Continuum 2

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jeudi 31 janvier 2008

Vendredi 1er février 2008

Bilan d’un mois de janvier exceptionnel

Permettez-moi aujourd’hui de vous remercier et de vous féliciter pour votre fidélité car « Continuum II » vient d’enregistrer en ce début d'année 2008 son nouveau record de fréquentation :



Pour les aficionados des statistiques, le précédent pic datait du mois de juin 2007…

L’autre événement que je souhaiterais graver dans le marbre numérique est le premier cours de théâtre de notre cadet ; après le piano, son registre artistique s’étend à sa plus grande joie…



En conclusion de ce bref regard sur ce mois qui s’est achevé, je vais me permettre de citer un commentaire laissé par Thierry auquel je souscris absolument, merci à lui pour sa contribution plus que pertinente.

Je vous quitte ici car les derniers mots du jour ne seront pas de moi, bonne journée et à demain

Espace libre à Thierry :

« A mes yeux, ce n'est pas ce que nous sommes qui m'importe mais ce que seront nos enfants. Nous avons la possibilité en tant qu'adultes, si nous parvenons à sortir de notre "sommeil éveillé" de lutter autant que possible contre les dictatures de pensées et de comportements qui nous assaillent.

Mais qu'en est-il de nos enfants ?

Les parents conscients de la main mise du monde sur les jeunes esprits peuvent tenter de leur ouvrir les yeux mais ils doivent dès lors lutter contre des enseignants formatés, des médias formatés, une société formatée. Conditionnements, éducation modélisée, pensées légiférées...La lutte est constante. Le défi immense car une génération supplémentaire d'individus décérébrés n'est pas souhaitable...

La quête spirituelle est la seule issue, l'engagement dans une voie de développement personnel, car il s'agit de comprendre que l'humanité n'est que le reflet des mondes intérieurs de chaque individu, qu'elle n'est que le condensé de ce que chaque être humain y dépose. Nous sommes responsables. L'humanité n'est pas une entité indépendante sur laquelle il est possible de rejeter les fautes.

"Ce monde est fou".

Non sens. Nous sommes le monde.

Acceptons-nous de rester fous ? »

Jeudi 31 janvier 2008

Le capitalisme américain ? Une vraie busherie !

Après avoir mis la planète sens dessus dessous avec un corpus économique basé sur la seule croissance, les Etats-Unis, trouvant sans doute qu’il n’y a pas encore assez de mousse dans le shaker financier global, viennent d’en remettre une sérieuse couche en faisant plonger leur taux directeur à 3 %.

Soit, une baisse de 1,25% en à peine plus d’une semaine !

Certains parlent de pilotage à vue, j’ose le terme de « massacre à la tronçonneuse »…

Car, quel est le contexte ? 2 thèses majeures s’affrontent en ce début de XXIème siècle, à ma droite les « ultra libéraux » tenants d’une croissance forte perpétuelle, fontaine de jouvence d’une humanité « plus », plus de gens, plus de consommateurs, plus de production, plus de dépenses, plus de profits, etc…

A ma gauche, les défenseurs du principe qu’une croissance infinie dans un monde fini est impossible et que « l’hyperconsommation » ne peut mener qu’à la faillite, qu’au désespoir et qu’à la destruction de notre environnement.

Un bref coup d’œil autour de nous et une oreille attentive aux informations auraient tendance à nous convaincre facilement que la consommation à tout prix n’est pas la panacée universelle.

Mais Georges W. Bush et son orchestre, pardon sa Banque Centrale, (La Fed pour ceux qui « savent »), veillent et s’assurent en temps réel que le bon peuple n’ait pas le choix du poison qu’il ingère quotidiennement, explications…

Plus encore que le QI de W (Quoique la mesure de son QE serait plus adéquate) ou que le million de morts irakiens de sa guerre du pétrole, un chiffre est passionnant parce qu’il explique à lui seul la « politique de civilisation » des ultralibéraux : celui de la croissance américaine, de 4,9% au troisième trimestre elle a brutalement plongé à 0,6% au dernier ; conséquence ?



Cette baisse de taux qui provoque un nouveau maelström financier avec un euro qui s’envole, contraignant l’Europe à améliorer encore et toujours sa productivité donc à délocaliser sa production, pendant que les Etats-Unis parient sur une reprise de la consommation intérieure et un atterrissage sur le ventre – mais espèrent-ils, pas trop catastrophique – de la crise de l’immobilier, dite des « subprimes ».

Qui a intérêt à ce jeu de massacre ?

En premier lieu, les conglomérats mondiaux qui trouvent dans ces secousses successives d’incessantes possibilités de « ventes à la découpe » donc d’extension de leurs possessions…, charge à leurs marionnettes « élues » de conduire la politique idoine.

Le bon peuple, qui tente de surnager, se réconforte comme il peut, notamment en consommant frénétiquement dès qu’il le peut (Crédit, crédit, crédit…) et n’a plus un neurone disponible pour constater les ravages sociaux et environnementaux causés par ces nouveaux « marchands du temple ».

La question qui fait froid dans le dos est : Hillary Clinton, Barack Obama ou John McCain feront-ils une autre politique ?

Nous pouvons déjà être sûr du contraire pour Mitt Romney, l’avenir s’annonce donc contrasté, restons concentrés les amis, concentrés…

Bonne journée et à demain !


P.S : Ma chronique d’hier a semblé peu claire à certains d’entre vous, ce sentiment a été excellemment résumé par cette question : « Etait-ce caustique ou de l’encaustique ? »

Caustique, bien entendu…

mardi 29 janvier 2008

Mercredi 30 janvier 2008

Les gens sont méchants !

A l’heure où le gouvernement le plus écolo de l’histoire hexagonale est à l’œuvre, des esprits chafouins prétendent que les nouvelles primes distribuées aux automobilistes assurent dans les faits la promotion du diesel – dont, par un malheureux hasard, les constructeurs tricolores sont les grands spécialistes – au détriment de toute logique, sous prétexte que les particules fines émises par ce carburant seraient une grave menace pour la santé.

Il semble même que l’Institut Français de l’Environnement (Excroissance du Ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables) soit passé entre les mains de ces opposants ! Voir ci-dessous :



En rapport avec ces bonus et superbonus (sic !) versés en France pour tout véhicule propre immatriculé en France, je vous propose un film intéressant, intégralement tourné dans le paisible Luberon.

Ses paysages naturels offrent un contraste saisissant avec les dégagements de certaines automobiles…

Cette modeste vidéo montrera la pertinence des choix gouvernementaux en matière d’environnement, spécialement de pureté de l’air.

Vive le diesel et les particules durables dans les poumons !

Les gens sont méchants…

Vidéo – Petite fenêtre

Vidéo – Grande fenêtre

Plus de propa... pardon, plus d’infos officielles :

Ce "bonus" écologique qui s’applique à tout véhicule neuf commandé depuis le 5 décembre 2007 est versé pour l’achat d’un véhicule émettant moins de 130 grammes de CO² par kilomètre. Le montant du "bonus" écologique est d’autant plus élevé que les émissions de CO² sont faibles :

1 000 euros pour les véhicules émettant moins de 100 grammes de CO² par kilomètre ;

700 euros pour les véhicules ayant des émissions comprises entre 101 et 120 grammes de CO² par kilomètre ;

200 euros pour les véhicules ayant des émissions comprises entre 121 et 130 grammes de CO² par kilomètre.

Lorsque l’acquisition d’un véhicule éligible au "bonus" est accompagnée de la mise au rebut d’un véhicule de plus de 15 ans, elle donne droit à un "superbonus" de 300 euros (prime à la casse). Depuis le 1er janvier 2008, un système de "malus" (écopastille) sur l’achat des voitures neuves les plus polluantes est également instauré.

Mardi 29 janvier 2008

Il doit y avoir un concours !

Organisé par le « Club des FM », soit le « Club des Fameux Managers » (Qu’imaginiez-vous ?) et dont l’objet est de régulièrement propager l’information la plus invraisemblable possible afin de repousser toujours plus les limites de la crédulité humaine.

A titre d’exemples, nous avons eu le nuage radioactif de Tchernobyl qui avait eu la délicatesse de contourner la France, les armes de destruction massive du futur pendu Saddam Hussein, le 11 septembre 2001, l’impossible traque de Ben Laden ou, en remontant à peine dans le temps, l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy avec sa balle magique, etc...

Plus c’est gros, plus c’est beau ! Mais, on peut encore et toujours faire mieux…

Prenez la Société Générale, un trader de base pourrait engager l’établissement pour un montant de 50 milliards d’euros, soit plus que la valeur de la Banque, plus que le PIB du Luxembourg, du Qatar ou de la Slovaquie, en « bricolant » les 5 niveaux de contrôles opérés par plus de 2'000 personnes, simplement grâce à des codes conservés de ses anciennes fonctions dans la Banque ?

