Aujourd’hui est un jour exceptionnel…
Est-ce parce qu’il marque l’anniversaire de la vente par la Russie de l’Alaska aux Etats-Unis en 1867 ?
Ou parce qu’il nous rappelle l’accident en 1979 de la centrale nucléaire de Three Mile Island en Pennsylvanie avec l’émission d’un nuage radioactif ?
Ou enfin parce que c’est le 30 mars 1981 qu’a choisi John Hinckley pour tenter d’assassiner le Président John Reagan par amour pour Jodie Foster ?
Aucun de ces événements ne constitue la bonne réponse quoi que chacun puisse avoir un rapport plus ou moins lointain…
En effet, ce qui s’est passé un 30 mars m’a ouvert de nouveaux territoires bien plus vastes que l’Alaska, le maelstrom qui a bousculé ma vie aucune installation atomique maudite n’aurait pu approcher ses effets… bénéfiques, enfin c’est bien l’amour qui est en cause mais j’ose croire que celui dont il est question est partagé.
Chaque année, je suis plus ému que la précédente lorsque le calendrier affiche cette date devenue magique pour moi, pour nous, puisque c’est aujourd’hui que ma belle et moi nous sommes rencontrés.
Avant que de me permettre de reproduire le poème écrit en l’honneur de ce jour merveilleux, je vous propose une illustration « étonnante » pour cet anniversaire :
Le message est clair, je vois tant de couples autour de nous qui semblent nuisibles l’un pour l’autre que je bénis le Ciel de m’avoir fait croiser la route de celle qui allait devenir ma femme. Je ne suis pas grand-chose mais le peu dont je suis fier peut lui être grandement attribué !
Voilà maintenant un poème qui n’a pas pris une ride, contrairement à son auteur…
Comment lui dire que…
Il y a maintenant quelques années
que le destin me l’a fait rencontrer
Dans cette froide et triste nuit d’hiver
j’allais cesser d’être seul sur Terre
Pourtant la chose ne fut pas facile
reclus que j’étais dans ma presqu’île
Île d’échecs et d’actrices ratées
j’avais perdu l’espoir de te trouver
Ce soir-là, je ne voulais pas, non
sortir, rire, parler, à quoi bon ?
Toujours plus de la même chose
trop d’épines, si peu de roses
Je me suis finalement assis, résigné
le match de tennis allait commencer
Les stars ont fait leur apparition
mais quelque chose ne tournait pas rond
McEnroe et Noah étaient devant moi
mais c’est de derrière que venait l’émoi
Je me suis retourné, encore retourné
qu’y avait-il de magique dans ces travées ?
Pourquoi ce magnétisme lancinant ?
ces fourmillements incessants ?
Mon dos me brûlait, je le sentais
non pardon, je la pressentais
Tout à coup, choc impensable, je l’ai vue
tout là-haut, un ange à la beauté absolue
Je suis resté figé, face à l’impossible
quoi, à l’amour serais-je éligible ?
Après des instants d’éternité
vers mon voisin, me suis retourné
Tu as vu, regarde-là, elle est si belle
je… je l’aime déjà, c’est démentiel
Le match et les autres étaient partis
ne restait plus qu’elle et un converti
Second choc, immensément inattendu
la déesse semblait m’avoir vu
Plus tard, de son Olympe, elle descendit
et si près de moi passa que je frémis
Mais ses yeux verts m’avaient figé
et d’un mouvement fut empêché
Le match était plus que terminé
je ne lui avais toujours pas parlé
Pourtant c’était elle, je le savais bien
et mon silence devenait freudien
Alors ma cadette de 10 années
eut le courage de se lancer
A mon mutisme déconcertant
elle répondit superbement
Je me suis trouvé à lui parler
par la grâce de sa volonté
Son sourire me transporta
et son charme me terrassa
J’avais trouvé mon talisman
oubliée alors la vie d’avant
Il s’agissait d’être heureux
Et quoi de mieux que d’être deux
Aujourd’hui, c’est notre anniversaire
comment dès lors lui dire fort et clair
Qu’après tout ce temps, j’en suis sûr
la meilleure partie de moi, c’est elle…
Je t’aime, ton mari
Manuel
Bon dimanche à tous et à demain...