outil de travail pour bloquer un pays le feraient pour servir un grand dessein démocratique.

Cependant, si épreuve de force il doit y avoir, on peut imaginer que les 2 parties y auraient quelque responsabilité, raison de plus pour laisser en paix les honnêtes gens qui s’entassent dans des moyens de transport lorsque le jour n’est pas encore levé et y reviennent lorsqu’il est déjà couché.

Alors, si cette grève se muait en « portes ouvertes », ce serait sympa, non ? De quoi rendre un mouvement très populaire…

« Bonne » journée à ceux qui ont dû prendre leurs tickets pour la galère et à demain


P.S : J - 6

Mardi 13 novembre 2007

A une semaine de…

Désolé, c’est toujours la même chose lorsque l’enthousiasme est de mise, qu’il est difficile de garder un secret jusqu’au bout !

Notre ami « CyberDodo » vit exactement ce calvaire et a décidé de relâcher quelque peu la pression qui l’accable en laissant « sortir » cette image où le brouillard motivant mais ardu d’une décennie de création en en cours de dissipation.

Après une longue réflexion avec ma femme, nous avons accepté sa requête sous réserve qu’il n’y ait plus aucune « fuite » jusqu’à mardi prochain !

Tout en le prévenant que sur le long chemin, très long chemin, qui sépare une idée de sa concrétisation, la journée du 20 novembre ne sera qu’une première étape, il n’empêche que nous sommes tous très heureux de quitter la théorie pour la pratique.

Le voilà informé, vous aussi…



Excellente journée à lui, en espérant qu’il dormira mieux désormais, et surtout excellente journée à vous !


P.S : Bien entendu = J - 7

dimanche 11 novembre 2007

Lundi 12 novembre 2007

C’était, il y a 27 ans aujourd’hui…

Vidéo – Petite fenêtre



Vidéo – Grande fenêtre



A demain…


N.B: Pour celles et ceux qui ne peuvent voir la vidéo ici, elle est disponible sur YouTube, il suffit de cliquer ici

P.S : J - 8

Dimanche 11 novembre 2007

De plus en plus fort…

Nous avons beaucoup ri – sans méchanceté – de la naïveté d’un ami proche qui solitaire depuis un certain temps avait cru trouver dans Internet le remède à ce silence affectif.

Parcourant nombre de sites de rencontres, il avait fini – nous avait-il dit – par rentrer en contact avec une charmante jeune femme ivoirienne avec laquelle il partageait bien des points communs.

Echangeant quasi journellement avec elle, il en était arrivé à vouloir lui envoyer de l’argent pour qu’elle puisse venir lui rendre visite dans son pays (Européen). C’est à ce stade que je me suis réveillé et lui ai demandé s’il était vraiment sûr de ce qu’il faisait et s’il ne craignait pas qu’il y ait quelque arnaque du côté d’Abidjan ?!

Nous avons alors eu l’occasion de voir une photo de la belle, qui était effectivement très belle, et d’apprendre qu’ils ne s’étaient jamais parlés directement pour d’obscures raisons techniques liées au réseau de téléphone local…

Je lui ai suggéré d’utiliser Skype, car si la jeune femme surfait c’est qu’elle avait accès à une connexion Internet… et bien justement ! C’était, entre autres, pour s’acheter un casque avec micro que sa charmante amie avait besoin d’argent et vu que tout était beaucoup plus cher là-bas…

Concluons ici l’épisode pour dire qu’il a fini par se réveiller et que ses sous n’ont jamais pris la direction du soleil !

Je n’ai donc pas pu faire autrement que de penser à lui lorsque j’ai reçu le spam suivant (Le texte est reproduit in extenso) :

Boka Ester ,

Cocody Abidjan,

Ivory Coast (Cote D'Ivoire)

E-mail: boka_ester_20@yahoo.fr

Bonjour,

C’est avec un plaisir que je vous écris, mais je ne vous force pas à le faire pour moi

Je suis Boka Ester. j’ai 22 ans , je suis la première fille de Monsieurs et Mme Boka. Mon père était un homme riche (vente de cacao) en COTE D’IVOIRE. Mon père s’était rendu en France pour ces affaires et il est mort mystiquement sans Qu’on ne sache les vrais raisons de sa mort le 12 FEVRIER 2002 et pour finir on S’est rendu compte que c’est notre propre oncle qui l’a tué .