Ben voyons…

La meilleure preuve de l’envergure de la magouille étant donnée par cette information parue ce matin :

« Le trader de la Société Générale Jérôme Kerviel a été mis en examen lundi soir notamment pour "abus de confiance", "faux et usage de faux" et laissé en liberté sous contrôle judiciaire contre l'avis du parquet. »

Une escroquerie de 4,9 milliards d’euros ne suffit donc plus à être embastillé, même si son auteur, présumé innocent mais déjà désigné comme seul coupable était un « fraudeur formidablement dissimulateur », dixit Daniel Bouton, PDG de la Société Générale.

A communiquer à tous les voyous de seconde zone qui se retrouvent à l’ombre pour une voiture volée, les barèmes dépendent donc effectivement de votre ambition et de vos résultats.



Justice, je ne sais pas combien cela prend de milliards mais il faut beaucoup de zozos, pardon de zéros !

Bonne journée, à demain

lundi 28 janvier 2008

Lundi 28 janvier 2008

Hygroma, kézako ?

Aujourd’hui, une recette pour occuper ses journées et même ses nuits ou, variante, obtenir un arrêt de travail d’une semaine !

Prenez un bipède standard, moi par exemple, commencez par lui faire ressentir une très légère douleur lors de l’appui du coude droit sur une table puis laissez passer une nuit. Le matin suivant, générez un picotement mais dans L’AUTRE coude ( ?) et faites gonfler, gonfler.

Pour augmenter l’effet, n’oubliez ni la couleur, ni la chaleur, jusqu’à obtenir un joli tableau tel que celui-ci :



Il ne faut pas non plus négliger la notion de vive douleur au simple toucher, ne parlons même pas d’une pression, même légère…

Le médecin qui m’a ausculté hier soir, après m’avoir demandé si j’avais reçu un choc, fait un faux mouvement, buvait trop, été piqué, etc… a conclu avec angélisme que « de toute façon, la plupart des fois, on ne sait pas ce qui provoque un hygroma ».

Hygroma, le mot était lâché !

Un nom pareil qui fait engrais ou produit pour traiter les piscines ne pouvait être que quelque chose de « spécial » à vivre… je vous le confirme, ma première nuit a été « particulière ».

Quant à l’arrêt de travail potentiel qui réjouissait mon interlocuteur, heureux de m’offrir cette contrepartie aux douleurs présentes et à venir, comment me réunir avec moi-même et m’expliquer que je dois me reposer ?

Je sais bien que mon épouse vient de soutenir une thèse sur les schizophrènes mais l’argument aurait plutôt des allures de repoussoir, j’ai alors décliné cette opportunité de « vacances » surprise.

Cette expérience aura au moins une vertu, celle de remettre en question le concept de « se tenir les coudes », si vous pouviez laisser le mien tranquille…

Bonne semaine et à demain !

dimanche 27 janvier 2008

Dimanche 27 janvier 2008

Retrouver…

Lorsque j’ai vendu mon cabinet d’architecture, il y a une quinzaine d’années, j’ai été accompagné sur le long et délicat chemin des négociations, puis des contrats, par un ami qui tenait plus le rôle de grand frère que celui, officiel, d’avocat.

Je l’avais rencontré quelques années auparavant à l’occasion de la mise en concurrence d’un mandat par une société qu’il représentait. Ayant eu la bonne idée de remporter cette affaire, son développement et sa réalisation nous ont permis de nous connaître et de sympathiser.

Notre relation s’est approfondie, il est notamment le parrain d’un de mes garçons, et quand l’idée de vendre la première « œuvre » de ma vie a germé, c’est tout naturellement vers lui que je me suis tourné pour m’aider et me soutenir.

Il représentait, comme esquissé en préambule, ce grand frère que je n’ai jamais eu et sur lequel je pouvais m’appuyer en absolue confiance, la vie se rattrapait bien d’une enfance très malheureuse.

A l’ombre de cette colline calviniste…



Puis, mon cabinet vendu, j’ai travaillé pendant un peu moins de 2 ans pour mon repreneur mais… libre créatif, je suis, libre créatif, je resterai… et l’évolution de carrière tranquille avec un gros salaire à la clé au milieu de « fonctionnaires » dont la principale – et seule pour certains – ambition était de « travailler moins pour gagner autant », n’était pas pour moi, pas du tout.

Je suis donc parti de ce grand groupe, ai écrit « Genia », quitté la Suisse pour Monaco puis créé « CyberDodo »…

Au milieu de ce maelström, j’ai doucement mais sûrement perdu de vue Robert, impossible d’expliquer pourquoi ou comment… Notre proximité d’âmes me garantissait sans doute que rien n’était cassé mais ce n’est rien de plus qu’une piètre excuse.

Les années ont passé…

Quelques temps avant le Noël dernier, j’ai ressenti le besoin de le revoir, mon « grand frère » me manquait ! N’osant pas faire irruption sans préavis, je lui ai envoyé un mot et ai attendu, pas longtemps.

D’une commune volonté, nous avons décidé de nous revoir lors de mon prochain séjour à Genève, cela s’est fait cette semaine.

J’avais le cœur qui tapait en revenant au pied de cette vieille ville si riche en souvenirs (C’est également là que se situait mon cabinet), j’ai levé les yeux pour m’assurer que ma mémoire ne me trahissait pas et que j’étais bien arrivé et qu’ai-je vu ? (Pour ceux qui ne reconnaîtraient pas le sigle, cliquez ici)



Incroyable… je renonce à décrire mon sentiment.

Quelques mètres encore, la porte de l’étude s’ouvre. Je suis en avance et m’installe dans un fauteuil, en face de moi bien qu’absent physiquement mon ami est déjà là…



Un peu plus tard, il arrive, nous tombons dans les bras l’un de l’autre ; c'était comme si nous nous étions quittés hier…

Un fils unique qui retrouve son grand frère, ce n’est pas tous les jours.

Bon dimanche, en famille, et à demain

vendredi 25 janvier 2008

Samedi 26 janvier 2008

Mer et montagne…

La photo est-elle un art ?

Cette extraordinaire capacité de l’homme moderne de s’élever dans les airs nous permet de nous poser concrètement la question en examinant les 2 visions que je vous propose modestement ci-après.

La mer :



La montagne :



La réponse :

C’est la Nature qui est l’artiste, nous ne sommes que des témoins dans le meilleur des cas et, si souvent, trop souvent, des sagouins suicidaires…

De tels tableaux, de tels enchantements méritent infiniment mieux que les bipèdes destructeurs qui la colonisent et la massacrent mais, une fois de plus, c’est une autre histoire.

Excellent week-end à vous et à demain !

jeudi 24 janvier 2008

Vendredi 25 janvier 2008

Un monde encore plus fou !

Que celui que nous anticipions…

Un monde dans lequel une banque française (La Société Générale) peut perdre près de 5 milliards d’euros, 5 milliards, suite aux malversations d’un seul collaborateur !

Plus 2 milliards pour s’être imprudemment engagée dans les trop fameuses « subprimes ».

Cette avalanche de bonnes nouvelles méritant un courrier du « boss », un courrier à 7 milliards tout de même, ce n’est pas tous les jours.

Un courrier qui inclut cette phrase qui restera pour la postérité :

« Pour autant, ni cette perte exceptionnelle, ni les provisions passées pour couvrir les éventuelles dépréciations d’actifs liées à la crise qui affecte le marché de capitaux depuis l’été dernier, n’empêcheront la banque de réaliser un bénéfice net sur l’année 2007 »

La preuve :



Pour mémoire, près de 20'000 enfants meurent de faim tous les jours dans un monde où une seule banque peut perdre 7 milliards d’euros en une année et malgré tout « réaliser un bénéfice net ».

Encore plus fou que prévu…

Définitivement trop ?

Bonne journée et à demain


N.B : Pour ceux que cela intéresse et je sais qu’ils sont nombreux en ces pages, ces 7 milliards d’euros gaspillés en 2007 par la Société Générale auraient permis de sauver tous les enfants souffrant de la faim dans le monde pendant plus de 3 ans !

A titre de rappel, il y a environ 6 millions d’enfants qui sont morts de la faim l’an dernier et les nourrir n’aurait coûté qu’un peu plus de 2 milliards… (Sur la base généralement admise d'un euro par jour et par enfant)

N’oubliez jamais, Messieurs les brasseurs d’argent, que vous n’emporterez au Paradis ni vos euros, ni même sans doute votre âme…

mercredi 23 janvier 2008

Jeudi 24 janvier 2008

Ah, l’exemple des grands-parents…

En référence à l’ami Serge qui a fêté hier ses 53 ans, entouré avec bonheur de sa mère et de son père, j’ai envie aujourd’hui de rendre hommage aux grands-parents; aux miens disparus depuis longtemps…, à ceux de mes enfants et à tous les autres, si importants pour l’équilibre des familles et spécialement des petits-enfants.

Un de mes amis, psychiatre helvétique renommé, avait d’ailleurs consacré sa thèse de doctorat aux grands-parents et à leur rôle structurant, attirant mon attention et mon intérêt sur la mission unique et irremplaçable de chaque génération.

