Continuum 2

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mercredi 30 avril 2008

Mercredi 30 avril 2008

Rouge, énorme et sans goût, c’est… c’est… ?

Simone, fidèle lectrice et surtout contributrice de « Continuum II », a souhaité partager avec nous sa révolte quant à la surexploitation des ressources naturelles que s’autorisent certains « maraîchers », notamment espagnols.

Les parenthèses agrémentant l’appellation d’origine détournée « maraîchers » n’étant d’ailleurs pas suffisantes pour stigmatiser leurs agissements !

Un des exemples les plus récents et les plus voyants, parce que teinté d’un rouge aussi peu naturel qu’éclatant, étant les fraises dont la péninsule ibérique nous a récemment inondé.

Grand amoureux de la Provence, cela ne vous aura pas échappé, pour moi fraise doit rimer avec Carpentras, ville aux accents stendhaliens puisque noire à Noël grâce au marché truffier et rouge goûteux au Printemps.

Goûteux, le mot est lâché, il ne sera plus possible de le retenir…

Avant que de revenir aux bulbes hors sol « Made in Spain », laissez-moi vous conter une anecdote qui remonte à quelques années. Nous avions invité un ami d’un de nos fils à partager notre déjeuner et ma femme nous avait préparé de délicieux haricots frais qui avaient été abondamment testés dans la poêle par le gourmand qui vous accueille en ces pages.

Attablés, nous nous régalions de ces légumes au goût incomparable lorsque nous avons remarqué que notre jeune invité faisait pour le moins la moue !?

Questionné gentiment par mon épouse, il a fini par lâcher qu’ils « avaient un goût et une forme bizarres, ces haricots… ».

Quelques échanges plus tard, nous avons compris que sa famille ne connaissait que les boîtes de conserve et les plats préparés vendus par les supermarchés, difficile dès lors pour lui d’apprécier le vrai goût des aliments naturels…

Ou comment contribuer à l’émergence d’une génération spontanée de parfaits consommateurs !

Revenons à nos ersatz bodybuildés de fraises, nombre d’articles ont déjà décrits leur pousse hors sol, saturée d’engrais, pesticides et autres apports chimiques destinés à leur garantir une croissance « surnaturelle », qui plus est déconnectée de toute notion de saison et autre aléas climatiques dont les producteurs « modernes » ont « su » se défaire, je ne m’étendrai donc pas sur le sujet.

Parlons de l’impact écologique de cette folie consumériste qui consiste à faire rimer progrès avec rupture complète de nos liens avec la terre mère, la terre nourricière !

Le document envoyé par Simone décrit les conséquences de cette culture fraisière concentrée aux alentours du parc national de Doñana, dans le sud de l’Andalousie. La seule France importe des dizaines de milliers de tonnes de « bulbes hors sol rougeoyants » jetant sur les routes des milliers de camions qui devront chacun parcourir plus d’un millier de kilomètres.

Bonjour la facture de CO2 et les pollutions associées…

Mais le désastre ne s’arrête pas là car les quelques 6'000 hectares dévolus à cette « culture » se gorgent année après année de toute la chimie indispensable à ces apprentis sorciers pour faire pousser leurs mutantes ; notez que ces produits ont de moins en moins à redouter la concurrence de l’eau dans le sous-sol puisqu’elle disparaît peu à peu au gré des forages souvent illégaux.

Sans parler des ouvriers nord-africains qui s’échinent dans de terribles et dangereuses conditions pour que les riches européens puissent braver le rythme de la Nature.



Tout cela pour des « bulbes fades » ?

Simone a raison, si nous réfléchissions de temps en temps, n’aurions-nous pas le pouvoir d’influencer la marche du monde ?

Je suis convaincu que si, et vous ?

Bonne journée et à demain

lundi 28 avril 2008

Mardi 29 avril 2008

Massacre « ordinaire » en Palestine !

Vous souvenez-vous de ces lignes du 24 avril dernier :

L’ambassadeur lybien, Giadalla Ettalhi, a alors longuement pris la parole pour achever son intervention par ces mots :

« La situation à Gaza est comparable à celle des camps de concentration nazis durant la seconde guerre mondiale »

Cette chronique a choqué certains qui l’ont d’autorité rangée parmi les prises de position extrémistes qu’il faut ignorer, quel dommage, quelle erreur sanglante…

Car, hier à Gaza, une famille a été décimée parce qu’un char israélien s’est cru autorisé à tirer sur une maison, sans anticiper les dégâts irréversibles qu’il pourrait provoquer, sans que les vies humaines qui étaient à l’intérieur n’aient la moindre valeur pour le soldat qui a compris que sa « mission » était celle-là.



Alors, parce qu’il n’y a pas de mots pour qualifier cet assassinat, permettez-moi simplement de citer les noms de nos semblables dont la vie s’est brutalement arrêtée hier :

Mousad, bébé de15 mois

Hana, petite fille de 3 ans

Saleh, petit garçon de 4 ans

Rudina, petite fille de 6 ans

et leur Maman Miyasar

2 autres frères ou sœurs dont on ne connaît ni le nom, ni l’âge, ont également été gravement blessés…

Que dire de plus ?

Ce qui se passe à Gaza est intolérable et doit cesser immédiatement, qu’importe le nom donné à cette horreur !

A demain…

dimanche 27 avril 2008

Lundi 28 avril 2008

Dehors !

C’est tellement beau la Nature… et j'y suis tellement heureux...

Il y a tant à admirer et pour tous les goûts, étant aux commandes de ce journal, vous me pardonnerez de vous imposer aujourd’hui les miens.

Voilà une trilogie proposée par mes yeux d’apiculteur…



Après un monsieur, une dame :



Décidemment, cette rubrique sera macho :



Notre future récolte de miel de printemps s’annonce très bien, les « spécialistes » en charge de sa préparation étant, comme vous avez pu le voir, en plein travail !

Je vous souhaite une excellente semaine, à demain…


P.S : A usage interne, 2 images pour ma belle qui n’a pas encore pu voir les originaux :



Et une transplantée…



samedi 26 avril 2008

Dimanche 27 avril 2008

Partager !

S’il n’est pas toujours évident d’être mon fils ou d’être le père de mes fils, la plupart de nos jours est autant une source de découverte que de ravissement.

Etre à leurs côtés depuis le début, voire même lorsque j’y pense être à l’origine de leurs débuts, quelle chance, quel destin !

C’est ce genre de pensées qui, en plus de mon fils aîné, m’a accompagné hier lors d’une magnifique promenade qui s'est conclue par la traversée des gorges du Verdon.

Oui, mon fils aîné qui m’a fait ce grand plaisir de partager ces visions pendant près de 6 heures…

Que pensez-vous de Tourrettes sur Loup ?



Et du rocher de Castellane ?



Et de mon fils devant le point sublime ?



Le même, un peu plus loin…



Samedi 26 avril 2008, un fils et son père ont partagé un peu de la magie du monde, 6 heures pour goûter à l’éternité qui les attend, qui les attendra bien encore un peu…

Merci mon fils !

Bon dimanche et à demain…

vendredi 25 avril 2008

Samedi 26 avril 2008

Cela faisait longtemps…

…que je n’avais plus rendu hommage à ma femme !

Mais hier soir, au moment où elle allait nous quitter pour assister à une soirée de bienfaisance avec des amies, je n’ai pas pu m’empêcher de la photographier à la volée tant sa beauté m’a ébloui…



Que voulez-vous que je vous dise, plus le temps passe et plus je l’aime ! Et comme j’ai bien l’intention de regarder beaucoup beaucoup d’années passer en sa compagnie…

« L’amour, celui avec un grand A, comme Alice, c’est tout simplement le pays des merveilles… »

Bon week-end à tous les amoureux du monde et à demain !


P.S : Que Inès se rassure, le genre de spams évoqué par elle hier arrive aussi par erreur dans ma boîte mail mais je n’ai jamais compris pourquoi…

Vendredi 25 avril 2008

Arnaque via Internet, le retour…

Cela faisait longtemps… et pourtant, tous les jours un nouveau message m’annonce que la fortune a sonné à ma porte, numérique, et que je n’ai qu’à tendre ma carte de crédit, avec tous les détails, pour voir un flot d’or couler sur moi !

Dernier exemple en date qui vaille la peine d’être signalé, celui qui suit, car j’imagine l’escroc au petit pied s’acharnant sur son clavier pour produire ce qu’il conçoit comme un courrier officiel.



Le résultat est… créatif (Pour la bonne forme, je précise que je n’ai pas corrigé les fautes d’orthographe car comme la croûte d’un fromage, ce sont elles qui donne toute sa saveur à ce message de « l’Agence d’Information de l’Institut National de Consommation ») :

Agence INC /soft/cac, Rue 650 Boulevard du Canada, 01 BP 1322 CANADA

Tel du service au CANADA : 001 519-35 15 265

E-mail : directionemploicandidatureinc@yahoo.fr

========================================================

CE MESSAGE VOUS A ETE ADRESSE PAR L'AGENCE D'INFORMATION DE L'INSTITUT NATIONAL DE CONSOMMATION De la lutte contre la pauvreté à la promotion de l'emploi et à l'intégration Africaine au processus de mondialisation le gouvernement CANADIEN lance un projet dénommé INC (Institut National de Consommation).