J’ai perdu ma mère quand j’avais 4 ans ce qui fait que j’avais tout l’amour de mon père . Avant la mort de mon père le 12 FEVRIER 2002, il appelle son secrétaire étant à l’hôpital Et lui dit qu’il a déposé la somme de 2.500.000. Euros auprés d'une compagnie de securité et de finance à ABIDJAN. Etant toujours à l’hôpital , il dit à son secrétaire que l’argent qui se trouve à la compagnie de securité et de finance porte Son nom et il charge son secrétaire avec une lettre pour la remettre à son notaire , puisque Tous les documents se trouvent avec lui

Actuellement je suis à l’université , j’ai 22 ans et je ne sais pas comment faire par ce que je veux transférer l’argent endans un autre pays à cause des problèmes politiques dans mon pays

Je voudrais que vous me veniez en aide. Je voudrai vous posez quelques questions .

1.Est ce que vous pouvez m’aider comme étant votre enfant ?

2.Est ce que je peux vous faire confiance ?

3.Et si on arrive à faire le transfère sur votre compte la bas combien de pourcentage voudriez vous ?

S’il vous plait considéré ma note et faite moi parvenir une réponse

Merci pour votre attention

Mlle Boka Ester.


Si je n’étais pas assez ému, des photos accompagnent cet appel au secours, elles sont à la limite de la décence mais je les dédie à notre ami :



Ce n’est pas suffisant ? En voilà d’autres :



C’était un nouvel opus de ce tonneau des Danaïdes que représente l’exploitation de la bêtise humaine, là, elle a en plus d’autres relents que je trouve particulièrement déplaisants et dégradants pour les femmes…

Bon dimanche à tous !


P.S : J - 9

vendredi 9 novembre 2007

Samedi 10 novembre 2007

Du bonheur d’être père…

Je me souviens encore du jour où j’ai appris que j’allais être père… moi !

Moi, qui n’avait pas encore vraiment accepté le départ de ma mère (L’ai-je même accepté aujourd’hui ?), j’allais avoir charge d’âme, j’allais devenir ce point de référence pour quelqu’un d’autre… pour un tout petit, pour mon fils !

Je n’ai cessé d’y penser depuis cet instant, pas une seule journée ne s’est écoulée sans que je ne me demande si j’étais à la hauteur de cette tâche immense, si je faisais « à peu près bien », de toute manière persuadé que même si mon amour était absolu – ce qu’il est – mes lacunes m’empêcheraient d’espérer pouvoir atteindre cette perfection que je voudrais tant leur donner…

Leur… parce que la vie a été si généreuse avec moi, comme si elle voulait se rattraper de m’avoir tant fait pleurer petit, leur… parce qu’après Michael, Manuel Junior est venu au monde, puis Maxence et enfin Mallory.

4 fils, 4 fils donnés à quelqu’un qui s’était si souvent débattu dans la solitude, mais on ne se bat pas contre la solitude… parce que l’on perd à tous les coups… les coups...

Cette solitude, ce silence et toute cette tristesse finalement envolés grâce à ces 4 mecs formidables qui ont eu le génie de savoir donner un sens et une direction à un chemin de vie plutôt mal engagé.

4, ce n’est sans doute pas un hasard, comme les 4 saisons, les 4 points cardinaux, le 4 de la croix chrétienne et en laissant mon esprit vagabonder, le 4 fait aussi référence aux emblèmes des tribus d’Israël : le lion, l’aigle, le taureau et l’homme… (Ils se reconnaîtront…)

Maintenant, un aîné en Fac de Psycho et hier soir une discussion enthousiasmante avec son cadet, mon homonyme, sur ses choix professionnels potentiels avec les filières correspondantes.