Lorsque l’idée de ces chroniques successives, enfants, parents puis grands-parents m’est venue, j’avais imaginé vous parler du recul des aînés, de leur patience, de leur écoute, de leur compréhension, puis…

Puis, j’ai observé nos chattes, admiré le flegme de l’aînée devant les facéties interminables de sa cadette, sans parler de sa résignation face au jeu idiot du reflet du soleil lui arrivant dans les yeux dont vous verrez un extrait ci-dessous, œuvre de quelqu’un dont j’ai opportunément oublié le prénom.

J'ai alors conclu que cette vidéo serait le meilleur hommage aux grands-parents, à vous de juger :

Vidéo – Petite fenêtre

Vidéo – Grande fenêtre

Bonne journée, à demain

N.B: Pour celles et ceux qui ne parviendraient pas à visionner la vidéo, elle est également disponible ici

mardi 22 janvier 2008

Mercredi 23 janvier 2008

Ah, l’exemple des parents…

Lorsque l’on a le bonheur d’avoir des enfants et de les accompagner sur le chemin de la vie, nombreuses sont les opportunités de montrer l’exemple et sans doute encore plus nombreux sont les moments où, malheureusement, on rate l’occasion de le faire.

Nous nous en rendons surtout compte chez les autres, en trouvant qu’untel parle trop durement à son fils si émotif ou que tel autre ferait bien de châtier son langage s’il ne souhaite pas que sa fille très à l’écoute ait rapidement à sa disposition un vocabulaire peu en rapport avec son âge.

Quand, il ne s’agit pas de comportements plus sérieux liés au tabagisme, à l’alcool ou pire…

Que nous le voulions ou pas, que nous le réalisions ou pas, nous sommes des modèles pour nos enfants, modèles positifs à dépasser, modèles négatifs à rejeter dans le meilleur des cas ou trop souvent à imiter pour le plus grand malheur des petits concernés.

Il n’y a pas de permis pour être parent, pas de formation, pas de diplôme, heureusement parce que quelle autorité serait assez prétentieuse pour s’arroger le droit de juger de la capacité de quelqu’un à aimer sa descendance et à bien l’élever.

Mais, d’un autre côté, certains - dont je suis - rêveraient d’une information qui attirerait l’attention des futurs parents sur quelques sujets sensibles, quelques chausse-trappes, quelques virages qu’il est si important de connaître et de bien négocier.

A commencer par le fait que l’enfant dès sa conception est un être humain qui a des droits… mais c’est un sujet qui méritera une autre chronique…

Pour rendre hommage aux parents qui jour après jour donnent le meilleur d’eux-mêmes pour que leurs enfants soient heureux, j’insère ci-dessous un extrait d’un rapport de visite de cantine affiché fièrement sur le tableau d’information de l’école d’un de mes garçons.

Comme vous pourrez le remarquer, l’objet de cette prose était clairement alimentaire et pas orthographique !


Pour ceux qui auraient de la difficulté à lire (La photo n’est pas très bonne parce que je ne voulais pas attirer l’attention et je me suis vraiment dépêché pour la prendre), il est écrit :

« Les enfants de primaire sont invités à faire un passage aux lavabos avant la cantine et il leur est souvent rappeler (Sic !) que des mains propres à table favorise (Resic !) une bonne santé – charge à nous, parents de le leur répéter….encore ! »

Gentils parents, si gentils parents…

Bonne journée à eux et à demain

lundi 21 janvier 2008

Mardi 22 janvier 2008

Drame à conséquences mondiales…

J’imagine qu’à la lecture de ce titre, vous anticipez un article sur la chute globale des bourses ; point du tout, le vrai drame qui se déroule en ce moment - dans l’indifférence générale - n’est pas celui-là.

Il se passe dans une région qui est si souvent mentionnée dans l’actualité que « quelques » morts journaliers ne suffisent plus à émouvoir qui que ce soit, terrible démonstration de la folie suicidaire de notre époque.

Malgré des milliers, des dizaines de milliers, des centaines de milliers de victimes (Morts ou blessés), l’horreur peut toujours franchir un nouveau palier, sans provoquer de réaction ; c’est ce que le monde constaterait s’il consentait à tourner son regard dans cette direction :



A la vue d’une telle carte, on comprend d’ailleurs aisément que les intérêts des uns et des autres n’ont pas été mesurés à la même aune…

Pourquoi en parler aujourd’hui ?

Parce que le million et demi d’habitants de la bande de Gaza n’a plus d’électricité depuis dimanche dernier ! (Notez qu'il paraitrait – à confirmer – que du fuel serait livré à la centrale aujourd’hui pour assurer une semaine de fonctionnement, wait and see).

Son puissant et nucléaire voisin a donc décidé « grâce » à son blocus de dérouler un voile d’obscurité sur la pénurie alimentaire (Pour info, 3 quarts de habitants de Gaza ne survivent que grâce à l’aide des organisations internationales), sanitaire et la violence quotidienne…

Pourquoi se gêner, personne ne s’est opposé au mur de la honte, tout le monde se foutra du blocus…

Alors qu’un peuple martyr ne devrait avoir aucune excuse pour faire subir à d’autres ce qu’ils savent être des « crimes de guerre lâches » (Dixit, John Dugard rapporteur spécial de l'ONU pour les droits de l'Homme dans les territoires occupés).

« Bonne » journée et à demain


P.S : Plus d’informations sur la situation des « territoires occupés » sur le site du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme de l’ONU

dimanche 20 janvier 2008

Lundi 21 janvier 2008

Le pianiste progresse…

J’ai récemment reçu un message très sympathique d’une amie virtuelle (Quelqu’un qui depuis longtemps maintenant partage notre parcours quotidien à travers ce journal mais que je n’ai pas encore rencontré) me demandant où en était notre cadet pianiste.

Quel plaisir de lui répondre en images…

Vidéo – Petite fenêtre



Vidéo – Grande fenêtre



Merci à …. pour l’opportunité de laisser cette trace du parcours de Mallory, encore bravo à lui, et excellente semaine à tous !

A demain


N.B: Pour ceux qui ne pourraient pas visionner la vidéo, elle est également visible sur YouTube en cliquant ici

Dimanche 20 janvier 2008

Une belle aventure !

Ou proposition de recette « Martin » pour un après-midi en famille réussi

Ingrédients :

Une nature sauvage et respectée (Si, cela existe et il faut la connaître pour la défendre)

2 explorateurs de 8 et 10 ans, sans peur et sans reproche

Leurs parents…

Un scénario « haletant »

Une météo provençale

Mise en œuvre :

Emmenez les 2 explorateurs dans un environnement tel que celui-là



Laissez leur imagination s’exprimer et, par exemple, croiser un « arbre magique » qui va leur raconter plein d’histoires enfouies sous ses branches touffues



Promenez-vous jusqu’à plus soif en cherchant encore et encore l’objet de votre quête (Dans notre cas, un sanglier !). Après des heures de promenade en pleine nature, la fin de la journée viendra récompenser les courageux en faisant rayonner les arbres d’une manière extraordinaire :



Ce sera le moment d’asseoir les valeureux explorateurs pour admirer le coucher du soleil derrière une crête, spectacle magnifique donnant corps à leurs rêves actuels et futurs les plus beaux ou les plus fous (Souvent, quelle différence ?)



Puis, le bouquet final solaire achevé, la saine fatigue largement répandue dans les corps, le panorama offrira une dernière vision (Pour cette aventure !) qui préparera au mieux la nuit qui s’annonce



Nous n’avons jamais vu le sanglier qui était la motivation initiale de notre promenade mais nous avons trouvé bien plus : un moment de saine joie familiale, que demander de plus ?

Dans mon cas, juste que cela se reproduise encore, et encore, et encore…

Bon dimanche à tous et à demain

samedi 19 janvier 2008

Samedi 19 janvier 2008

Le divorce n’est pas une fatalité partout…

En préparant une présentation sur la Convention Internationale des Droits de l’Enfant de l’ONU que je dois faire la semaine prochaine, notamment l’article 12 (Cité ci-dessous), je me suis intéressé au nombre de divorces à travers le monde, persuadé que des différences sensibles devaient exister…

Je n’imaginais pas à quel point !

Tout d’abord, voilà la transcription faite par « CyberDodo » de l’article 12 :

« Le droit de l’enfant, dès qu’il est capable de discernement, d’exprimer son opinion sur toute question l’intéressant. Notamment en matière judiciaire ou administrative. »

Il est clair qu’une des applications les plus évidentes de ce droit reconnu aux enfants par tous les pays du monde, à l’exception notable des Etats-Unis et de la Somalie non signataires de la Convention, concerne le divorce.

Avec quel parent habiter ? Comment organiser la nouvelle vie ? Les questions qui se posent lorsque les adultes se séparent sont malheureusement légion et il est difficile, pour ne pas dire impossible, de trouver de bonnes réponses.

Au mieux, peut-on espérer définir d’un commun accord les nouvelles modalités d’existence avec la volonté de promouvoir et préserver l’équilibre, la santé et le bonheur des enfants. Vaste sujet qui mériterait plus d’une chronique, cela ne fait-il pas d’ailleurs plus d’une décennie que notre ami « CyberDodo » et son équipe y travaillent ?