Après une longue étude dynamique du phénomène de pauvreté dans les pays en voie de développement notamment les pays d'Afrique du Caraïbe et du pacifique en collaboration avec le gouvernement CANADIEN et le plan a long du ministère des affaires étrangère CANADIEN le présent programme prend naissance et se veut un moteur évident pour la lutte contre la pauvreté et la promotion de l'intégration réelle de l'Afrique dans le programme de mondialisation et d'ouverture du territoire CANADIEN aux étrangers.

Les Conditions particulières à remplir

1-Avoir entre 18 et 55 ans au plus.

2-Etre de bonne moralité.

3-Etre disponible a voyagé.

4-Avoir une maîtrise de l'outil informatique.

5-Savoir bien parler le français si possible l'Anglais

6-Etre titulaire du BEPC au moins et autres diplomes

Dès que vous remplissez les conditions, et après avoir eu a remplir le formulaire d'inscription qui vous sera envoyé des que vous écrirez a notre direction au canada.

Le maximum sera déployé de la charge de l'entreprise pour votre immigration sur votre lieu de travail a savoir les papiers requises adhérents le voyage du personnel

Les Dossiers de Candidature comprennent :

1-CV

2-Lettre de motivation ecrire a main levé

3-1 Photos d'identité

4-Le formulaire d'inscription à remplir qui serait a vous envoyer apres avoir envoyer un message a notre direction pour cette demande.

Nous espérons que vous avez tout le nécessaire pour prendre une décision enfin de fournir les Dossiers demandés. Votre déplacement sera pris en charge par l'entreprise des que vous aurez remplir les conditions requis d'adhésion du Dossier de Candidature.

Apres avoir envoyer les formalités requises aux Dossiers de Candidatures l'entreprise vous met en garantie une immigration depuis l'Aéroport de votre pays pour le Canada a titre Gratuit considérer comme transport du Personnel ce qui veux dire que quand vous aurez envoyé les papiers de Candidature nous allons mettre en place un service de votre Ambassade une compétence qui sera hargé de vous envoyer une Convocation depuis l'Ambassade de votre Pays pour vous faire part de la Constitution d'un Dossier d'immigration des que vous allez recevoir cette Convocation vous irez vous présenter a l'Ambassade d'Origine du Courrier pour recevoir les Formulaire de demande de Visa et Passeport si vous n'en disposez pas alors lorsque nous serons au courant que votre Visa est déjà prêt nous enverrons un billet par DHL ou par poste par l'adresse que vous irez réceptionner et montrer a l'Ambassade pour qu'on vous délivré les papiers tel que :

1-Certificat d'hébergement.

2-Une autorisation de travail au Canada

3-Votre Visa

4-Votre Passeport

5-Votre Assurance International

6-Lettre de Prise de Fonction signé par la Direction

Sur ce, nous attendons votre réponse pour vous donner l'adresse sur laquelle vous enverrez les Dossiers.

A notre futur Collaboration

Recevrez Mr et Mme les expressions de nos sentiment distingués.

NB : Pour avoir le formulaire a remplir et un peu d'eclaircissement veuillez contacter notre direction sur notre adresse qui est le suivant pour avoir le formulaire a remplir adresse e-mail : directionemploicandidatureinc@yahoo.fr

L'agence d'information

PS: c'est tres urgent ce que je dire donc je vous redonne encore l'adresse à laquelle vous allez ecrire pour avoir un peu d'eclaircisement et formulaire a remplir et le voici à la suite: directionemploicandidatureinc@yahoo.fr

si vous ecrivez a cette adresse vous aurrez trout les informations et le formulaire a remplir.

Institut National de Consommation
__

« trout les informations ou trou dans mon compte en banque ? »

Comme dirait Gaston Lagaffe : «M'enfin !»

Bonne journée et à demain !

jeudi 24 avril 2008

Jeudi 24 avril 2008

Gaza, un camp de concentration ?

Décidemment, il va être de plus en plus difficile d’affirmer, péremptoire, qu’il « ne se passe jamais rien à l’ONU et que ce machin est inutile… ».

Les événements qui se sont déroulés hier au sein d’un Conseil de sécurité consacré au Proche-Orient l’ont encore démontré à l’envi.

Résumé :

Une discussion se tenait entre les membres du Conseil sur la situation à Gaza, suite au rapport fait par la sous-secrétaire Angela Kane des tirs de roquettes contre Israël, des violences aiguës en cours et de leur impact humanitaire croissant pour les Palestiniens.

L’objectif des diplomates étant de publier un communiqué de presse.

L’ambassadeur lybien, Giadalla Ettalhi, a alors longuement pris la parole pour achever son intervention par ces mots :

« La situation à Gaza est comparable à celle des camps de concentration nazis durant la seconde guerre mondiale »

Rien de moins…

A peine avait-il prononcé ces mots que les ambassadeurs de plusieurs pays occidentaux se levaient et quittaient leurs sièges obligeant l’actuel Président du Conseil, l'ambassadeur sud-africain Dumisani Kumalo, à stopper les débats.

Après le récit de cet épisode mouvementé dans le monde diplomatique, le temps des questions s’impose à nous : que se passe-t-il en Palestine ? Quelles sont les conditions de vie des habitants de Gaza ?

Impossible de répondre sans éprouver un malaise car il n’est nul besoin d’être un spécialiste pour savoir que les Gazaouis sont livrés à eux-mêmes et survivent tant bien que mal (Plutôt très mal d’ailleurs) au contact de leur puissant voisin : Israël.



La bande de Gaza semble cumuler tous les ingrédients du malheur : surpopulation, pénurie d’eau, de nourriture, de soins, mortalité infantile, chômage, dépendance énergétique totale, infrastructures quasi détruites, absence de perspective favorable même à moyen terme, etc…

1 million et demi d’êtres humains y sont entassés dont plusieurs centaines de milliers dans des camps de réfugiés, leurs conditions de vie devraient être considérées comme inacceptables au XXIème siècle, et pourtant…

Cette négation de leurs droits les plus fondamentaux est de plus doublée de cette dépendance insensée envers leur voisin Israël qui n’hésite pas à fermer les robinets (Eau, énergie et/ou nourriture) lorsque la tension est trop vive, avec pour résultat… une tension encore augmentée…

Tous les peuples ont le droit de vivre en paix, Israël aussi bien entendu, mais comment se sentir heureux si ceux « d’à-côté » croupissent dans un environnement dont on ne voudrait pas ? Environnement qui se transforme à toute allure en machine de guerre aussi bien contre Israël que contre la Palestine elle-même.

Je ne veux d’ailleurs pas parler aujourd’hui du « mur de la honte » parce qu’il est si connoté que les comparaisons et références historiques pourraient fuser de ma plume indignée ; revenons à la déclaration de Giadalla Ettalhi :

« La situation à Gaza est comparable à celle des camps de concentration nazis durant la seconde guerre mondiale »

Je n’ai certainement pas les compétences pour prononcer un jugement définitif sur cette affirmation brutale et sans aucun doute abusive mais je soumets à votre sagacité un chiffre, celui de la mortalité infantile à Gaza :

Près de 25 enfants sur 1000…

Si cela ne vous dit rien, faisons quelques comparaisons :

3,36 sur 1000 en France

4,03 en Allemagne

4,28 en Suisse

4,85 au Portugal

4,93 au Royaume Uni

5,18 à Monaco

Et 6,75 en Israël…

Si les enfants de votre plus proche voisin mourraient 4 fois plus que les vôtres, cela vous inquiéterait non ?



La configuration actuelle de ce coin de planète fait que le reste appartient aux politiques, aux diplomates et malheureusement aussi aux généraux et aux kamikazes…

Bonne journée et à demain


Pour ceux que le sujet intéresse, je recommande la lecture du rapport de recherche de Hélène Seren qui a étudié « L’urbanisation des camps de réfugiés de la bande de Gaza et de Cisjordanie », bien qu’il remonte à environ 5 ans, il reste totalement pertinent et édifiant…

mercredi 23 avril 2008

Mercredi 23 avril 2008

Aux citoyens de s’engager !

Nous nous souvenons tous de cette horrible affaire de disparition d’enfant qui avait été révélée en avril 2004.

Un jeune garçon de 11 ans, Jonathan Coulom, avait soudainement disparu alors qu’il effectuait un séjour à la mer avec sa classe en Loire Atlantique. Son corps sans vie avait malheureusement été retrouvé 6 semaines plus tard non loin du lieu où il résidait avec ses camarades…

Malgré le déploiement de moyens que les autorités qualifient d’importants, l’enquête n’a toujours pas abouti à ce jour, c’est pourquoi un appel à témoins d’un nouveau genre vient d’être lancé sous la forme d’un site Internet dédié à cette affaire.