Etudiant brillant, tout lui est permis et je n’ai pas pu lui dire à quel point l’émotion m’étreignait de l’entendre évoquer Médecine puis Architecture en passant par les nanotechnologies… bon sang, ce que j’étais fier de voir sa vie se dessiner sous mes yeux émerveillés.

Ca y était, le moment où la confiance monte lentement, où le devenir personnel frappe à la porte de la conscience, où le garçon quitte ses habits et commence à prendre ses mesures d’homme.

C’était magique, c’était… indescriptible, c’était tragiquement joyeux. Tragique parce que je n’ai pas pu m’empêcher de penser à ma mère qui aurait certainement pleuré, si elle avait été là, d’entendre son petit-fils étreindre le monde, son monde.

Mais… en y pensant, elle était sûrement là, c’est pour cela qu’il y avait toute cette émotion, nous étions deux à la ressentir et un seul à pouvoir l'exprimer…

Bonne journée à tous, embrassez votre famille et à demain


P.S : J - 10

jeudi 8 novembre 2007

Vendredi 9 novembre 2007

Je sais que l'on ne sait... jamais !

Hier, une agence de presse a diffusé une étonnante dépêche à propos du LHC (Large Hadron Collider) qui est en cours d’achèvement au CERN près de Genève.

Avant de nous intéresser à cette dépêche, rappelons brièvement ce qu’est le LHC, soit un accélérateur de particules de 27 kilomètres de circonférence fonctionnant à une température proche du zéro absolu, enterré à une profondeur moyenne de 100 mètres sous les campagnes genevoise et gessienne (France), il va prendre la relève du LEP (Large Electron Positron) qui occupait précédemment cet impressionnant tunnel.



Le LHC qui devrait entrer en service au milieu de l’an prochain a notamment pour but de trouver ce qui reste un fantasme pour de nombreux scientifiques : le boson de Higgs !



Ceci permettant de rajouter un étage à la construction de l’infiniment petit, recherche entamée il y a longtemps avec le noyau atomique exhaustivement composé, ce que l’on croyait alors, de protons, neutrons et électrons.

Mais, chaque fois que l’homme s’est doté des outils pour « aller voir », il a vu et trouvé autre chose, d’autres constituants des éléments qu’il pensait pourtant être les briques fondamentales de la matière.



Le LHC permettra peut-être d’approcher les particules que la théorie imagine ; je crois, j’ai l’intuition qu’il ouvrira surtout une nouvelle porte derrière laquelle d’autres éléments attendent d’être découverts, comme le graviton dont on espère tout mais dont on ne sait – presque – rien.



On a coutume de dire qu’il s’agit de la pointe émergée de l’iceberg lorsque l’on veut signifier à son interlocuteur que ce qui est connu n’est rien par rapport à ce que l’on ignore, dans le cas d’espèce, il serait plus judicieux de parler de la fine couche de neige poudreuse recouvrant le sommet du dit iceberg…

Car, n'oublions pas que la matière que l’homme peut observer ne représente guère plus de 4% de la masse totale de l’Univers !

C’est pourquoi, quand je lis ceci (Extrait de la dépêche d’agence précédemment citée) :

« Le LHC constituera l'accélérateur de particules le plus puissant de la planète. Les physiciens espèrent grâce à cet instrument unique parvenir à percer les ultimes secrets de la matière »

Je ne sais pas s’il s’agit de désinformation ou d’incompétence mais ce me semble soutenir l’idée terrible que nous serions des êtres si évolués que nous approcherions des secrets de la vie…

Ce n’est pas parce que nous regardons de plus en plus la télévision et croyons ce qui y est raconté que nous devenons plus savants et ce n’est pas parce que nous tuons de plus en plus d’êtres vivants que nous nous approchons de Dieu.

Parce que lorsque l’on y réfléchit, qu’avons-nous été capables de « créer » que nous n’ayons ensuite détruit ?

Bonne journée et à demain !


N.B: Merci de cliquer sur les images pour retrouver les sites d'où elles proviennent !

P.S : J - 11

Jeudi 8 novembre 2007

Ouvrons les yeux, cela se passe si près de nous…

Qui se soucie de l’actuelle crise politique belge ?