Rappelant ainsi les nombreux domaines couverts par cette merveilleuse Convention dont la mise en œuvre concrète est un besoin impérieux pour les enfants…

Revenons au sujet du jour, nous connaissons tous ces chiffres incroyables et navrants d’un mariage sur deux aux Etats-Unis ou en Finlande se terminant en divorce, soit 50 % pour utiliser une présentation chiffrée plus aisée pour la suite.

Qu’en est-il en Australie ?

4 mariages sur 10, 40% d’échecs

Qu’en est-il au Japon ?

Un quart des mariages sont conclus par un divorce, 25%

Qu’en est-il de la France et de la Grande-Bretagne ?

Les meilleurs ennemis sont encore une fois ex-aequo = 40%

Qu’en est-il en Espagne ?

15 mariages sur 100, 15%

Qu’en est-il en Inde ?

Du côté de mes amis Indiens, seulement 1 mariage sur 100 se termine en divorce, 1% !

La palme de ce triste classement revenant à la Suède avec 55% de divorces…

Que faire avec ces informations disparates ? Il serait intéressant de croiser ces chiffres avec ceux qui résulteraient d’un questionnement des populations respectives (A tout le moins d’un échantillon représentatif) afin de savoir s’il existe un lien entre ces taux de divorce et l’accomplissement personnel.

Pour le dire autrement, restent-ils mariés et malheureux en Inde parce que là-bas, il n’est pas convenable de divorcer pendant que les Suédois seraient de leur côté enthousiastes de pouvoir se libérer facilement d’un conjoint considéré comme encombrant ?

Ce n’est pas mon avis mais cela vaudrait la peine de confronter ces 2 statistiques pour confirmer ou infirmer nos impressions, voire nos préjugés !

Ma conclusion se focalisera, une fois de plus, sur les enfants…

A mon modeste avis, il n’y a pas un divorce mais au minimum deux : avec ou sans enfants. Sans enfants, des adultes (Ce devrait toujours être le cas) responsables ont fait un bout de chemin ensemble, ils décident qu’ils ne peuvent continuer et se séparent, il n’y a rien à en dire.

Avec enfants, la situation est totalement différente bien que, dans la réalité, ces innocents comptent trop souvent pour quantité négligeable dans le comportement de leurs parents. Combien de fois entendons-nous cette phrase ou un ersatz : « Je n’ai qu’une vie, je ne vais pas rester marié(e) à cause des enfants ! De toute façon, c’est pire pour eux des parents qui ne s’entendent pas… ».

Ce qui démontre - mais était-ce nécessaire ? – que le mythe de la consommation a envahi l’essence même de la famille : on fait des enfants parce que l’on en a le droit, parce que les autres le font, parce que cela va régler notre mal être, parce que l’on en a envie, etc…

Et lorsqu’un problème, des difficultés surgissent, on zappe, on passe à autre chose, on consomme de l’être humain comme on consomme de l’écran plat, du portable ou des vêtements.

Pourtant, y a-t-il plus important qu’un petit d’homme ?



Bon samedi et à demain

jeudi 17 janvier 2008

Vendredi 18 janvier 2008

Votre bébé reprendra bien un peu de bisphénol A ?

Et un scandale de plus, un ! Il concerne une population que les honnêtes gens imaginent à l’abri parce que représentant l’avenir de notre monde en même temps que ses habitants les plus fragiles : les bébés…

Pourtant, l’accusé porte bien un nom de coupable : le bisphénol A !

Bisphénol A, vous me direz, comment faire confiance à une substance qui se présente sous un patronyme pareil ?

La genèse de cette histoire remonte à l’année 1891 lorsque le Bisphénol A a été créé par le chimiste russe Alexandre Dianin, ex nihilo, comme œstrogène synthétique. Il a connu un parcours sans relief particulier jusque dans les années 50 où l’industrie a réalisé qu’il pouvait être utilisé pour la production de polycarbonates et de résines époxy, ceci permettant la confection de contenants alimentaires de toutes sortes.

En conjonction avec l’explosion des besoins en « plastique », il a été propulsé dans les tous premiers rangs de ces nouveaux matériaux à tout faire avec près de 3 milliards de tonnes produites l’an dernier pour les seuls Etats-Unis.

Il faut dire que ce bisphénol A n’est pas sectaire, il œuvre aussi bien dans l’alimentaire qui nous occupe aujourd’hui que dans les CD/DVD ou les lunettes !

Seulement, lorsqu’on y pense 3 minutes, un composé issu de phénol et d’acétone est-il compatible avec la santé humaine lorsqu’il s’agit de stocker des aliments ?

Nous arrivons au cœur du scandale qui menace de secouer les Etats-Unis puisque depuis plus d’une décennie le gouvernement fédéral et l’industrie chimique ont régulièrement assuré le bon peuple que le bisphénol A ne présentait aucun risque, notamment pour les bébés, sachant que la presque totalité des conteneurs (Biberons, bouteilles, petits pots, etc…) qui leur sont destinés en est composée…

Attention !

La liberté de la presse n’étant pas qu’un concept théorique chez l’Oncle Sam, le « Journal Sentinel » de Milwaukee s’est emparé de la question et a mené une véritable enquête pour découvrir que les experts officiels en charge de l’évaluation de la dangerosité du bisphénol A étaient « largement influencés par l’industrie chimique ».

Mais, le « Journal Sentinel » ne s’est pas arrêté là, grâce aux reporters Meg Kissinger, Cary Spivak et Susanne Rust, il a passé en revue 258 études scientifiques disponibles sur le sujet et a découvert que du bisphénol A avait été détecté dans les urines de 93% des américains récemment testés.

Plus grave, une immense majorité de ces études désignait le bishpénol A comme dangereux car provoquant : cancer du sein et des testicules, diabète, hyperactivité, obésité ainsi que divers problèmes de fécondité chez les animaux de laboratoire.

Le « Journal Sentinel » a été plus loin dans ses critiques des institutions de santé publique US en les accusant d’avoir systématiquement rejeté les études qui soulignaient les dangers du bisphénol A, rejet motivé par une méthodologie inadéquate pendant que celles qui étaient financées par l’industrie chimique trouvaient curieusement grâce à leurs yeux, bien que suivant la même méthodologie, comprenne qui pourra.

Certains exemples sont à peine croyables, les autorités avaient accepté une étude coréenne concluant à l’innocuité du bisphénol A, bien que traduite par l’industrie chimique et transmise par elle ; encore plus fort, aucune difficulté n’a été faite pour tenir compte de 2 études financées par General Electric (Ancien producteur de bisphénol A jusqu’à très récemment), bien qu’aucun comité scientifique n’ait pu les relire, ce qui est pourtant la règle d’or dans le milieu.

Toujours plus fort, des études contre le bisphénol A ont été rejetées sous prétexte que les doses concernées étaient trop faibles mais celles positives aux mêmes doses ont été acceptées…

Pour mesurer l’impact de cette affaire, David Rosner, professeur d’histoire et de santé public à l’Université Columbia, a tout simplement estimé « qu’elle minait l’autorité du gouvernement ».

Lorsque l’on sait que le bisphénol A est la matière première de la presque totalité des conteneurs destinés aux bébés et qu’il est aussi présent comme revêtement intérieur des canettes en aluminium pour sodas, on peut comprendre que de nombreux scientifiques aient trouvé pertinent de lier les effets constatés sur les animaux de laboratoire à l’augmentation des cas de garçons nés avec des anomalies génitales, à l’âge des premières règles qui ne cesse de s’abaisser ainsi qu’aux problèmes croissants d’infertilité chez les adultes.

Sans parler des cancers, de l’hyperactivité et de l’obésité déjà mentionnés.

Une scientifique est convaincue de tout cela, elle s’appelle Patricia Hunt de la Case Western Reserve University, son histoire vaut le détour.

En 1998, elle travaillait sur le lien entre l’âge de la mère et la trisomie 21 (Down syndrome) et a constaté un jour que l’ensemble de ses souris de laboratoire présentait des anomalies chromosomiques, même celles qui n’avaient pas été traitées !?

Les investigations menées par son équipe finirent par aboutir et la cause des mutations fut identifiée… les souris avaient léché leur cage qui était en polycarbonate, autrement dit en bisphénol A !

Des alertes ont été lancées par les scientifiques depuis plusieurs décennies, sans résultat jusqu’à présent, le gouvernement US étant plus sensible aux milliards du bisphénol A qu’à la santé des citoyens américains.

Et au Canada ?

La désinformation est mondiale car voilà ce que l’on peut trouver sur le site www.plastics.ca (Les fautes d’orthographe du texte original ont été conservées) :



« Plus de quatre décennies de recherche approfondie sur la sécurité du bisphénol A démontre que les produits de consommation fait avec cette substance sont sécuritaires pour leur utilisation prévue et ne constituent pas un danger pour la santé des consommateurs.

Certains tests en laboratoire ont révélé que des petites quantités de bisphénol A pourraient migrer à partir d'un produit d'emballage, mais à des taux très inférieurs aux seuils de sécurité établis par les organismes gouvernementaux.