Cette initiative ne pouvant qu’être soutenue, je la relaie immédiatement (Vous pouvez bien entendu cliquer sur les photos pour accéder directement au site) :



Ce site a pour ambition de présenter les différents éléments de ce drame afin de pouvoir recueillir tout témoignage ou information qui permettront de faire progresser le travail des gendarmes.

Pour ce faire, les lieux sont clairement définis :



De même que l’évolution de l’enquête :



Ainsi que les indices recueillis à ce jour :



Bien d’autres informations sont disponibles et je ne peux qu’inciter toute personne qui se serait trouvée dans les environs ou qui pourrait avoir un lien quelconque avec ce drame à aller visiter www.dossierjonathan.fr afin d’aider à sa résolution et à l’arrestation de l’ordure qui a tué Jonathan.

Je suis souvent en désaccord avec les orientations « sécuritaires » et liberticides des autorités françaises mais dans ce cas, je ne peux qu’approuver leur appel à témoins et sa forme intelligente, espérons qu'elle sera surtout efficace !

A demain...

mardi 22 avril 2008

Mardi 22 avril 2008

Elections présidentielles US, les enjeux évoluent…

Un récent sondage révélé hier démontre que la crise financière a des répercussions internationales certaines puisque l’économie, avec notamment l’augmentation continue du prix de l’essence, vient de détrôner l’Irak comme principale préoccupation des électeurs américains !

L’évolution est sensible avec désormais 67% de sondés qui la placent en première position contre seulement 46% en novembre dernier.



Dans ce contexte mouvant, on pourrait penser que ce changement serait tout bénéfice pour Hillary Clinton qui avait été lourdement mise en défaut par Barack Obama pour son vote en faveur de la guerre en Irak, dans les faits il n’en est rien puisque les 2 candidats démocrates s’avèrent incapables de se différencier au niveau économique pour leurs concitoyens.

J’en profite d’ailleurs pour relever une erreur presque systématiquement commise par les médias qui expliquent doctement que « Barack Obama avait voté contre la guerre en Irak », il faudra que l’on m’explique comment ce miracle a pu avoir lieu car la guerre a été lancée en mars 2003 alors que Barack Obama n’a été élu sénateur qu’en novembre 2004…

Ceci précisé, la crise économique en cours de diffusion planétaire accentue encore le clivage historique entre les « riches » républicains et les « pauvres » démocrates. Entre autres conséquences, de nombreux américains verront leurs revenus 2008 nettement régresser créant ainsi de sérieux risques de fuites de voix pour John McCain du simple fait de la précarisation ambiante.

Qui aurait imaginé, il y a seulement quelques mois, que dans la « nation (Autoproclamée…) la plus puissante du monde » un nombre important de citoyens lambdas auraient cité le prix de la nourriture comme l’un de leurs soucis majeurs ?

Les temps changent… jusqu’où ?

Tout ceci alors que le Financial Times a annoncé dimanche qu’il soutenait Barack Obama et que des observateurs commencent à trouver « indécentes » les dépenses publicitaires du favori de notre côté de l’Atlantique.

Aujourd’hui, la Pennsylvanie vote…

Si elle ne plébiscite pas Hillary Clinton, ses chances de suivre les traces de son mari à la Maison Blanche s’amoindriront très largement ; ouvrant ainsi toutes grandes les portes de l’investiture à Barack Obama.

Etrange époque où une crise économique qui refuse de dire son nom côtoie aux Etats-Unis d’innombrables et dispendieux messages, notamment télévisés, expliquant à ceux qui souffrent le plus que les personnes qui ont commencé par volatiliser des dizaines et des dizaines de millions de dollars pour dire du bien d’eux-mêmes seront demain les plus capables de gérer l’argent public !



Je reste sans voix…

Bonne journée, à demain


N.B : Pour conclure soyons concrets, combien pensez-vous que Barack Obama ait obtenu comme budget de campagne…. ? Imaginez un chiffre et multipliez par 2, 3 ou 10… car de toute façon, vous n’y serez pas !

Il a d’ores et déjà reçu plus de 236 millions de dollars et son compte ne présentait à la fin du mois de mars aucune dette, bien au contraire puisqu’il avait plus de 50 millions de dollars en cash…

Hillary Clinton a atteint le montant respectable de 195 millions mais concède une dette de 10 millions.

Quant au candidat républicain, il est nettement moins à l’aise avec l’argent (Quel paradoxe !) puisqu’il plafonne, toutes recettes confondues, à 72 millions de dollars.

Les « gens d’argent » ne sont peut-être pas où on les imagine !?

lundi 21 avril 2008

Lundi 21 avril 2008

Un si bon départ…

…et qui plus est : croustillant !

Voilà ce que nous offre tous les matins, avec joie et bonne humeur (Du verbe humer !), ma chère et tendre en ayant décidé, il y a des années, de faire son pain, de faire notre pain.

La démarche est aussi symbolique que le goût est unique, nous mangeons le pain de Maman, respectivement de ma belle, quel plaisir !

J’en fais mention aujourd’hui, en ce début de semaine, car ce me semble une réappropriation aisée de notre territoire vital, de notre espace familial dans ce qu’il a de plus convivial. Face à la marchandisation effrénée, humiliante et déstructurante de nos vies, retrouver notre capacité atavique de faire du pain est une manière agréable de résister à cette vague financière malodorante et de retrouver des gestes simples qui rendent heureux.

Après les milliers d’oeuvres qu’elle a désormais à son tableau de pâte, ma belle est capable de faire varier les consistances, les compositions, les couleurs et les saveurs.

Rajoutez-y l’apport exceptionnel de nos abeilles ainsi que l’odeur du pain qui se répand dans la maisonnée afin de préparer le réveil de tous et vous pourrez vous faire une idée du plaisir que constituent nos petits-déjeuners.

Pour votre serviteur, le meilleur repas de la journée !

Conseil (D’autant plus aisé que je ne saurais pas faire notre pain, faute avouée est à moitié pardonnée, non ?), faites l’acquisition d’une machine à pain, on en trouve pour quelques dizaines d’euros ; n’oubliez pas la farine, la levure, un peu d’huile et d’eau, des graines selon votre goût, une pincée de sel et de sucre, le tout bio bien sûr, et le tour est joué.



Bon, je vous laisse, mes narines m’appellent et mes papilles, comme mes fils, s’impatientent…

Bon petit-déjeuner et à demain !

dimanche 20 avril 2008

Dimanche 20 avril 2008

Réjouissons-nous, c’est Dimanche !

Le jour du Seigneur…

J’entends un certain nombre de voix crier : « De qui ? »

De l’entité responsable de toute chose, du principe qui a empilé les atomes, après les avoir créés, pour en faire ces merveilles que nous pouvons voir, toucher, goûter et malheureusement aussi détruire.

Les mêmes voix demandent : « Et si ce n’était que le hasard ? »

Alors, merci au hasard de m’avoir donné cette vie-là, avec cette femme-là, ces enfants-là, ces amis-là et cette espérance-là !

Le hasard fait sacrément bien les choses…



Sacrément… ? Désolé, décidemment je n’y arrive pas !

Excellente journée à vous et à demain

samedi 19 avril 2008

Samedi 19 avril 2008

Il pleut, il pleut… enfin !

En complément de la chronique du 6 avril dernier sur les biocarburants et du chiffre aberrant révélé par l’ex n°01 de Nestlé, Peter Brabeck, de leur impact dévastateur sur l’environnement, avec pour mémoire la nécessité de « gâcher » 9'100 litres d’eau pour produire un seul litre de biocarburant…

…je souhaite partager avec vous quelques images sur ce drame annoncé d’une pénurie globale d’eau qui semble autant émouvoir les autorités que les milliers d’enfants mourant chaque jour de faim à travers le monde.

L’accès à l’eau, dans certaines contrées, représente ce genre de défis :



Peut-être que certains d’entre vous ne se sentent pas interpellés par une scène comme celle-ci, elle est trop éloignée de leur quotidien, trop exotique, trop repoussante.

Que pensez-vous alors de celle-ci ?



Il s’agit du Calavon ce qui ne vous dira pas grand-chose, sauf si vous êtes familiers de la ville d’Apt, car ce charmant vocable désigne la rivière qui traverse la capitale du Luberon.

Vous avez bien lu, la rivière…

Ma femme, qui est une jeune femme, m’a souvent raconté ses aventures aquatiques dans cette même rivière lorsqu’elle venait passer ses vacances chez ses grands-parents à Apt.

Cette vision « locale » nous donne une perspective différente, non ? Pour vous donner un chiffre en rapport, selon l’excellente revue « Habitat Naturel », la Provence connaît depuis l’automne dernier un déficit pluviométrique de 50% en comparaison des moyennes historiques.

