jeudi 31 juillet 2008
Jeudi 31 juillet 2008
Par Manuel Martin, jeudi 31 juillet 2008 à 03:57 :: General
Dormir, rêver peut-être ? Se reposer, certainement !
Une question me tarabuste depuis longtemps, pourquoi l’exercice du sommeil est-il si aisé pour l’immense majorité de la population terrestre et si ardu pour moi ?
Les nuits s’enchaînent les unes aux autres mais la réponse n’apparaît pas…
Oh, il n’y a pas que des désavantages au fait de ne fermer les yeux que 3 ou 4 heures par 24 heures car lorsque le soleil se lève (Fainéant !), j’ai déjà abattu la moitié d’une journée de travail standard et cela n’étonne même plus personne.
Il est de notoriété publique que je n’aurais pas besoin de beaucoup d’heures de sommeil ( ?!), alors ce rythme d’activités est entré dans les mœurs, on peut me demander de respecter des délais de réponse, de production de document, de réflexion, de création, qui feraient rire un quidam standard et mourir d’apoplexie un fonctionnaire respectueux de son environnement et de ses droits.
Mourir…
Il est vrai que de temps à autre, une pointe d’inquiétude perce la carapace inaltérable du héros domestique… et si cette exigence avait des conséquences néfastes sur ce qui serait – paraît-il - une si parfaite machine ?
En dormant si peu, j’ai certainement « profité » au même âge d’un tiers de vie éveillée en plus que la moyenne mais il est hors de question que cela se traduise finalement par un tiers de vie en moins.
Il faudra que je pense à dire à tous ceux qui m’entourent que pendant qu’ils dorment si bien, il m’arrive de les envier et de rêver de posséder aussi cette capacité d’arrêter son cerveau en fermant les paupières, comme les devantures d’un magasin qui totalement oublieux de ce qui l’entoure ne rouvrira qu’à telle heure demain matin.
Je suis heureusement ou malheureusement locataire d’un cerveau qui ne s’arrête presque jamais, obsédé qu’il est par la marche du monde et la modeste contribution que ce fou imagine devoir lui apporter.
Mais, j’ai des compensations…
Je viens de regarder dormir ma femme pendant presque une heure puis je suis allé admirer mes cadets, si paisibles, si beaux, et même mes aînés, déjà presque hommes, qui seraient sans doute étonnés de savoir que pour un père un enfant ne grandit jamais vraiment et que les fièvres d’antan creusent pour toujours des sillons d’inquiétude qui pourraient ressembler à des rides d’amour.
J’arrête ici, il sera bientôt 4 heures, il faut que j’en rajoute 2 à mon compteur de repos personnel pour imiter ce chiffre car la journée à venir va être longue et je dois être en forme.
Car, croyez-le ou pas, il m’arrive d’oublier que je n’ai pas besoin de sommeil !
Bonne journée à tous, à demain…
P.S: Une bonne âme m'a fait remarquer ce matin que cette chronique était bien triste, ce qui n'était pas mon intention...
Ceci d'autant plus que je ne suis jamais seul dans mes travaux nocturnes, la preuve :
Il m'est agréable de conclure ce mois de juillet sur elle...