Pratiquement personne, à part les Belges eux-mêmes et quelques rares pays partageant un quotidien bi ou multilingue.

Ce qui est notamment le cas de la Suisse où la population est élevée dans un système quadrilingue qui ne choque que les étrangers. C’est à cette aune que les 150 derniers jours de palabres infructueux entre Flamands et Wallons peuvent tenter d’être décryptés.

En commençant par la conclusion !

L’idée de composer une communauté avec des gens d’une autre langue n’est possible que lorsque des principes communs de la plus haute nature créent un socle, un fondement, une culture qui relèguent la question des langues véhiculaires à un rôle subalterne.

Quels peuvent être ces principes ?

Une identité de destin, des objectifs similaires, la Paix, la Démocratie, le Bien-être, le Respect, la prospérité (La minuscule est volontaire parce que si les autres principes sont mis en oeuvre, la prospérité est assurée)…

Lorsque des gens partagent ce type de valeurs, la cohésion nationale est forte, quasi indestructible même si des différences sensibles peuvent exister entre le Nord et le Sud, l’Est et l’Ouest du dit pays ; c’est ce qui notamment lie, relie, unit la si riche diversité helvétique depuis 7 siècles.

Mais, là encore, notre société d’hyper consommation poursuit sans relâche son œuvre déstructurante en plaçant la satisfaction des besoins individuels (Réels et surtout inventés, instillés serait plus adéquat) avant tous les autres, avant même les besoins basiques de la société dont l’individu est pourtant totalement dépendant pour les domaines fondamentaux que sont la santé, la sécurité, les approvisionnements de base, les infrastructures, etc…

Avec pour conséquence, entre autres, la situation belge d’hier qui a conduit la majorité flamande à refuser des droits à la minorité wallonne (D’expression française) sur le seul critère de la langue !

C’est profondément ridicule et surtout démonstratif de l’état de nos sociétés « modernes » dans lesquelles la gestion de nos prés carrés individuels se conçoit comme une défense qui doit prendre aux autres, prendre parce que nous ne savons plus créer…

A l’image des 35 heures en France qui étaient basées sur le stupide constat :

« Il y a moins de travail, il faut donc le partager. Les gens seront plus heureux, auront plus de temps libre, leur qualité de vie va progresser, tout le monde va y gagner »

Sauf qu’en travaillant l’équivalent de 4 jours « d’avant », les salaires ont stagné, stagné, stagné, le niveau de vie aussi pendant que le coût de la vie a lui curieusement facilement trouvé le chemin de la croissance, laissant de plus en plus de familles sur le côté du chemin.

Les Belges n’ont pas fait les 35 heures, en lieu et place ils se font une guéguerre entre communautés linguistiques mais l’esprit est le même :

« Je veux te prendre ce que j’estime qu’il me manque et j'en ai le droit parce que tu n’es pas comme moi… »

L’idée de se retrousser les manches et de travailler ensemble à l’amélioration des choses est morte et enterrée, pardon on n’enterre plus, on incinère…

Habituellement, les histoires belges sont drôles enfin pour les non-Belges, cette fois-ci ils seront parvenus à faire l’unanimité dans l’autre sens ; une sorte d’exploit révélateur et inutile en inventant un inénarrable « Laboratoire d’expérimentations égoïstes de masse ! »



Bonne journée !


P.S : J - 12

mardi 6 novembre 2007

Mercredi 7 novembre 2007

La construction européenne exacerbe les passions !

Je trouve particulièrement intéressant que l’Helvète, installé à Monaco depuis bientôt 15 ans, qui vous accueille en ces pages soit si souvent confronté aux affres de la mise en place d’un continent-nation.

Dernier épisode en date, la réception d’un argumentaire percutant en faveur de l’expression d'un vote populaire (Voir ci-dessous).

Sur le plan du principe, comment voulez-vous qu’un Suisse élevé au lait de la démocratie directe soit contre l’idée d’un référendum ?