Vous comprendrez alors notre joie lorsque le beau soleil de ce matin a éclairé ceci :



Mais ces presque 16 millimètres, résultat de l’orage nocturne qui a parcouru la région, ne sont qu’une modeste contribution aux besoins de la nature et de ses habitants dont nous faisons partie.

Les médias parlent jusqu’à plus soif (C’était facile…) des risques liés à l’épuisement des carburants fossiles, pourquoi ce silence sur le fait que les hommes consomment d’ores et déjà plus d’eau que celle qui se renouvelle chaque année ?

Nous craignons des conflits majeurs au sujet du pétrole, certains les vivent même quotidiennement en Irak grâce à Georges W. Bush, imaginez ce que seront ces guerres lorsque leur cause sera l’eau…

Parce que je ne sais pas vous mais moi j’ai plus besoin d’eau (Dont mon corps est composé à plus de 65%) que de pétrole pour vivre !

Alors, arrêtons de pomper les réserves d’eau fossile et considérons avec respect celle que le ciel nous offre, elle est suffisante si nous l’utilisons intelligemment et en rapport avec sa valeur unique.

Pomper, pomper, cela me rappelle les Shadoks, zut… eux aussi ont disparu…

Bon samedi et à demain

vendredi 18 avril 2008

Vendredi 18 avril 2008

La tique, le professeur et le bout du tunnel ?

Après avoir reçu plusieurs messages me demandant très amicalement des nouvelles de mon état de santé, je vous propose de faire un point de la situation aujourd’hui…

Moins parce que ma modeste personne présenterait un intérêt universel que parce que mon expérience se doit de servir à d’autres, en effet si un seul lecteur de « Continuum II » pouvait ainsi raccourcir son propre chemin de croix médical, j’en serais enchanté.

Bref résumé de ce qui m’occupe depuis minimum 10 mois, tout a commencé l’été dernier par une sensation d’inconfort général à laquelle s’est rapidement greffé un ganglion apparu derrière mon oreille droite.

Celui-ci étant douloureux, je suis allé consulter un sympathique praticien du Luberon où je me trouvais. Après m’avoir examiné, il a conclu que j’étais « en pleine forme et que ce n’était rien », à moitié rassuré, j’ai quitté son cabinet en me promettant de rechercher sur Internet les causes possibles de cette adénopathie (Nom qualifiant l’état de mon ganglion).

Mission quasi impossible, un nombre impressionnant d’affections étant lié à une telle manifestation.

L’été étant là, j’ai positivé et suis passé à autre chose… Autre chose comme des céphalées violentes pendant 3 semaines alors qu’en temps normal je n’ai jamais mal à la tête ! Ce deuxième épisode de ce que je craignais en provenance de la même origine m’a incité à changer de niveau de compétence et, grâce à un excellent ami médecin (Nous y reviendrons…), j’ai pu rencontrer un des chefs de service de médecine interne de l’hôpital de Monaco.

Pour une fois, j’ai donné mon sang de manière égoïste et une batterie impressionnante de tests a été menée pour m’informer que… j’étais en pleine forme !

Résultats encourageants d’un côté mais déstabilisants de l’autre puisque les maux de tête avaient laissé la place à des frissons fréquents (Sueurs froides ou sensation de fièvre) compagnons de route d’une fatigue globale de plus en plus marquée.

Afin de résumer ces mois de dégradation lente mais sûre de mon état général, retrouvons-nous en décembre où j’ai débuté des réactions allergiques cutanées assez intéressantes sur le plan sociologique = je me découvrais « peau rouge » à 46 ans mais difficiles à gérer puisqu’en plus de présenter des plaques dures, chaudes et colorées, ma gorge se serrait et l’air passait plus difficilement.

Lors d’une crise, le médecin contacté m’a même fait prendre de la cortisone pour éviter le syndrome de Quincke (Nous y reviendrons…).

En parallèle, les praticiens en charge de trouver ce que je pouvais bien avoir – si j’avais quelque chose – multipliaient les examens sanguins (Je viens de faire le 6 ou 7ème) sans que quoi que ce soit puisse être objectivement constaté.

Le tableau s’est enrichi en janvier de douleurs articulaires localisées dans la partie gauche, coude, genou, cheville, etc… jusqu’à ce superbe mais très douloureux gonflement de mon coude gauche en janvier.



Un autre médecin m’expliquant qu’il n’y avait pas de quoi s’inquiéter, ce phénomène étant fréquent avec les joueurs de tennis compulsifs, peut-être, sauf que j’ai arrêté le tennis il y a 15 ans et qu’en plus je suis droitier…

Ma vision s’est également dégradée, je voyais trouble de plus en plus souvent et les news de bas d’écran de LCI que je lisais habituellement sans difficultés étaient devenues indéchiffrables. Un autre praticien eut ce commentaire laconique :

« C’est l’âge ! ».

Si vous rajoutez à cela des nausées quasi permanentes, vous aurez une idée de ma sensation physique globale mais… pas de soucis à avoir, mes analyses de sang étaient parfaites ; à l’armée, j’aurais été traité de simulateur.

Retour à cet excellent ami médecin, le chirurgien ORL Pierre Lavagna, mécontent de me voir glisser doucement mais sûrement vers la zone des rebus, il a empoigné à l’automne dernier le clavier de son Mac et a mobilisé son encyclopédique mémoire pour trouver ce que « je pouvais bien avoir ».

Les symptômes coïncidant, il a proposé une maladie de Lyme… en route pour de nouveaux examens sanguins… négatifs mais qui m’ont quand même valu un mois d’antibiotiques !

S’accrochant, il a poussé son ami interniste qui commençait à me prendre pour une fragile chochotte à creuser encore et toujours jusqu’à ce que… Alléluia… soit enfin confirmée à la fin du mois de mars une contamination à Rickettsie conorii

J’avais enfin quelque chose que la biologie pouvait toucher et nommer, à partir de là, les choses sont allées vite, j’ai pris rendez-vous avec l’un des spécialistes internationaux des zoonoses, notamment les maladies transmises par les tiques, le professeur Didier Raoult de la faculté de médecine de Marseille.

Quel bonheur de rencontrer quelqu’un pour qui mon histoire avait du sens, qui connaissait ces symptômes, qui disposait de moyens d’investigation adaptés (Une nouvelle série de tests sanguins + salive, etc… a été faite), le voile noir qui recouvrait ma vie depuis des mois et des mois s’est déchiré, il prenait en mains ma santé.

Dans l’attente du résultat des analyses, 2 « petites bêtes » (Le nom que le professeur Raoult donne aux rickettsies) lui semblent des responsables potentiels de mes soucis, l’un d’entre eux ayant la particularité de provoquer de fortes réactions articulaires lorsque les patients sont traités à la cortisone, suivez mon regard !

Mon épouse lui a demandé combien de temps serait nécessaire pour que je sois débarrassé de cet envahisseur peu agréable, sa réponse eut de quoi nous étonner car il nous a expliqué que la contamination par rickettsie peut entre autres générer 2 types de réaction, l’une très violente avec des poussées de fièvre à 40°, une perte de poids allant jusqu’à 10% en une semaine mais un retour à la normale très rapide après la prise de un ou deux cachets d’antibiotiques.

L’autre – celle de votre serviteur – étant beaucoup plus insidieuse, la « petite bête » s’installant tranquillement dans l’organisme de sa victime en créant des désagréments de plus en plus forts mais sans véritable réaction immunitaire de défense.

Dans ce cas, dans mon cas, cela représente un nouveau traitement antibiotique de 3 mois avec 200 mg journaliers de doxycicline et jusqu’à 2 ans pour être « comme avant »…

Merci à lui pour son accueil, le décompte des 2 ans a déjà commencé, le meilleur est à venir ! Merci aussi à ma femme pour m’avoir soutenu sans jamais faiblir et à Pierre Lavagna pour sa science et son amitié précieuse…

Bonne journée, à demain


P.S : Pour les amateurs de « Tintin au temple du soleil », je signale l’excellent magazine scientifique « La recherche » dans lequel le professeur Raoult signe ce mois-ci un article sur la propagation du typhus en Amérique Latine, résultat des recherches menées par son équipe sur les poux d’une momie qui innocentent en partie Christophe Collomb…

Je vous avais dit que j’étais tombé sur un bon !

jeudi 17 avril 2008

Jeudi 17 avril 2008

La « bravitude royale » ne serait-elle que de l’opportunisme politique ?

La joute engagée par médias interposés entre l’ex-Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin et l’ex-candidate socialiste à la présidentielle, suite à la condamnation de cette dernière par la cour d’appel de Rennes, m’a fait espérer une amplification et surtout une élévation du débat.

Que la Présidente de la région Poitou Charente se voit signifier l’obligation légale de payer l’intégralité des salaires de 2 ex-collaboratrices, 10 ans après les faits, est une péripétie de plus dans sa carrière qui ne mériterait que quelques lignes ; rien de nouveau sous le soleil seraient sans doute tentés de penser tous ceux qui ont lu le livre de son ex-conseiller Eric Besson « Qui connaît Madame Royal ? ».