Après avoir réalisé une étude basée sur un faible échantillon (14 souris), un chercheur de l'Université du Missouri a suggéré que l'exposition à de petites quantités de bisphénol A pouvait avoir des effets néfastes sur les souris, mais aucun autre chercheur n'a pu valider ces résultats en répétant l'expérience. Dans les derniers mois, quatre études provenant de trois laboratoires différents, utilsant un échantillonage de plus de 600 souris ou rats, n'ont pu démontrer quelque effet néfaste sur les animaux de laboratoires en étant exposé à des doses inférieures, égales ou supérieures à celles de l'étude de l'Université du Missouri. Deux de ces études ont répété rigoureusement la méthologie utilisée dans l'étude de l'Université du Missouri.

Au Canada, la direction générale de la protection de la santé de Santé Canada a conclu que l'exposition des consommateurs au bisphénol A contenu dans les matières d'emballage ne présentait aucun risque pour la santé, et ce d'après ses évaluations des données présentement disponibles.»


A propos, votre bébé, il en pense quoi du bisphénol A ?

Bonne journée, à demain

P.S : L’affaire est si sérieuse que j’y reviendrai prochainement en complétant le dossier

mercredi 16 janvier 2008

Jeudi 17 janvier 2008

L’eau, la mer et la pluie…

Après des mois de sécheresse, l’eau ruisselle sur le Sud depuis maintenant des jours et des jours !

Les nappes phréatiques se remplissent, enfin…

Sera-ce assez ? Attendons et croisons les doigts car le Soleil est chez lui chez nous…

Mais d’ici là, toute cette eau qui dévale des montagnes rejoint la mer gorgée de la terre arrachée par ce mini déluge et la teinte, en voici un témoignage visuel :











Concluons par une citation en forme de mise en garde tirée de cet extraordinaire livre qu’est le « Dictionnaire du Diable », écrit au début du XXème siècle par Ambrose Bierce ; je vous en reparlerai un de ces jours :

« Déluge : première et remarquable expérience de baptême qui fit disparaître du monde tous les péchés et tous les pêcheurs »

Cependant, il semble qu’une éclaircie s’annonce :



Bonne journée au sec et à demain !

P.S: Peu après 8h00, j'ai le plaisir de vous confirmer que la météo ne s'est pas trompée :



Mercredi 16 janvier 2008

Qumrân, les Esseniens et les manuscrits de la mer morte…

Tout le monde en a entendu parler mais qui les connaît vraiment ?

Tout a été écrit sur eux et son exact contraire : soit des archéologues auraient monté en épingle des textes parcellaires et sans signification, soit il s’agirait d’éléments incontestables de nature à éclairer les fondements de notre civilisation.

Rien de moins…

Comment se faire une opinion ?

Pour tous ceux que le sujet intéresse, je recommande l’excellent ouvrage d’André Paul dont le titre est tout simplement « Les manuscrits de la mer morte »



Ses 300 et quelques pages permettent aux profanes une approche complète du thème, notamment et sans exhaustive :

Les conditions de la découverte moderne des manuscrits dès 1947, sans oublier de remonter aux premiers découvreurs un millénaire plus tôt…

Les 11 grottes qui les abritaient avec leur inventaire

La communauté qui les a cachés

La « bibliothèque » de Qumrân, ce qu’elle était vraiment et sa fonction

Les auteurs supposés des textes, le devenir contrasté des différents manuscrits retrouvés, certains étant de nos jours vénérés comme la « parole de Dieu » pendant que d’autres se sont retrouvés déclassés en « apocryphes »

Le contexte historique avec ces fameux esséniens en révolte contre le « nouvel ordre » régnant à Jérusalem avant l’arrivée du Christ

L’analyse du « lien » supposé entre Jésus et cette secte dont les plus fervents adeptes s’étaient réfugiés dans le désert

Le déchiffrage des manuscrits et le demi-siècle nécessaire à leur publication complète

Et tant d’autres aspects que je vous encourage vraiment à la lecture de ce livre qui présente surtout, surtout, une profonde et passionnante réflexion sur les origines de la foi judéo-chrétienne à la lumière de ces documents deux fois millénaires !

Une de mes lectures récentes les plus sensibles…

Bonne journée et à demain


N.B. A côté de la grande histoire, il y a même de la place pour l’anecdote avec l’explication de la soudaine apparition du nom « Qumrân » au XIXème siècle puisqu’elle fait référence à des explorateurs britanniques qui recherchaient « Gomorrha »…

Leur inimitable accent aurait fait le reste !

N.B : Pour vous procurer le livre d’André Paul à d’excellentes conditions, cliquez ici

lundi 14 janvier 2008

Mardi 15 janvier 2008

Pour vivre, avons-nous vraiment besoin de…

Britney Spears, Beyoncé, Teri Hatcher, Angelina Jolie, Brad Pitt, Rihanna, Nicole Kidman, Paris Hilton, Courtney Love, Björk, Pete Doherty, Christina Aguilera, Kate Moss, Johnny Depp, Carla et Nicolas, Nicolas et Carla, Carla et Carla, Nicolas et Nicolas, et tous les autres... ?

J’en oublie sans doute beaucoup d’autres, n’étant pas du tout – mais alors pas du tout – spécialiste du domaine « people » voire même seulement intéressé par lui.

Cette question provocante me permet de vous proposer le dernier opus (Pour cette série-là mais je recommencerai…) de cette trilogie visuelle consacrée aux apparitions et disparitions de l’astre du jour.

Alors, en relation avec les personnes mentionnées en ouverture et leur omniprésence dans la vie de bien de nos contemporains, je prends la liberté de conclure avec cette citation de Gandhi :

« L'erreur ne devient pas vérité parce qu'elle se propage et se multiplie ; la vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit »

Que voyez-vous ?



Bonne journée et à demain dans un désert mythique…

Lundi 14 janvier 2008

La quête, encore et toujours…

Je reçois régulièrement de sympathiques messages me demandant d’aller plus loin dans tel ou tel sujet abordé dans ces chroniques, je tente de répondre que le chemin de vie emprunté par chaque personne est ce qu’il y de plus intime et de plus exceptionnel, au sens littéral du terme.

La limite entre l’éclaireur (« Pathfinder ») et le gourou est à mes yeux justement dans ce respect de l’obligation que chacun a de trouver sa voie en ouvrant son âme et ses yeux et non pas en suivant aveuglément tel ou tel promoteur d’une méthode plus ou moins inspirée et plus ou moins gratuite.

Parce que l’envie, le besoin d’écrire se fait chaque jour plus pressant, je vous propose une dizaine de lignes d’un livre terminé, il y a quelques années, et que je garde dans mon cœur pour le moment.

Il s’appelle « Elixir » et j’aime particulièrement la conjonction de cette image et de cet extrait :



Extrait « Elixir » :

En quittant l’hôpital, le brigadier s’arrêta devant sa voiture ; s’asseyant sur le capot, il leva les yeux vers le ciel, le crépuscule d’un soir d’été créait des formes rougeoyantes. Quelque chose lui semblait écrit dans le ciel, pas une réponse, plutôt une énigme. En laissant son esprit vagabonder au rythme de ces étranges masses sans poids emportées par le vent, il croyait percevoir un appel. Seulement trop de siècles s’étaient écoulés depuis. Lui et tous ses semblables avaient oublié ce qui était écrit, comment on le lisait et surtout ce que l’on devait en faire. Malgré sa sensibilité et sa volonté de comprendre, il était passé tout près, si près.

Mais le chemin s’arrêtait ici pour le brigadier Sudan. En ne parvenant pas à comprendre le message du soleil couchant, au soir du départ du professeur, il s’était mis hors course. Il ne saurait pas qu’il y avait eu une boîte, que cette boîte avait contenu un secret inimaginable et que des hommes étaient venus pour que cette histoire n’ait jamais existé…

Je vous souhaite une excellente semaine, à demain

samedi 12 janvier 2008

Dimanche 13 janvier 2008

Un nouveau compagnon…

Deux semaines avant Noël, mon compagnon depuis plus de 4 ans a décidé que sa mission à mes côtés avait pris fin… comme cela, brutalement !

Pourtant, il avait immortalisé des milliers d’instants par autant d’images, sans jamais faiblir, sans jamais tricher, notamment sur certains chemins de France, d’Espagne et d’Italie…

Mais, j’imagine qu’à l’égal d’autres témoins d’autres temps, il avait fini son œuvre et qu’il mourut d’envie d’apporter sa contribution sensible à ce questionnement insoluble dont Lamartine a laissé un inoubliable parce que sublime écho :

« Objets inanimés, avez-vous donc une âme

Qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ? »

Contraint et forcé, j’ai donc dû faire appel aux services du petit-fils de mon appareil numérique dont, entre nous, j’étais déjà très fier des 5 millions de pixels. Son descendant arborant fièrement ses 12,1 millions, j’ai eu besoin de quelques jours pour maîtriser une partie de son potentiel.

Un mois étant presque passé, je vous propose les premières contributions de ce jeune prometteur, tout d’abord son zoom :



Puis, tout simplement son objectif :



Enfin, sa capacité à capturer l’impalpable :



Je ne peux décider à votre place mais, en ce qui me concerne, je pense qu’il est possible de le déclarer « Bon pour le service ».