D’un autre côté, comment voulez-vous qu’un Européen convaincu comme votre serviteur puisse prendre le risque d’un nouvel accroc à cette indispensable concorde dont ces interminables traités constituent le socle moderne ?

Eléments de réflexion :































Bonne journée et à demain !


P.S : J - 13

lundi 5 novembre 2007

Mardi 6 novembre 2007

Sunrise…

J’aime cette idée que tout recommence chaque jour, que le soleil imperturbable reviendra toujours, en tout cas pour le toujours des hommes, pour ce toujours si bien défini par Saint-John Perse :

« A la question toujours posée, Pourquoi écrivez-vous ?", la réponse du Poète sera toujours la plus brève : Pour mieux vivre ! »



J’emprunte ma conclusion à la Québécoise Jacqueline Dupuy, contemporaine de ma mère :

« Pourquoi toujours attendre une occasion meilleure et se réserver ? Le meilleur est toujours présent, on se gaspille à force de se réserver… »

Bonne journée, excellente journée à tous…


N.B: Bravo à Daniel Pennac pour le Renaudot, je garde un souvenir lumineux de sa chaleureuse présence lors de l'annonce de mon prix pour "Genia" à Paris, voici quelques années !

P.S : J - 14

Lundi 5 novembre 2007

La vie et une trace…

Que d’émotions !

Hier, il nous a fallu détailler une carte météo pour réaliser que le temps n’était pas identique partout car la journée était parfaite en Provence, ciel de ce bleu dont les peintres se délectent depuis des générations, air à 20°, il faisait bon vivre :



C’était le milieu de l’après-midi, j’étais parti pour rentrer paisiblement en moto et je m’arrêtais régulièrement pour immortaliser les points de vue merveilleux qui m’entouraient :



J’étais d’autant plus heureux que j’allais emprunter une route mythique, la Combe de Lourmarin, serpent d’asphalte trouvant son chemin au cœur d’une étroite et sinueuse vallée, le paradis des motards !

Je me suis engagé dans ce « Luna Park » pour 2 roues et ai alors enchaîné les virages, gauche, droite, gauche, droite, etc… manœuvres des dizaines de fois recommencées pour le plus grand plaisir de votre serviteur.

Je goûtais à cette conjonction parfaite, un grand sourire caché sous mon casque, lorsque j’ai été doublé par un motard juste avant un grand virage à gauche…

Roulant tranquillement, je n’oublie jamais que je suis l’heureux père de 4 fantastiques garçons, je n’ai pas été étonné que mon rythme ne soit pas celui de tout le monde. La suite, par contre, a eu de quoi attirer mon attention.

Car, juste après son freinage, la moto qui ne me précédait que d’une vingtaine de mètres a perdu son avant, s’est mise à glisser sur le flanc en soulevant des gerbes d’étincelles, le pauvre pilote étant éjecté et finissant sa course contre les rochers qui, intelligemment (!?), bordent cette route adorée des motards.

J’ai à mon tour sauté sur mes freins, me suis rangé et ai couru auprès de lui pour le secourir…

Fort heureusement, il ne souffrait « que » de contusions au dos et à l’épaule et avait conservé la mobilité de tous ses membres !

Juste après, j’ai encore pu constater que la solidarité motarde n’était pas un vain mot puisque 10 minutes plus tard, un groupe s’était constitué de tous ceux qui étaient passés là et s’étaient – bien évidemment en logique motarde – arrêtés pour donner « un coup de main ».

Nous n’avons pas mis longtemps à comprendre ce qui lui était arrivé, à sa demande j’ai fait cette photo :



On peut voir une ligne claire tout au long du virage, c’est une trace de gas-oil que la DDE locale a simplement recouvert d’un produit absorbant, sans aucune autre signalisation !

La victime du jour a mis sa roue avant dessus et s’est retrouvé par terre avant que de comprendre quoi que ce soit à ce qui lui arrivait…

Il m’est avis que la responsabilité de ces « saupoudreurs » inconscients va être chatouillée d’ici peu !