J’attendais surtout l’amplification et l’élévation du débat à propos des J.O., du Tibet et des positions « dangereuses » que Ségolène Royal avait cru devoir prendre lors de sa désormais célèbre visite de la grande muraille, notamment sur la rapidité de la justice chinoise…

Il semble que le « flair » politique de l’ex-compagne de François Hollande (A combien d’ex serons-nous à la fin de ce papier ?) l’ait prévenue du danger puisqu’elle s’est rendue récemment en Inde et y a rencontré la sœur du Dalaï-lama.

Elle en a profité pour déclarer : « Nous devons avoir le courage de menacer la Chine de non-participation aux J.O. », rien de moins !

Comment se fait-il qu’aucun politique voire commentateur n’en ait profité pour « admirer » le grand écart magistral opéré sous nos yeux en à peine plus d’une année ?

Car, la Chine de l’an dernier n’était pas différente de celle d’aujourd’hui, les Tibétains et leur culture n’y avaient pas une plus grande place, les condamnations à mort tombaient avec la même terrifiante régularité, l’environnement était déjà l’un des soucis mineurs des autorités, etc… et pourtant…

Pourtant, Ségolène Royal n’avait pas hésité à vanter la justice chinoise en ces termes : « « J'ai rencontré un avocat qui me disait que les tribunaux chinois sont plus rapides qu'en France. Vous voyez, avant de donner des leçons aux autres pays, regardons toujours les éléments de comparaison ».

Que la même appelle aujourd’hui au boycott des Jeux Olympiques de Pékin confirme une fois de plus la pertinence de cette saillie de l’ex-Président de l’Assemblée Nationale (Entre autres…) Edgar Faure :

« Ce ne sont pas les girouettes qui tournent, c’est le vent… ».

Les zigzags de l’ex-Ministre feraient plutôt rire si les sujets dont il est question n’avaient pas des conséquences dramatiques dans l’existence de tant de gens !

D’ailleurs le Tibet, les J.O. et la Chine sont si importants pour elle ( ?) que son site en fait largement écho, la preuve :



L’important du moment semblant surtout de faire barrage à la demande de Jean-Pierre Raffarin qu’elle démissionne de son poste de Présidente de région suite à sa condamnation, décidément on a les révoltes qu’on peut…

La « bravitude 2008 » a des raisons que le Tibet 2007 ignorait !

Bonne journée et à demain…

P.S : Afin d’éviter toute polémique inutile, du genre « Ségolène Royal parlait des tribunaux de commerce chinois », je crois bon de renvoyer ceux que cela intéresse aux divers ouvrages parus sur l’ex-candidate, ils décrivent par le menu « l’incident » et son contexte…

mardi 15 avril 2008

Mercredi 16 avril 2008

Nos amies les giroflées…

Nous ne les avons découvertes qu’il y a 2 ou 3 ans mais quel plaisir !

Plaisir qui se multiplie qui plus est, car un pied de giroflée cette année = un grand nombre l’an prochain…

Belle et généreuse, on croit rêver et pourtant :



Rappelez-vous, un pied cette année…



Je vous laisse, le jardin et mon appareil photo m’attendent !

Bonne journée et à demain…

Mardi 15 avril 2008

En Italie, l’avenir a 71 ans…

Sua Emittenza, Silvio Berlusconi, va donc être élu pour la troisième fois Président du Conseil, quelle histoire !

On aurait pourtant pu croire qu’après les épisodes 94 à 95 et 2001 à 2006, le peuple italien en aurait fini avec l’un des C.V. les plus improbables de la politique mondiale, un parcours si « étonnant » que tout auteur qui l’aurait imaginé aurait été qualifié de « producteur de clichés au kilomètre ».

Depuis son appartenance à la loge P2, lobby soi disant maçonnique à l’influence exactement proportionnelle à son nombre – pléthorique - de membres, en passant par ses innombrables possessions dans les médias qui ont fait espérer à ses adversaires qu’il connaisse un destin à la « Citizen Kane », sans oublier ses multiples démêlés judiciaires car Il Cavaliere a souvent été d’abord condamné mais a systématique trouvé les ressources nécessaires pour s’en sortir en appel ou bénéficier de la prescription…

Quelqu’un d’unique, un homme au minimum une dizaine de fois milliardaire, pourfendeur de la gauche et des syndicats, un profil qui justifie à lui seul la création du mot « atypique » et qui a donc été choisi par nos amis italiens pour les sortir de la crise dans laquelle ils se trouvent et – en passant – tant d’autres pays.

Vu d’ici, ce retour semble injustifiable car cet homme a surtout démontré son extraordinaire capacité à s’occuper de lui et de ses intérêts, pourquoi serait-il tout à coup touché par la grâce du bien commun ?

D’aucuns parlent de ce troisième mandat de Président du Conseil comme sa dernière chance de laisser dans l’histoire une autre trace que celle d’affairiste et de manipulateur, peut-être…

Peut-être pas !

Plus qu’habile communicant, il a d’ores et déjà laissé filtrer, par l’entremise de journalistes « amis », son ambition de réussir ce mandat afin de pouvoir justifier ensuite son élection au poste si honorifique de Président de la République.

Asseyons-nous et fermons les yeux quelques instants pour nous demander, au calme, si nous ne sommes pas en train de perdre pied ? Complètement !

Car, quel doit être le niveau de désespoir de nos amis italiens pour qu’ils comptent sur l’hypothétique volonté d’un égocentré d’anthologie de vouloir « finir en beauté » pour que leur qualité de vie s’améliore ?

Mama mia, la « commedia dell’arte » a bien été créée au XVIème dans la péninsule ?

Que ne s’en sont-ils souvenus ?

Ciao et à demain…

lundi 14 avril 2008

Lundi 14 avril 2008

Les strates de la Vie !

En regardant par le hublot lors de notre vol de retour, m’a été donnée cette image symbolique de la stratification de nos vies terrestres…

Nous sommes quelque part entre « tout en bas » et une couche de nuages qui semble s’accumuler au dessus de nos têtes, je ne sais si nos comportements actuels envers nos semblables et la planète sont l’explication de ce qui ressemble bien à un courroux céleste mais cela se pourrait bien.

Les âmes positives diront que le plus dur est fait, nous avons quitté le sol et nous commençons à nous élever.

Les inquiets leur répondront que si décollage il y a eu, il n’est pas de notre fait, le mérite en revenant assurément aux générations précédentes pour qui le but suprême de l’existence n’était pas la possession d’un maximum de biens matériels.

Les esprits chagrins remarqueront que plus hauts nous nous trouverons, plus dure sera la chute…



Question, ces lumières que l’on peut apercevoir « tout en bas » ne sont-elles pas ce que notre société considère comme la preuve ultime de son évolution ?

Vu d’ici, elles paraissent encore très pâles et franchement fragiles, non ?

Bonne semaine, à demain !

dimanche 13 avril 2008

Dimanche 13 avril 2008

Après Gandhi, les Dohbis !

Cela faisait longtemps que nous avions entendu parler des Dohbis de Bombay, ces laveurs de linge « héritiers » d’un système mis en place par les Britanniques au XIXème siècle.

Leur proximité géographique avec la maison de Gandhi a fait que nous avons planifié la découverte des 2 sites, l’un après l’autre, sans anticiper le fait que la lutte du Mahatma, notamment contre la pauvreté et pour l’égalité des droits, avait elle aussi débuté il y a plus d’un siècle.

Sans que la condition de ces esclaves modernes n’ait depuis évolué d’un brin…

Notre ami Indien ne voulait pas se rendre « là-bas » expliquant que c’était dangereux et très sale ; pendant notre discussion sur le sujet nous lui avons demandé combien de fois il y était allé, nous avons été plus que surpris d’entendre :

« Oh, jamais ! »

Ici aussi, les préjugés ont la peau dure….

A l’image de celle de ces gens qui passent 10 mois de chaque année à laver du linge, 500 pièces par jour et par personne, soit 1 million quotidiennement pour l’ensemble du site.





Leur « domaine » se situe entre la voie de chemin de fer et des routes congestionnées qui finissent de ceinturer le périmètre qui leur est attribué, dire que le bruit et la pollution sont omniprésents est un pauvre euphémisme.

Pauvres comme ces êtres humains qui 16 heures sur 24 travaillent sous un soleil de plomb avec des produits chimiques qui leur rongent la peau. Pauvres parmi les pauvres, séparés de leurs familles qu’ils ne retrouvent que pendant les 2 mois de mousson qui noient le site sous plus d’un mètre d’eau, le rendant en grande partie inutilisable.



Malgré les réticences de notre ami qui ne comprenait absolument pas notre intérêt pour ce visage de l’Inde, nous nous y sommes rendus en famille.

Lors de notre arrivée, nous nous sommes présentés et avons demandé s’il était possible de découvrir leurs installations, après quelques instants de flottement, un jeune homme sympathique est arrivé et nous a expliqué qu’ils avaient créé une sorte de syndicat qui gérait les aspects communs, les visites en faisant partie.