Son grand-père peut être fier de lui !

Bon dimanche et à demain…


P.S: Publicité gratuite (Si le fabricant voulait...), le nom de famille de mes compagnons est : SONY et le prénom du petit dernier est Cyber-shot DSC-W200

vendredi 11 janvier 2008

Samedi 12 janvier 2008

Spam de qualité supérieure…

En écho à la chronique du 9 janvier dernier qui moquait l’amateurisme de certaines communications dites « poubelles » que nous recevons tous, je souhaite vous présenter aujourd’hui un « spam de qualité supérieur » qui, à l’égal des grandes escroqueries, a nécessité un certain travail de la part de ses concepteurs.

Le texte est somme toute assez banal :

Dear business customer of Citibank:

Citibank is committed to safeguarding customer information and combating fraud. We have implemented industry leading security initiatives, and our online banking services are protected by the strongest encryption methods and security protocols available. We continue to develop new solutions to provide our online banking services and their customers with confidence and security.

The added security measures require all CitiBusiness Online customers to complete on a regular basis CitiBusiness Form.

Please use the hyperlink below to access CitiBusiness Form: http://citibusinessonline.da-us.citibank.com/cbusol/usermode/form.aspx?BCID=68771270324203730271155413671945061482729241198106516

Thank you for banking with us! Citibank Customer Support ..........................................................................

Suite à cela, le lien proposé permettait de visiter une page sur laquelle il fallait tout simplement remplir des cases.

Ce que j’ai fait en souhaitant rendre hommage à Georges W. Bush qui a enfin trouvé Israël sur une carte et a décidé de voir comment c’était, ceci peu de temps avant que de retourner au Texas couler des jours heureux, question de priorité.

Les doigts de pied en éventail, il faut bien se reposer d'avoir mis le feu dans tant de régions, il oubliera certainement les centaines de milliers de victimes de sa politique à travers le monde mais pas les milliards engrangés par sa famille (Politique, entre autres…)



Même le numéro de téléphone de la Maison Blanche est authentique, vous pouvez contrôler !

Pour le reste, espérons que les Palestiniens trouvent un Etat, les Israéliens la paix et le monde un répit après 8 ans de « busheries »…

Bon week-end à tous, bonne fin de semaine à mes amis québécois et à demain…

Vendredi 11 janvier 2008

L’irrésistible ascension de l’Inde !

La présentation hier à Bombay de l’écurie de Formule 1 « Force India » est l’occasion pour moi de revenir sur la découverte de cet état-continent faite avec mon épouse, voici quelques années.



Redécouverte serait plus juste puisque ma première visite remonte à 1976, cela ne nous rajeunit pas… quoique si puisque j’avais 15 ans !

Lorsque nous franchissions avec beaucoup de difficultés les étapes qui séparent l’idée d’un dessin animé de sa réalisation, nous avons rencontré au MIP à Cannes de drôles de businessmen, souriants et vraiment déterminés, là, nous avions fait notre premier pas en Inde sans le savoir.



Cependant, les 4 années de production de notre série à New Dehli ne resteront pas comme l’un de nos meilleurs souvenirs car les retards s’accumulant avec la régularité d’une horloge de mon pays natal, nous avons finalement plus que doublé le temps préalablement annoncé et garanti.



Ce qui reste, c’est cette relation avec l’Inde et bien entendu les Indiens, découverte et relation si fortes que nous avons mis en place un mini studio de création à Bombay, avec le meilleur directeur artistique rencontré pendant la production de notre « cartoon ». Bombay où se réalise donc la partie graphique de notre Edupack.

Ci-après, une partie de l'équipe de New Delhi en 2005 :



Je m’étonne tous les jours lorsque j’entends parler de la Chine, de la Chine et encore de la Chine…

Messieurs les observateurs et commentateurs professionnels, visitez l’Inde, comprenez son potentiel, ouvrez les yeux sur la plus grande démocratie du monde, sur le pays de Gandhi, sur une nation qui n’a pas eu peur d’être dirigée par une femme dès 1966.

A rapprocher du combat d’Hillary Clinton en 2008 (42 ans plus tard !) pour être élue à la tête de la « démocratie » américaine…

L’Inde qui frémit, l’Inde qui travaille, l’Inde qui rêve, l’Inde qui veut, l’Inde qui aura !

L’ère du partage a commencé, voulu ou subi, car les peuples de l’Asie viennent réclamer leur légitime dû à l’Occident et nous aurions tout intérêt à les accompagner ; parce qu’entre vous et moi, ils sont motivés, compétents et tellement nombreux qu’une collaboration intelligente et amicale peut déboucher sur une harmonie tandis que le résultat d’une confrontation économique, d’une guerre de civilisations, est déjà écrit…

I love India !

Bonne journée, à demain…


P.S : Pour ceux qui voudraient revivre notre visite du Taj Mahal et du Red Fort, c’est ici



jeudi 10 janvier 2008

Jeudi 10 janvier 2008

La mortalité de nos cellules serait un gage de vie !

Derrière ce titre un brin provocateur se cache mon compte-rendu d’un article du Professeur assistant John W. Pepper de l’Université d’Arizona à Tucson.

Car, il répond à l’une des questions que toutes les personnes s’intéressant à la biologie et aux causes pour lesquelles « l’homme doit mourir » se posent régulièrement :

Pourquoi nos cellules n’ont-elles pas la capacité logique de se reproduire en générant une copie parfaite, ouvrant ainsi le chemin de l’immortalité ?

Il semble que cette interrogation soit également celle de Pepper et des coauteurs de l’étude « Animal Cell Differentiation Patterns Suppress Somatic Evolution », Kathleen Sprouffske de l’Université de Pennsylvanie et Carlo C. Maley du Wistar Institute de Philadelphie.

Leurs conclusions sont édifiantes puisqu’il semblerait que ce mode de copie « dégradé » soit dans les faits une protection contre le cancer !

Notre organisme aurait réparti les tâches de copie entre plusieurs types de cellules afin d’empêcher l’émergence d’une cellule totipotente capable de se reproduire à l’infini.

Car, selon Pepper, « avoir dans le voisinage une cellule origine qui se sépare en 2 filles parfaitement identiques serait la plus simple manière de détruire nos corps, une recette pour une croissance incontrôlée qui porte un nom : le cancer ».

Pepper ajoute que : « S’il n’y avait qu’un seul type de cellule dans un groupe, elles agiraient comme une population en évolution, s’améliorant sans cesse en termes de reproduction et de durée de vie. Puis, quand les cellules auraient atteint la capacité de se diviser constamment au lieu de ne le faire que lorsque c’est nécessaire, elles seraient devenues quelque chose que nous connaissons bien : un cancer ! »

A la place, les organismes multicellulaires semblent avoir recours à un processus à premier vue inefficace pour remplacer leurs cellules endommagées ; à l’image de la peau qui a besoin de 3 types de cellules différents pour générer de nouvelles cellules.

En plus, à l’issue de ce mécanisme compliqué, les nouvelles cellules n’ont qu’une durée de vie limitée. Pepper explique que : « Perdre la capacité de se reproduire est le chemin retenu par les organismes unicellulaires pour évoluer en multicellulaires ».

Comme toujours selon Darwin, le gain a dû dépasser le coût, même si cela nous semble cruel…

Cela permet une réflexion plus générale dans ce siècle de l’individualisme, pour ne pas dire de l’égoïsme voire de l'égocentrisme ; à la lumière des travaux de Pepper et de beaucoup d’autres, le dessein qui a présidé au développement de l’être humain n’est-il pas à comprendre comme considérant l’espèce humaine comme une entité ?

Pour reprendre les termes de la chronique du jour, comme un organisme multicellulaire dont chaque individu ne serait qu’une cellule…

Dans ce cas, l’évolution poursuivrait son chemin, étape par étape, génération après génération, foulant au pied des millénaires les aspirations de vie éternelle des fragments d’histoire que nous sommes…

A méditer !

Bonne journée et à demain…

mardi 8 janvier 2008

Mercredi 9 janvier 2008

Sommes-nous vraiment si crédules ?

A lire le message reçu ci-après (Expéditeur : isabelle Chevalier <microsoft_inc_lottery2008@yahoo.fr>), la réponse ne peut être que positive, pourtant….

Faites-vous votre opinion et, pourquoi pas, partagez-là avec nous !

Cela commençait par de belles images :







Et s’est poursuivi par ce texte édifiant (Non édité, certaines fautes d’orthographe sont « goûteuses ») :

Réf. Nombre : 22/756/4007 Numéro de lot :497001527AB66

Numéro gagnant: AB164C

Monsieur/Madame

Nous sommes heureux de vous informer du résultat du tirage, programmes internationaux de gagnants de loterie tenus il y a trois jours de cela à notre siège sis à PARIS.

Votre Email attaché au TICKET GAGNANT EQ170Z avec le numéro de série 3648042- 510 Avec pour numéros chanceux 4-14-66-71-07- 36 qui en conséquence gagne dans la 1ère catégorie avec quatre autres personnes, vous avez été donc approuvé pour percevoir la somme forfaitaire hors taxe de 100.000 Euro (Cent Milles euros).