Quant à moi, après une bonne heure sur place à attendre l’arrivée des secours puis le départ de notre nouvel « ami » en ambulance, je suis rentré en méditant sur le grain de sable ou la goutte de diesel malodorant qui peuvent faire basculer une vie…

Bonne journée à tous et à demain !


P.S : J - 15

dimanche 4 novembre 2007

Dimanche 4 novembre 2007

Quels ancêtres !

Extraordinaire reportage d’Arte (« Lascaux, le ciel des premiers hommes - Diffusé samedi soir, 3 novembre) consacré à la recherche d’une Ethno-astronome française Chantal Jèques-Wolkiewiez qui, franchissant allègrement les barrières interdisciplinaires dressées par les spécialistes, propose une lecture révolutionnaire des fresques de Lascaux.

Au terme d’une recherche de 7 ans, elle affirme en effet que les dessins de la célèbre grotte ornée ne seraient pas que les balbutiements artistiques d’une humanité s’éveillant à l’art mais la carte du ciel, tel qu’il se présentait à nos ancêtres voilà 17'000 ans !



Cette affirmation, péremptoire d’un premier abord, s’appuie sur l’étude systématique de 130 grottes investies par les hommes qui lui a permis de démontrer que seules 4 d’entre elles n’étaient pas orientées astronomiquement (Equinoxes ou solstices), 4 sur 130, la statistique faisait plus que confirmer son intuition.



Mais Lascaux allait lui permettre d’aller encore plus loin et de révéler une humanité du Paléolithique supérieur autrement plus évoluée et sensible que le portrait qui nous en était fait jusqu’à lors…

Car, des sauvages dessinant des animaux qu’ils prenaient pour leurs Dieux, on passe à des êtres en proie à un questionnement profond sur leur existence et leur devenir, observant nuit après nuit, année après année, génération après génération, ce ciel que la lumière de nos villes « modernes » a depuis éteint.

Ces hommes ont inventé des méthodes de relevés astronomiques, des outils pour les rapporter précisément sur des parois hautes de plusieurs mètres et léguer ainsi à leurs descendants leurs connaissances afin de leur permettre de poursuivre leur quête, la quête…

Bien entendu, les spécialistes émettent des réserves car s’ils ne peuvent remettre en question la découverte de Chantal Jèques-Wolkiewiez sur l’orientation des grottes (Les chiffres sont têtus), ils traînent les pieds devant la remise en cause de leur interprétation des fresques.

Imaginez d’anciens savants capables de tels prodiges vexants, 17'000 ans plus tard, les « experts » actuels qui n’avaient pas vus et pas compris la portée de ce qu’ils étaient en charge d’étudier ; on peut comprendre que l’évolution des « modernes » prenne quelque temps encore…

Pourtant, tout était préparé pour cette découverte puisque sur le site officiel de Lascaux, on peut lire cette explication qui fait écho aux travaux de Chantal Jèques-Wolkiewiez :

« L'iconographie des grottes se limite à trois thèmes fondamentaux : les animaux, les représentations humaines et les signes. Nous ne retrouvons sur ces parois aucune évocation ni du paysage extérieur, ni des essences végétales de l'époque »



Nos ancêtres auraient donc passé des mois et des années à tracer des motifs sur ces parois en oubliant le paysage et ce qui le composait ?

Lorsque l’on écoute Chantal Jèques-Wolkiewiez expliquer et démontrer que les dessins « d’animaux » sont la représentation exacte des constellations, l’une après l’autre et dans le bon ordre, une autre vérité se fait jour… et si non seulement le « paysage extérieur » n’avait pas été oublié mais que ces merveilles représentent aussi bien une voûte céleste admirablement restituée que leur soif de transcendance ?

Quelle magnifique perspective et quel honneur rendu à ces hommes, nos parents d’il y a quelques générations…

Bon dimanche et à demain !


N.B : Cette émission est reprogrammée ce dimanche à 14h00 et le 7 novembre à 9h00…

P.S : J - 16

samedi 3 novembre 2007

Samedi 3 novembre 2007

Réchauffement climatique : Et si je changeais mes habitudes ?