Après avoir payé une somme très modeste, nous avons été conduits à travers cette machine à laver géante dont les rouages sont faits de chair et de sang…



Chaque personne est responsable d’une cuve de lavage qui va même lui servir occasionnellement de baignoire, ceci malgré les produits chimiques ! J’imagine que cela ne fait pas une grande différence pour les Dhobis qui sont en contact avec ces « poisons » tant d’heures chaque jour…



Les différents types de linge sont répartis selon le traitement dont ils ont besoin, la section la plus sensible étant celle en provenance des hôpitaux qui nécessite d’être bouillie dans des grandes cuves chauffées avec du charbon de bois.

Afin de ne rien perdre et parce que l’électricité est trop chère, une fois le linge bouilli, le charbon de bois est récupéré et utilisé pour repasser.

Par plus de 40°…



Contrairement aux craintes de notre ami, nous avons été merveilleusement accueillis, la richesse du cœur n’étant pas un vain mot chez eux. Presque tous nous adressant qui un sourire, qui un signe de la main quand ce n’était pas une poignée de main ou une plaisanterie à destination des enfants.



Il ne faut pas croire qu’ils sont résignés, bien au contraire mais ils sont pauvres, très pauvres ; ils proviennent de villages pour certains très éloignés de Bombay et travaillent comme des forçats pour nourrir leurs familles dont ils ne peuvent faire autrement que d’être séparés.

Ils pestent contre les « entrepreneurs » qui avec un simple camion font des tournées et ramassent du linge qu’eux Dhobis devront laver pour une roupie par pièce quant « l’autre » va en facturer cinq pour s’être juste « promené » assis dans son véhicule, « climatisé » ont-ils même précisé.

Ils ne comprennent pas ce qu’ils ont de moins que les autres mais dans l’attente que cela change, ils vont au bout d’eux-mêmes et travaillent, travaillent, travaillent pour que les leurs puissent avoir une vie plus décente.

Nous sommes fiers de les avoir rencontrés et d’avoir pu échanger avec eux, ce sont des gens remarquables, sans doute trop puisqu’ils ne se révoltent pas et acceptent leur sort, leur fatigue les incitant à profiter de chaque possibilité pour récupérer quelques minutes plutôt que de remettre en question le système…



Nous étions très émus en quittant le Mani Bhavan, vous imaginez dès lors sans peine le choc qu’a pu représenter cette plongée aux origines de la quête du Mahatma ; un siècle plus tard soit 4 générations, ses cris d’indignation semblaient retentir avec la même non-violence en produisant un écho désespéré au milieu de nos frères.

Frères selon la biologie, moins que rien selon l’économie, cela rime mais que cette rime est triste ! Parce qu’il me faut vous dire que des enfants vivent et travaillent chez les Dhobis, ceci dès l’âge de 10 ans…

Les défenseurs des Droits de l’Homme s’accordent tous sur un droit fondamental, celui du Droit au Respect, cette mondialisation triomphante en est la négation absolue.

J’invite chacun de ses théoriciens à m’accompagner pour rencontrer les Dhobis qui leur démontreront par l’exemple ce qu’elle est en pratique car leur micro société est une preuve accablante de son inadéquation totale et du danger létal qu’elle fait courir à notre espèce.

Pour le reste, si vous vous rendez « là-bas », réjouissez-vous ils n’ont rien mais ils vous donneront tout, à commencer par leur amitié…



Bon dimanche à eux et à vous, pourquoi d’ailleurs faire une distinction ?

Ce sont des « nous » juste nés au mauvais endroit…

A demain

samedi 12 avril 2008

Samedi 12 avril 2008

Emotion indienne, émotion universelle…

Pour ce dernier jour de présence à Bombay, je vous propose une chronique sur la plus forte émotion ressentie pendant notre voyage et comme celle-ci s’est développée en 2 temps, je respecterai cette chronologie avec une première partie aujourd’hui et la seconde demain dimanche.

Il est impossible de séjourner ici sans se rendre au 19 Laburnum Road :



Qui était la résidence du Mahatma Gandhi lorsqu’il se trouvait à Bombay et qui a été transformée en mémorial…



L’esprit de Gandhi imprègne aussi bien les personnes qui y travaillent que les murs et, à peine le seuil franchi, ma femme et moi avons ressenti une émotion croissante en remontant le fil de cette vie exceptionnelle parce qu’au service des autres.

Le réinventeur moderne de la non violence (Il expliquait lui-même avoir puisé l’inspiration de son action dans celle de Jésus) est présenté dans toute son humanité. Son parcours, qui est plus qu’un modèle, apparaît alors comme une sorte d’absolu inatteignable par ceux qui ne parviendront sans doute jamais à mettre « un pied de l’autre côté » de leur vivant.



Sans que nous nous considérions avant cette visite comme des spécialistes de Gandhi, jamais nous n’aurions imaginé apprendre autant de choses et partager autant d’aspects de sa vie, depuis son enfance jusqu’à son assassinat, en passant par sa relation de 62 années avec sa femme Kasturba, simplement surnommée Ba, ainsi que l’ensemble de ses luttes en Afrique du Sud et en Inde.



Cette maison, sa maison est celle d’un ami qui vous accueille et vous ouvre toutes grandes les portes de son cœur, c’est très prenant et les larmes sont toutes prêtes à irriguer ce sol sur lequel il a marché…

Pour nous, il s’agissait de faire le chemin à l’envers puisque nous avions été nous recueillir sur le lieu de sa crémation à New Delhi lors d’un précédent séjour et le découvrir si vivant partout ici était une autre manière de parler d’immortalité.

Quelle expérience que d’avoir pu être en contact avec l’œuvre d’un tout petit bonhomme dont l’âme était universelle tant elle était belle...



Pour ceux qui veulent en savoir plus, vous trouverez ici le site du Mani Bhavan

Nous avons quitté le Mani Bhavan très émus, sans savoir que la suite de notre journée allait être encore marquée par Mohandas Karamchand Gandhi, le Mahatma, la « grande âme »…



C’est ce que je vous conterai demain, excellente journée à vous

vendredi 11 avril 2008

Vendredi 11 avril 2008

Elephanta Caves, do you know them ?

Résumons-nous…

Rendez-vous à la « Gate of India », celle qui est juste à côté du « Taj Mahal Hotel »



Là, prenez le bateau pour environ une heure et une dizaine de kilomètres à franchir…



Pendant le trajet, penchez-vous afin de mesurer les effets dramatiques d’une absence quasi-totale d’égouts à Bombay, cela donne à peu près ceci :



Parvenus à destination à marée basse :



Une longue jetée plus tard, le comité d’accueil sera fortement inspiré par les Schtroumpfs (Pour votre information, il s'agit d'un animal tout ce qu'il y a de plus vivant…) :



Mais tout ceci n’était qu’une mise en bouche afin de vous préparer à cela :



Soit une grotte immense taillée à même la pierre entre les 5ème et 7ème siècle de notre ère, véritable écrin abritant le panthéon hindouiste !

Dont une représentation colossale de Mahesamurti, le dieu des dieux, d’une hauteur de 5,70… (Vous me pardonnerez d’en profiter pour rendre hommage à mes fils et à ma femme, avec une mention spéciale pour notre aîné qui n'a pas pu être avec nous pour cause d'université et qui nous manque beaucoup)



Le plafond de la grotte principale (D’une surface de plusieurs centaines de mètres carrés) est soutenu par une série de piliers impressionnants qui font immédiatement penser à l’Egypte, ceux d’entre vous qui fréquentaient déjà ces pages lors de notre visite des Pyramides en octobre 2006 comprendront immédiatement le lien





Les parois sculptées provoquent chez les visiteurs un double sentiment d’admiration et de dégoût…

Je m’explique !

Les compositions sont de toute beauté, d’où le sentiment d’admiration, comme cet exemple présentant notamment Shiva et Parvati vous le démontrera sans difficultés :



Le dégoût vous serre la gorge lorsque l’on réalise à quel point la plupart des statues ont été profondément mutilées par les Portugais lors de leur arrivée dans les parages au XVIème siècle ; religion que de crimes ont été, sont et seront commis en ton nom…

La grotte abrite aussi le sanctuaire de Shiva, salle cubique gardée à chaque face par des « dvarapala » qui eux aussi illustrent bien involontairement le massacre artistique commis en ces lieux puisque sur les 8 colosses, un seul n’est pas massivement détérioré :



Il y a plusieurs autres grottes dans les alentours mais elles sont nettement moins riches, bien que les perspectives soient également troublantes… Je ne peux m'empêcher d’y voir une allégorie de l’existence humaine…





Après plusieurs heures de visite, toujours par la même température (Notre troisième fils, Maxence, a même eu un vrai « coup de chaud »), il nous a bien fallu partir, non sans remarquer sur les présentoirs des inévitables marchands une nouvelle preuve de l’absolue tolérance des Indiens.