FÉLICITATIONS ! ! FÉLICITATIONS ! ! FÉLICITATIONS ! ! !

Nous demandons de gardez l'information confidentielle de votre gain jusqu'à la fin de vos réclamations et que les fonds vous soit remis. Cela fait partie de notre protocole de sécurité pour éviter les réclamations frauduleuses et abus sans garantie de ce programme par quelques participants.

Tous les participants ont été tirés par un logiciel de pointe crée et mis en place par La multinationale Microsoft tiré parmi plus de 20.000.000 compagnies NTIC et de 30.000.000 adresses d'Emails individuel à travers le monde.

Ce programme promotionnel de l'Internet a lieu chaque trois ans.

Cette loterie a été commandite par Monsieur BILL GATES, président directeur général et cofondateur de Microsoft.

Nous souhaitons que 25% de votre gain soit alloué à la promotion de l'Internet chez vous car cela fait partie également du projet de Monsieur BILL GATES.

Pour la réception de votre récompense nous avons pour les pays africain un contact permanent en COTE D'IVOIRE, qui vous dictera la procédure à suivre pour recevoir les fonds, c'est un avocat accrédité auprès de notre fondation.

Veuillez le contacter à l'adresse ci-dessous:

Me LADJI DOUKOURE du CABINET JURIDIQUE LADJI DOUKOURE, Charge de la supervision de votre dossier que vous devez ouvrir a la banque affiliée à la direction des opérations.

CABINET JURIDIQUE LADJI DOUKOURE

Me LADJI DOUKOURE

TEL : 00(225) 08 93 55 23

Email : cabinet_ladji_doukoure@yahoo.fr

Charge de la légalisation des dossiers des lauréats qui ne peuvent effectuer le déplacement ici a notre agence.

.... Une fois vos dossiers légalisés, ils seront déposés au près de la banque affiliées pour le virement de votre gain.

.... Avec votre dossier fiable vous recevrez votre certificat d'ordre de virement Bancaire international.

.... Vous assister pendant la procédure légale de la transaction de votre gain.

.... Intervenir auprès de la STANDARD CHARTERED BANK En votre nom en qualité d’huissier et avocat de la Fondation.

Afin d'éviter certaines erreurs, nous vous rappelons de citer à Me LADJI DOUKOURE Par Courrier Électronique les informations Comportant :

Votre nom :

Prénoms :

Profession :

Adresse complète :

Numéro de téléphone et n° de fax :

Ainsi qu'une copie de votre carte nationale d'identité ou passeport

Ce programme promotionnel de l'Internet a lieu chaque trois ans.

Cette loterie a été favorisée et commandité par Monsieur WILLIAMS HENRY GATES dit Bill Gates, président du plus grand logiciel du monde (Microsoft), nous espérons qu'avec une partie votre de gain vous participerez à la promotion de l'Internet chez vous car cela fait partie également de la promotion de Monsieur BILL GATES.

Recevez encore toutes nos félicitations.

Cordialement

Mme ISABELLE CHEVALIER / DIRECTRICE DES OPERATIONS



Comme le dirait le tant regretté Pierre Desproges : « Etonnant, non ? »

Bonne journée et à demain !

Mardi 8 janvier 2008

Chats « in », chats « out »

Plus le temps passe et plus le côté « animal » de l’homme, ce supposé être supérieur, me semble prendre le pas sur les autres…

Je vous propose aujourd’hui d’en faire une – modeste – démonstration inverse !

J’entends déjà la charge de ceux qui marqueront au fer, honteux à leurs yeux, de l’anthropomorphisme ces propos qui se veulent légers et amusants, qu’importe j’écris et je souris... (Verbe important pour cette chronique)

La vedette du jour est une jeune fille de 4 ans et demi, née bien au chaud dans un four à pain (Eteint !) et qui a décidé que la vie au grand air était incomparable et valait largement qu’elle renonce au confort moderne ou humain, synonymes dans le cas qui nous occupe ce jour.

La voilà :



Qu’il pleuve, qu’il vente (Comme vous le savez, le Mistral en Provence n’est pas fainéant…), qu’il neige, qu’il gèle, la demoiselle refuse de rentrer, elle vit sa vie dehors, selon sa volonté.

Il lui a pourtant été aménagé une porte spéciale, avec un battant à ses mesures qui n’attend qu’elle pour s’ouvrir et lui laisser le passage vers la « civilisation », le confort et ce que nous comprenons comme le nec plus ultra de notre modèle de vie ; elle n’est pas intéressée…

Et ne croyez pas qu’elle n’apprécie pas notre compagnie, c’est tout le contraire :



On dirait simplement qu’elle refuse notre modèle de société pour vivre près de la nature, dans la nature, satisfaisant ses besoins primaires grâce à nous et goûtant chaque instant de son existence définie selon d’autres critères que ceux de l’hyperconsommation, de la télévision ou du « vautrage canapéien »…

J’avoue la fréquenter avec envie, cette liberté qui est la sienne et qui paraît si simple, n’est-ce pas ce que nous avons perdu en confondant vivre et posséder ?

Parce que toute cette énergie que nous mettons à accumuler ces biens matériels que nous n’emporterons pas et qui ne nous rendent pas heureux pendant que notre vie s’écoule inexorablement, est-ce bien raisonnable ?

J’ai reçu hier du disquaire auquel je faisais référence dans cette chronique, cette phrase extraordinaire, tirée du livre d'Odoïevski "Les nuits russes" :

« Comprendre son instinct et sentir sa raison sont deux grandes choses, et c'est là, peut-être, qu'il faut situer toute la responsabilité de l'humanité »

Tout est dit, non ?

Bonne journée et à demain

dimanche 6 janvier 2008

Lundi 7 janvier 2008


Les 13 desserts de Noël en Provence

Voilà longtemps que je voulais parler de cette tradition qui est entrée dans ma vie avec mon épouse… comme vous avez pu le lire hier, il s’agit donc d’une chronique qui se voulait dominicale et qui, pour cause d’amour familial, se retrouve à lancer l’année scolaire et professionnelle 2008 !

Ma rencontre avec les 13 desserts remonte à un Noël passé sous la neige dans la station de Verbier en Suisse, c’étaient nos premières Fêtes tous les deux et ma belle est arrivée avec une foule d’ingrédients qui étaient, selon elle, incontournables pour le 25 décembre.

Depuis, chaque année le cérémonial s’est renouvelé, d’autant plus depuis que nous nous sommes installés dans le Sud, de quoi s’agit-il ?

Rien de moins que de rendre hommage à la Cène qui a réuni le Christ et les 12 apôtres !

La liste des 13 desserts, telle que nous la pratiquons – sans prétendre qu’elle soit la seule possible ou même qu’elle soit absolument conforme à la tradition séculaire – est la suivante, tout d’abord les « 4 mendiants », composés de fruits secs, pour les 4 ordres religieux catholiques éponymes :

Les figues pour les Franciscains

Les raisins pour les Augustins

Les amandes pour les Dominicains

Les noisettes pour les Carmes

Puis, les 2 nougats, blanc et noir

La pompe à huile, ou fougasse d’Arles, qui sera rompue comme le Christ a fait pour le pain ; les Provençaux pensant qu’utiliser un couteau mettrait sur la paille dans l’année qui suit celui qui aurait osé commettre ce sacrilège…

Nous en sommes à 7, les 6 derniers se composent chez nous de fruits frais pour 4 d'entre eux :

Raisins

Pommes

Poires

Mandarines

Et pour les 2 qui terminent la liste :

Du chocolat (Suisse, je l’avoue !)

Et de la pâte de coing…

Nous sommes à 13, le compte est bon !

Pour la mise en œuvre, ma femme dresse toujours une table annexe sur laquelle les 13 desserts sont présentés, située généralement en vis-à-vis de la crèche qui reçoit bien entendu son principal occupant le 24 décembre à minuit.

Mon premier Noël « provençal » dans une station de montagne helvétique m’a beaucoup étonné, depuis, je n’imaginerais pas qu’ils puissent se dérouler autrement tant cette tradition est riche et chaleureuse.

Pour la petite histoire et gentiment moquer la "superstition calorique", chaque personne présente devrait manger un peu des 13 desserts afin de s'assurer santé et prospérité pour l'année à venir.

Disposant à présent d’un « mode d’emploi », vous avez un peu plus de 11 mois pour décider de l’adopter ou pas, vous imaginez sans peine mon conseil…

A tous ceux qui reprennent ce matin, école ou travail, je souhaite une excellente journée, semaine et année !

A demain

Dimanche 6 janvier 2008

Cette nuit à 3h13, mon fils est devenu grand !

En ce dimanche 6 janvier 2008 pour lequel j’avais écrit une chronique sur la tradition des 13 desserts provençaux, j’ai décidé d’y surseoir pour faire écho à ce qui s’est passé cette nuit à 3h13…

Les 13 desserts et leur symbolique ne m’en voudront certainement pas et cela me permettra de partager cet instant où mon fils est devenu grand !