Cette semaine, en me promenant avec ma belle à moto, j’ai pris conscience que je n’avais pas encore fait ma révolution verte, la mienne…

Oh, je pense être au quotidien nettement plus respectueux de la planète que la plupart et, en plus d’un comportement écolo de base, nous travaillons ma femme et moi depuis 10 ans au développement d’une plate-forme globale d’information et de sensibilisation à la défense de la vie, plus particulièrement dédiée aux Droits de l’Enfant et à l’Environnement.

Mais, est-ce suffisant ?

Parviendrons-nous à vraiment changer les choses et l’évolution dramatique annoncée en « faisant mieux que la plupart des autres » ? Je ne le crois pas…

Alors, en roulant dans ces paysages magnifiques en direction de Carcassonne, je me suis demandé quelle pourrait être ma contribution concrète, ce que je pourrais changer dans mon mode de fonctionnement et qui pourrait avoir un effet immédiat sur la planète ?

Economiser les énergies ? Nous avons déjà équipé depuis longtemps notre « home, sweet home » d’une isolation performante, de doubles vitrages, d’ampoules nouvelle génération, nous faisons attention à notre consommation d’électricité, d’eau, etc…

Et pourtant…

Tout cela était logique et ne demandait « que » d’accepter d’investir de l’argent, en partie récupéré en faisant des économies sur le long terme, non, le vrai changement n’était pas là.

Et, un soir à Carcassonne, en parlant à nos enfants sur Internet, la révélation s’est faite !

J’ai bien dit « révélation » et pas « révolution », ne vous attendez pas à la recette de la pierre philosophale, celle qui transformera le plomb de la pollution en or de la nature enfin préservée, j’ai simplement ouvert les yeux et mis ensemble des éléments préexistants.

D’un côté, votre serviteur avec son projet qui nécessite de nombreux contacts internationaux pour être mené à bien, de l’autre une planète qui étouffe et, au milieu :



Skype ! Skype que j’utilise comme des millions d’autres personnes à travers le monde, qui me permet d’avoir une équipe créative à Mumbai en Inde, un coordinateur graphique en Bretagne, un studio en Suisse et de n’être dans aucun de ces lieux malgré que je travaille journellement avec des personnes qui, elles, s’y trouvent…

Pourquoi ne pas pousser la logique encore plus loin ? Pourquoi ne pas tenter de « rencontrer » mes futurs contacts professionnels de cette manière me permettant ainsi d’éviter de nombreux voyages très coûteux en CO2 ?

En plaisantant avec mes fils sur Skype, j’ai réalisé que j’étais de la « vieille école », celle qui rencontre les gens, leur sert la main et partage un moment en tête à tête avec eux… mais peut-on encore se permettre ce luxe ?

Doit-on encore raisonner de cette manière ?

J’ai personnellement décidé que non ! J’ai plusieurs rendez-vous à organiser prochainement pour notre projet, je me réjouis de proposer à ces partenaires potentiels de nous « rencontrer » par le biais d’un écran et d’une WebCam et de voir quelle sera leur réaction…

Après tout, ils s’apprêtent à faire la connaissance de :



Le contexte est favorable à une prise de conscience, non ?

Je vous tiendrai au courant !

Bonne journée et à demain…


P.S : J - 17

vendredi 2 novembre 2007

Vendredi 2 novembre 2007

Climat ou économie, la facture est en dollars...

La crise « immobilière » américaine ne fait que commencer !

Celle que la presse spécialisée a surnommé la crise des « subprimes », que l’on pourrait traduire par « prêts immobiliers à risque », n’a pas fini de faire parler d’elle et de provoquer des soubresauts violents.

Car, si l’épicentre est sans nul doute situé aux Etats-Unis, ses effets sont globaux comme une certaine économie « moderne » !

Afin de bien comprendre l’étendue des difficultés en cours et surtout à venir, commençons par les chiffrer, que représente l’emprunt hypothécaire chez l’Oncle Sam ?

800 milliards de dollars…

A titre de comparaison, c’est plus que le PIB de l’Australie, de la Turquie ou des Pays-Bas ; selon la Banque Mondiale, il n’y a que 14 pays à avoir un PIB supérieur à l’engagement hypothécaire actuel des Etats-Unis.