Que pensez-vous de ce voisinage inattendu ?



Sur le trajet du retour :



Un jeune Indien trouvant sans doute que j’avais une drôle de tête a voulu faire une photo croisée, il a commencé puis j’ai fait de même, à sa grande joie, voilà ma part du « deal » :



Peu avant de nous replonger dans le chaos de la circulation locale, je me suis offert un grand plaisir en posant aux côtés de cette légende parmi les motos, je ne la nomme pas car les puristes seraient vexés et les autres n’en ont cure, restons entre nous…



Le soleil se couche sur Bombay/Mumbai, encore une journée exceptionnelle…



Que vous dire de plus ?

A demain ?

Bonne journée à tous…


P.S : Je sais, 18 photos pour une seule journée, ce n’est pas sérieux, je fais dans l’outrancier !

Mais, il faut que je vous confie quelque chose, depuis que je suis arrivé en Inde ma santé s’améliore de jour en jour, à tel point que la journée d’hier m’a vu – pour la première fois depuis des mois et des mois – en pleine possession de mes moyens.

Je me sens revivre, quelle joie, quelle énergie et quelles sensations…

A ce propos, notre ami Rahul qui nous accueille m’a offert des figurines de 8 dieux afin que « j’oublie les médecins dont je n’ai dorénavant plus besoin », cette histoire de maladie étant, selon lui et grâce à eux bien entendu, définitivement réglée.

Croisons les doigts pour que sa supplique ait été entendue…

mercredi 9 avril 2008

Jeudi 10 avril 2008

La magie de l’Inde !

Invariablement, lorsque quelqu’un nous entend parler avec admiration de l’Inde certaines réflexions amères nous sont opposées, comme

« Voir des enfants mourir dans les rues, moi, je ne pourrais pas »

« Une telle misère est insupportable »

« Comment profiter des beautés de ce pays sans penser à ses inextricables problèmes de pauvreté », etc…

Il y a sans doute du vrai dans chacune d’entre elles, la question serait de savoir dans quelle proportion ?

Notre approche est simple, nous avons choisi de produire les images de notre série « CyberDodo et les Droits de l’Enfant » là-bas parce qu’avec une population de plus d’un milliard de personnes, leurs besoins dans le domaine sont gigantesques et nous pensons modestement que leur acceptation des principes promus par la Convention Internationale des Droits de l’Enfant sera facilitée lorsqu’ils sauront que cet outil de communication est partiellement « Made in India ».

De plus, pour y être venus quelquefois, nous croyons pouvoir dire que la situation locale est pire que ce qu’imaginent les observateurs extérieurs et meilleure à la fois, ce sera l’objet d’une autre chronique…

Aujourd’hui, laissez-moi vous entraîner dans la magie de l’Inde, fermez quelques instants les yeux, vous êtes dans la jungle à seulement quelques dizaines de kilomètres de Mumbai (Bombay) et vous allez passer des moments que vous n’oublierez jamais !

Pour y parvenir un simple pont à traverser :



Et vous voilà dans un endroit extraordinaire :



Nos cadets vous le confirmeront sans peine :



Comment imaginer quitter un tel enchantement ?



Nous n’y sommes restés que quelques heures mais elles ont eu un parfum d’éternité…



Au moment de partir, nous nous sommes étonnés auprès de notre ami de ne voir que des Indiens autour de nous, où étaient les touristes ?

Réponse incroyable, peu d’étrangers s’aventurent dans ce parc national, quel dommage pour eux !

Je vous souhaite une excellente journée (Plus fraîche qu’ici où le thermomètre persiste à flirter avec les 40°) et rendez-vous demain pour une promenade en bateau…

mardi 8 avril 2008

Mercredi 9 avril 2008

Mumbai/Bombay, suite…

Récit en photos d’une journée sur les marchés ; débutons par une livraison de poteries en taxi (Elles semblent moins fragiles que chez nous !) :



Poursuivons par une cohabitation locale étonnante :



Cette image a été prise dans la zone qui sépare « Crawford Market », débordant de fruits et de légumes, du marché de la viande… zone où de nombreux animaux vivants sont en vente, du chien au poisson en passant par des lapins, volailles, et autres oiseaux.

Poursuivons par « Zaveri Bazaar », le marché de l’or…enchevêtrement de boutiques, magasins et autres échoppes improbables toutes vouées au culte du métal jaune :



Une visite à un temple nous a valu d’être « décorés » d’un point rouge sur le front et d’un bracelet multicolore, vous en verrez la trace un peu plus tard…



L’environnement est incomparable, si ce n’est à d’autres villes indiennes :





Notre déjeuner nous a permis d’immortaliser la « bénédiction » reçue :



Ainsi que pour ses nombreux amis, l’air heureux de Manuel Jr…



En sortant le quartier de « Colaba Causeway » nous a accueilli pour une longue promenade, 2 heures de marche par 40°, nos cadets ont été très courageux et bien pourvus en glaces et rafraîchissements par nos soins.

La preuve :



Au premier plan, le « Taj Mahal Hotel » avec dans le fond la « Gate of India » :



Je conclus ce récit par une publicité qui démontre la tolérance indienne, hier matin au « Zaveri Bazaar » nous regardions marcher une nonne au milieu de la foule, majoritairement hindoue, qui ne la remarquait pas lorsque l’appel du muezzin a retenti, les confessions vivent ici les unes avec les autres, sans difficultés particulières.

Je souhaite illustrer cette tolérance par une image qui n’est pas irrespectueuse vis-à-vis du paragraphe précédent… mais imagine-t-on beaucoup de pays où la foi est si intense et si diverse et où ce genre de publicité serait possible ?



L’aventure se poursuit demain !

Bonne journée à tous…

lundi 7 avril 2008

Mardi 8 avril 2008

40° à l’ombre et des sueurs froides…

Plutôt que de maladroitement tenter de vous résumer notre fantastique première journée à Mumbai/Bombay, je vous propose de voir comment transformer un simple déplacement à travers la ville en moment « différent » grâce à 2 chauffeurs de rickshaws qui ont décidé de nous montrer que ce n’est pas par hasard si cette année une équipe de Formule 1 s’appelle « Force India ».

Les garçons ont beaucoup apprécié, nous aussi, maintenant que c’est terminé !

Vidéo - Petite fenêtre



Vidéo - Grande fenêtre



Si toute la semaine se passe à ce rythme, il nous en faudra quelques unes pour nous remettre à notre retour…

Mais c’est merveilleux !

Bonne journée, à demain pour des photos qui…

dimanche 6 avril 2008

Lundi 7 avril 2008

Nous y sommes !

Notre promenade dominicale a débuté d’étrange manière puisqu’à peine à bord de l’avion qui devait nous mener à Zürich, une annonce nous informait que l’avion avait une panne hydraulique qui risquait d’empêcher son décollage.

5 longues minutes d’attente plus tard, largement suffisantes pour imaginer les conséquences d’une correspondance ratée, un second message affirmait que tout était résolu et nous quittions les rivages méditerranéens ensoleillés et déjà chauds.

Est-ce l’angoisse de la panne qui a généré cette étrange vision ?



Pardonnez-moi, si je remets l’image dans le bon sens, l’effet sera moins spectaculaire mais illustrera quand même très bien le sans-gêne de certains…



Zürich nous a gentiment accueilli avec 2° et des alentours enneigés mais nous n’y sommes pas restés assez longtemps (A peine une heure) pour nous laisser émouvoir. Une passerelle plus tard, nous nous trouvions dans un Airbus A330 dont la mission était de :



Bombay, Mumbai pour nos amis Indiens où nous sommes arrivés tard hier soir, nuit qui explique que les photos seront pour demain…



Un simple mot pour relater l’étonnement de nos cadets lorsque l’atmosphère chaude (30° à 22h30), humide et chargée d’un bouquet d’odeurs chamarrées de la « bonne baie » est parvenue à leurs narines, cette entrée en matière délicate leur a peut-être fait comprendre qu’un autre monde s’apprêtait à se révéler à eux…

Rendez-vous demain, même lieu, même heure, pour un récit autant paternel qu’enthousiaste !

Bonne journée, à demain

P.S : Première et sans doute pas dernière remarque sur la gentillesse naturelle des Indiens, plus spécialement destinée aujourd’hui à l’ami qui est venu nous chercher à l’aéroport et s’est occupé de notre hébergement, votre chaleur humaine est merveilleuse…

Dimanche 6 avril 2008

La plus précieuse des ressources naturelles sera peut-être sauvée par le grand capital !

Nous ne parlons ni de pétrole, ni d’or, encore moins de diamant mais tout simplement d’eau…

Allons encore plus loin, il ne s’agit même pas d’eau potable, pas encore, juste d’eau douce.

L’un des plus grands groupes mondiaux de commerce, le géant Nestlé, vient en effet de s’inquiéter de la pénurie globale d’eau par la voix de son numéro 1, Peter Brabeck !