Retour au cœur de cette nuit, l’envie de me désaltérer m’a conduit à la cuisine à une heure que je ne mentionnerai pas pour la troisième fois… Quelques instants plus tard, la voix de mon aîné a retenti :

« Qui est là ? »

Réponse attendue :

« Moi… »

Il ne parvenait pas à dormir et avait aperçu la lumière, je lui ai proposé de boire quelque chose, notre choix s’arrêtant sur une tisane agrémentée de notre miel de lavande, cela augurait bien de l’échange qui allait suivre.

Je ne me souviens plus de ce qui l’a initié mais je ne pourrai pas oublier son envergure…

De sa vision de la vie, de l’importance de sa famille, des autres, de l’amour, de l’amitié, de donner un sens à son existence en passant par ses études à la Faculté de Psychologie, son activité professionnelle future ou des moments charnières de son enfance, il m’a parlé comme jamais auparavant… ou plus sûrement, le contexte particulier de cette nuit, ces retrouvailles à deux qui fleuraient si bon Compostelle, tout cela a sans doute fait que je l’ai écouté comme jamais je ne l’avais fait avant !

Et, tout à coup, au détour d’une phrase que je serais bien en peine de citer, j’ai compris que mon fils qui va avoir 20 ans en cette belle année bissextile qui vient de débuter était devenu grand…

Qu’il prenait en mains sa vie, qu’il avait son code moral, ses références, sa substance propre et que dorénavant, je marcherai à côté de lui et plus devant ; comme pour Compostelle mais tout le temps.

J’ai été si secoué que je n’ai plus beaucoup dormi par la suite, secoué parce que si heureux de cette évidence qui me crevait les yeux et que, malgré tout, je ne parvenais pas à voir.



Michael, je suis fier de toi, très fier…

Bon dimanche à tous, à demain

samedi 5 janvier 2008

Samedi 5 janvier 2008

Hommage au plus grand film que nous ayons vu…

(En fait, ils sont 3 !)

Il y a longtemps que nous en parlions en famille, longtemps que cette idée un peu folle trottait dans notre tête. Pour la réaliser, il a fallu l’impulsion de Max, notre 3ème fils, qui nous a proposé hier d’enfin regarder à la suite les 3 films composant la saga du « Seigneur des Anneaux » !

Nous parlons des versions longues, soit 12 heures de cinéma…



Peu de commentaires à faire, si ce n’est que la magie de Tolkien et le génie de Peter Jackson ne se démodent pas ; au contraire, c’était encore meilleur en les voyant l’un après l’autre, même si nous les connaissions presque par cœur.

C’est une combinaison unique d’une histoire au souffle incomparable, d’une mise en scène qui sert parfaitement l’écriture originale, d’un fantastique jeu d’acteurs, d’une musique en harmonie avec les émotions et d’effets spéciaux impressionnants parce que « justes ».

Un seul regret : que cette idée soit à présent réalisée, il nous faudra attendre un temps certain avant de recommencer…

Pour tous ceux qui ont la chance de ne pas avoir encore vécu cette véritable expérience, vous savez ce qu’il vous reste à faire !

Bonne journée et à demain

jeudi 3 janvier 2008

Vendredi 4 janvier 2008

Coïncidence ou histoire vraiment extraordinaire ?

Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous conter une histoire qui peut faire réfléchir sur le concept d’ange gardien…

Elle débute le 31 décembre dernier lorsque notre dernier arrivé, du côté canin, a tout bonnement disparu !

Nous parlons bien du pur races adopté en mai 2007 (Races au pluriel puisque ce jeune aristocrate bénéficie des contributions des lignées labrador, malinois et boxer ! Rappel de la chronique ici) qui était là à nous courir dans les jambes pour ne plus l’être la seconde d’après.



Nous ne sommes pas inquiétés de suite, l’endroit étant théoriquement clos, il devait musarder un peu plus loin… Que nenni, le soir venu, malgré d’énergiques secousses données à sa boîte de croquettes préférées le monsieur s’était inscrit aux abonnés absents.

Un questionnement débuta, où était-il et comment s’était-il enfui ?

Une soirée de réveillon sous les étoiles auprès d’un feu complaisant ne changea rien à l’affaire, il ne revint pas, il nous fallait l’admettre : il avait vraiment disparu !

Police, SPA, investigations dans un périmètre s’étendant de plus en plus, rien, rien, rien. Un jour passa, deux, le troisième arriva sans la moindre nouvelle, le pronostic était plus que réservé pour user d'un euphémisme facile.

Jusqu’à hier matin où en compagnie de mon aîné (Compostelle !), nous nous sommes rendus dans un village proche. La personne avec laquelle nous avions rendez-vous eut une vingtaine de minutes de retard (Raisonnable pour la Provence !) plus une vingtaine de minutes d’entretien ; nous voilà en train de sortir de l’immeuble, je tiens la porte à une dame âgée pendant que Michael qui me précédait m’attend en marchant le plus tranquillement possible…

C’est à cet instant qu’il se fait percuter par un chien qui s’est engagé dans l’allée de l’immeuble sans regarder, ce chien, c’est le nôtre !

Comment est-il arrivé là ? Pourquoi ce village ? Pourquoi cette allée ? Pourquoi à cet instant précis ?

Nous le saurons sans doute jamais mais l’histoire restera…

Il était écrit que ce bon pépère ne devait pas perdre sa famille d’adoption en ce début 2008 !

Il semble en tout cas content d’être de retour…



Bonne journée et à demain !

Jeudi 3 janvier 2008

100 dollars pour un baril de pétrole, c’était le 2 janvier 2007 !

Pour l’histoire, il est important de garder la trace de cet événement qu’aura représenté le passage de cette barrière symbolique parce que psychologique des 100 dollars…





L’avenir nous dira s’il y aura réellement eu un avant et un après « 2 janvier 2007 » mais je pense qu’il n’est pas exagéré de dire qu’une certaine civilisation des énergies fossiles est sur le point de basculer.

Nul ne sait combien de temps sera nécessaire ni comment cette révolution se fera mais l’impact financier croissant et, semble-t-il sans limite, du « Dieu » pétrole et de ses affiliés peut être considéré comme une opportunité de « pousser les feux » pour que ce changement s’opère pendant que nous avons encore le choix et une certaine marge de manœuvre…

Quant à l’avenir immédiat, ce tableau des « contrats » jusqu’à l’été prochain montre qu’un apaisement n’est pas anticipé par les professionnels !





En résumé et sous forme d'accroche pour une prochaine chronique, ne peut-on pas dire que nos certitudes ne valaient qu'une poignée de dollars ?

Enfin, une bonne adresse à conserver pour avoir un accès direct à l’information et se faire sa propre opinion :





Vive les voitures hybrides, les éclairages à faible consommation et les énergies renouvelables, ça y est, nous y sommes, à nous de jouer !

Bonne journée et à demain…

mardi 1 janvier 2008

Mercredi 2 janvier 2008

Benazir Bhutto…

Chaque jour apporte son lot d’informations au sujet de l’assassinat de Benazir Bhutto, si la plupart sont invérifiables, une à contrario devrait retenir notre attention puisqu’elle implique l’un des journalistes pilier de la chaîne CNN, Wolf Blitzer :



De quoi s'agit-il ?

Selon le porte-parole américain de Benazir Bhutto, Mark Siegel, elle avait fait parvenir un courriel, il y a environ 2 mois, à Wolf Blitzer dans lequel elle écrivait que « si quelque chose devait lui arriver, elle tiendrait Pervez Musharraf pour responsable » !

Car, toujours selon Benazir Bhutto, les mesures de sécurité mises en place par les autorités pakistanaises étaient notoirement insuffisantes et, si elle ne pensait pas nécessairement que Pervez Musharraf souhaite sa mort, c’était assurément le cas de nombreuses personnes de son entourage.

Ce qui donne sa valeur à ce message, ce sont les conditions posées par Benazir Bhutto à son envoi. Wolf Blitzer a dû, préalablement à sa réception, prendre l’engagement de ne jamais en faire mention sauf…

si l’ex Premier Ministre était victime d’un attentat !

(A mettre directement en rapport avec la chronique du 28 décembre dernier, vous pouvez la relire ici)

Bonne journée et à demain

Mardi 1er janvier 2008

« Une voie lactée de bonheur et de tendresse… »

C’est ce que nous vous souhaitons pour cette année 2008 !

Librement inspirés par le cadre si accueillant qui a été le nôtre, nos vœux d’appellation d’origine contrôlée proviennent directement de ce firmament sous lequel nous sommes passés d’une année à l’autre…

Imaginez… Une somptueuse voûte céleste scintillante, une famille réunie autour d’un magnifique feu (Moins nos aînés qui, pour la première fois, ont réveillonné avec leurs amis !) et une quiétude propice à tous les espoirs !

10 années que la météo est parfaite, bravo et merci la Provence…

Notre brasier peu avant Minuit :



Le même, quelques embrassades, téléphones, SMS, verres, gâteaux et vœux plus tard, beaucoup plus tard…



Que cette année 2008 soit marquée du sceau de l’harmonie entre les peuples…

Bons premiers pas dans ce nouveau millésime et à demain !