D’où vient cette crise ?

De l’oubli du principe cardinal de l’impossibilité d’une croissance infinie dans un monde qui ne l’est pas. Concrètement, pour augmenter leurs marges les banques US ont mis en place des prêts hypothécaires aux taux majorés pour leurs clients présentant un profil risqué.

En lieu et place de payer chaque mois une mensualité composée d’une part de remboursement et d’une part d’intérêt, ces clients se contentaient de payer un intérêt plus élevé et comptaient sur l’augmentation continue des prix de l’immobilier pour revendre leur bien, quelques années plus tard, et encaisser alors un bénéfice.

Parfait tant que les prix montent, suicidaire lorsqu’ils stagnent ou dégringolent… ceci dans un contexte dans lequel les prix de l’énergie sont en constante hausse, comme les taux d’intérêt ces dernières années, ce qui signifie plus de charges pour les clients, des revenus qui ne suivent pas et l’obligation in fine de vendre leur bien.

Mais comme le produit de la vente ne suffit pas à couvrir leur emprunt, ils se retrouvent en grande difficulté, la banque récupère leur bien en garantie mais ne peut le négocier du fait des prix en chute libre, les propriétaires vertueux voyant eux aussi la valeur de leur bien s’écrouler, la confiance s’étiole, la spirale s’auto entretient et s’aggrave…

Les banques assises sur des garanties chancelantes sont à leur tour en situation précaire, déstabilisant l’ensemble de l’économie nationale et lorsque l’on parle des Etats-Unis, on parle de l’économie mondiale !

Un malheur n’arrivant jamais seul, il faut justement que la première puissance du monde soit dirigée par un cow-boy belliqueux ayant entraîné son pays dans un triste remake de la guerre du Viêt-Nam ; belliqueux et mégalomane puisque la tragédie irakienne ne lui suffit plus et qu’il menace dorénavant ouvertement l’Iran, contribuant ainsi à faire grimper, grimper, grimper ce liquide nauséabond qui coule dans les veines familiales.

Le tableau, à l’égal du pétrole, peut sembler sombre, il est réaliste.

Le dogme d’une croissance permanente bat chaque jour davantage de l’aile car le bonheur économique des uns se nourrissait du malheur des autres qui ne l’acceptent plus, jusqu’à la planète qui manifeste son désaccord de manière si visible que la potentielle inquiétude agissante laisse la place à une incrédulité dramatiquement statique.

Pour remédier à tout cela, la banque centrale américaine joue avec ses taux et déprécie en continu sa monnaie pendant que le Comité Nobel distingue l’ancien bras droit de Bill Clinton pendant 8 ans (1993-2001) qui était pourtant « aux affaires » lors de la négociation du Protocole de Kyoto mais n’était pas parvenu à le faire ratifier par son pays.

Comme une sorte de « subprime » aux bonnes intentions, la question étant de savoir si notre monde n’a pas plus besoin de résultats que de déclarations ?

Qu’attendre des mois à venir ?

De nombreux spécialistes anticipent un ralentissement économique dont le point de départ sera situé aux Etats-Unis avec des consommateurs ralentissant leur frénésie d’achat et augmentant leur épargne, ceci obèrera fortement la rentabilité des entreprises donc leurs cours de bourse qui, de concert avec les inquiétudes sur la solidité du système bancaire, génèreront de violentes corrections (Terme pudique, synonyme de fortes baisses) aussi bien à New-York et Chicago qu’en Europe et Asie.



Pour le dire autrement, il ne serait pas étonnant qu’à l’égal de l’état de la planète, la partie de poker menteur économique soit entrée dans une phase de réalisme !

Bonne journée et à demain…


N.B : Bien entendu, il n’y a pas de comparaison possible entre la politique menée par Al Gore et celle de son successeur, le faucon Dick Cheney, il est seulement extrêmement dommageable que son engagement écologique n’ait pas été couronné de succès lorsqu’il était « en responsabilité ».

P.S : J- 18