Ce dernier vient d’expliquer que l’eau est la matière première la plus importante pour l’agriculture et que la production de carburants biologiques met gravement en péril les cultures destinées à l’alimentation…

A l’appui de sa démonstration, il a cité un chiffre qui peut sembler erroné lorsqu’on l’entend pour la première fois, tant il est hors de toute proportion, et pourtant… selon Peter Brabeck, la fabrication d’un seul litre de biocarburant requiert 9'100 litres d’eau !

Mais le patron de Nestlé va plus loin en affirmant que les ressources renouvelables ne suffisent plus et que nous avons déjà commencé à pomper les réserves fossiles…



Après la pollution, le réchauffement climatique et autres hypothèques plus que lourdes prises sur l’avenir de nos enfants et petits-enfants, voilà que nous avons trouvé le moyen que toutes ces horreurs ne les affectent pas en tuant l’avenir en les privant tout simplement de ce qui nous compose aux 2 tiers...

L’eau !

Alors, si pour une fois les inquiétudes du grand capital pouvaient servir la planète et ses habitants, quelle magnifique surprise ce serait…



Et quel retour de bâton pour ceux qui ont tant pillé le bien commun et s’en inquiètent aujourd’hui…

Bon dimanche et à demain loin d’ici !

samedi 5 avril 2008

Samedi 5 avril 2008

Les choses les plus simples…

…sont les meilleures !

Que pensez-vous de ceci comme illustration !



Dans tous les cas, merci à « CyberDodo, le Défenseur de la Vie » pour cette semaine passée en sa proche compagnie.

Je connaissais son potentiel mais il m’en a montré une facette supplémentaire qui m’a profondément réjoui et donné encore plus confiance dans l’avenir, quelque chose me dit que nous en reparlerons bientôt…



Bon, comme annoncé, les affaires de la valise « Paris » doivent à présent partir en section nettoyage pendant que la valise « M » ou « B » (Le nom peut varier) attend, tel l’ogre de la fable, d’ingurgiter les siennes.

Je m’en occupe de ce pas non sans vous signaler que nous tenons peut-être – enfin – une piste sérieuse pour mon souci de santé mais le rendez-vous avec l’équipe de spécialistes qui s’occupe de ces « affections » n’aura lieu que dans une dizaine de jours.

Après 6 mois à me poser beaucoup de questions, cela ne changera plus rien d’attendre jusque là, surtout que notre environnement sera suffisamment différent pour que mon esprit soit bien occupé…

Je vous souhaite une excellente journée.

A demain !

vendredi 4 avril 2008

Vendredi 4 avril 2008

Vive le retour pour repartir…

J’avoue que si les voyages forment la jeunesse, disons-le simplement, directement, ils n’ont plus aucun intérêt pour moi lorsque je suis seul, preuve de vieillissement ?!

Ma précédente carrière en Architecture m’ayant comblé pour ce qui était des promenades autour du globe, je ne les conçois plus qu’en couple ou en famille afin de partager, maître mot de mon harmonie intérieure.

Je serai – enfin – de retour auprès des miens ce soir après une trop longue semaine sans eux, dire que je me réjouis trahirait presque le sentiment qui m’habite ; cette impatience étouffante redevenant pour le coup plus que juvénile…

A peine de retour, il s’agira de jeter quelques affaires dans une valise pour repartir à quelques 7’000 kilomètres de Paris pour faire découvrir à 3 de nos garçons la réalité d’un pays très différent de nos contrées européennes.

Ces perspectives successives me remplissent de joie, les retrouver tout d’abord et surtout, puis être à leurs côtés lorsque leurs yeux s’ouvriront sur un autre coin de planète, guider leurs pas dans cette réalité qu’ils ne savent pas encore être celle de millions de leurs semblables est une chance merveilleuse.

Comme l’est celle de vivre ces moments en tenant la main de ma belle qui me manque beaucoup à l’instant où j’écris ces lignes, comme à chaque minute depuis que nous nous sommes quittés en début de semaine.



Ce dernier paragraphe me rappelle qu’il n’y a pas longtemps, j’ai rencontré quelqu’un qui vient lire ce journal régulièrement et qui m’a demandé si je n’étais pas gêné de parler de mes sentiments intimes dans un espace comme Internet qui, par nature, ne connaît aucune confidentialité.

Je l’ai sans doute étonné en répondant que, non seulement, cela ne me posait aucune difficulté mais qu’au contraire, j’en étais très fier, vraiment très fier.

Dire, crier, hurler à ceux que l’on aime, la force et la joie de cet amour est, à mes modestes yeux, une absolue nécessité, un fragment d’éternité que le plus beau des sentiments nous offre, un tel cadeau ni ne se refuse, ni ne se dédaigne.

Plus que quelques heures et je pourrais le leur dire en les prenant dans mes bras, qu’il va être long ce vendredi ! (Surtout qu’il est minuit et demi lorsque j’écris cette chronique…)

Bonne journée, n’oubliez pas de dire : « Je t’aime » et à demain

P.S : Merci pour vos commentaires d’hier, j’ai beaucoup apprécié l’échange qui s’est instauré entre vous, entre nous…

mercredi 2 avril 2008

Jeudi 3 avril 2008

Un cycle moderne !

Passant quelques jours à Paris en compagnie de mon ami « CyberDodo, le Défenseur de la Vie », l’occasion m’est régulièrement donnée de mesurer les effets du stress auquel sont soumis de nombreux habitants de la capitale française.

Citons un trafic automobile intense qui oblige les banlieusards au choix difficile de passer des heures, soit dans des transports en commun où ils vont avoir beaucoup mais alors beaucoup « d’amis », soit dans des bouchons systématiques où les gaz d’échappement seront nettement plus volatils qu’eux…

Poursuivons par la « rudesse » des rapports humains qui enferme tant de citadins dans leur « bulle », parfaitement étanche aux autres et à leurs besoins.

Evoquons rapidement l’environnement, je parle de l’espace urbain pas de l’autre qui n’existe vraiment que dans les tracts électoraux et l’élection est à présent terminée… pour remarquer que certains quartiers n’ont pas l’homme comme mesure…



Ceci explique sans doute que beaucoup de personnes ici et dans les mégalopoles miroirs parlent de pression et ne connaissent comme sortie que la… dépression !

Pression ==> dépression, un cycle moderne qui ne m’était pas apparu avec autant d’évidence avant ces derniers jours, j’arrête ici pour ne pas poser la question qui fâche…

Celle de l’intérêt pour l’homme de cette « évolution » ?

D’accord, cette chronique est bien sombre… elle est à l’image, non de mon cœur qui est joyeux, mais des gens qui m’entourent et du ciel qui me surplombe !

Bonne journée ensoleillée quand même et à demain

mardi 1 avril 2008

Mercredi 2 avril 2008

Merci Arte… et honte aux dirigeants chinois mais pas seulement !

Hier soir, Arte a rediffusé le documentaire de Ludovic Segarra « Le Tibet, histoire d’une tragédie » ; rediffusé parce que ce travail bouleversant date déjà de 2004 mais les événements actuels ont gommé ces 4 années, les violences décrites, dénoncées, sont toujours les mêmes, toujours aussi odieuses et inconcevables lorsqu’on les mesure à l’aune des 100 vies qui viennent d’être perdues.

Au nom de quel impérialisme ?

De quelle dictature ?

Pourquoi le monde civilisé (Ou se prétendant comme tel…) accepte-t-il que 6 millions de Tibétains soient sous le joug d’un pays qui ne respecte pas leurs droits les plus fondamentaux ?

Pourquoi ?

Et si la réponse était à rechercher non sur les hauts plateaux mais bien en Chine !

Ceci pour une raison toute simple, imaginons la communauté internationale pesant de tout son poids pour que le Tibet retrouve sa liberté, je suis convaincu que cela fonctionnerait rapidement, très rapidement, car si l’on entend toujours parler de l’immense marché chinois pour les entreprises occidentales, à l’heure actuelle il faudrait surtout parler des fournisseurs chinois…

Nous leur achetons beaucoup plus que nous ne sommes capables de leur vendre, c’est un fait incontestable.

Donc, pression internationale = libération du Tibet, quelle serait la suite ?

Une simple question : pourquoi la démocratie devrait-elle s’exercer en altitude et pas ailleurs, par exemple en Chine ?

Serait-ce dès lors fou de craindre que le large « consensus mou » observé entre les gouvernements au sujet du Tibet ne soit que la démonstration de leur inflexible volonté de pérenniser ce modèle économique ultralibéral qui asphyxie la planète et tue ses habitants ?

Plus ou moins rapidement en fonction de leur nationalité…

Si vous avez 5 minutes, pensez-y et notez que le reportage « Le Tibet, histoire d’une tragédie » sera à nouveau visible sur Arte, le 4 avril à 9h55 et le 16 à 5h00 ; 52 minutes pour constater que tout est clair et qu’il nous faut arrêter de croire certaines fadaises.

100 Tibétains viennent de payer de leurs vies notre prise de conscience… (A venir !)

A demain